octobre 29, 2020

Dream House

DreamHouse-affiche

De : Jim Sheridan

Avec Daniel Craig, Naomi Watts, Rachel Weisz

Année : 2011

Pays : Etats-Unis

Genre : Thriller

Résumé :

Editeur à succès, Will Atenton quitte son emploi à New York pour déménager avec sa femme et ses enfants dans une ville pittoresque de Nouvelle Angleterre. En s’installant, ils découvrent que leur maison de rêve a été le théâtre du meurtre d’une mère et ses deux enfants. Toute la ville pense que l’auteur n’est autre que le père qui a survécu aux siens.

 

 

Avis :

Il y a de bonnes bandes-annonces, et il y a de mauvaises bandes-annonces. Si certaines font vraiment envie, d’autres laissent présager du pire. Avec Dream House, le constat est tout autre. En effet, la bande-annonce faisait envie, mais elle racontait tout le film, dont le twist final. Comment peut-on par la suite adhérer à ce film dont le thème est dévoilé et dont l’histoire ne comporte que peu d’intérêt ? Bien évidemment, le spectateur va être en attente d’un autre retournement de situation, d’un second sursaut après que le premier fut dévoilé de partout sur le net via une BA maladroite. Mais cette attente sera-t-elle récompensée ? La réponse est non, et je vais vous expliquer tout ça. Alors comment un film doté d’un casting aussi fort et d’un réalisateur plutôt intimiste se voit-il aussi raté ? Quelles sont les raisons qui font que ce film est mauvais ? Entrerez-vous dans la maison de vos rêves ?

Il y a des scénarios qui sont relativement ou qui exploitent une idée qui aurait pu prendre des proportions très intéressantes. Seulement, Dream House fait partie de ces films à twist où un retournement de situation inattendu se produit et subjugue le spectateur. Par exemple, dans ce métrage, on va suivre un homme qui décide de quitter son boulot et de rejoindre sa famille dans sa nouvelle maison. Seulement, il se passe des choses pas très claires autour de la baraque comme des squatteurs sataniques dans la cave, un homme qui rôde autour de la maison ou encore une voisine quelque peu curieuse et pas farouche. Bien évidemment, on se doute qu’il se passe quelque chose de louche, que quelque chose ne tourne pas rond, mais si vous avez vu la bande-annonce, vous savez en fait que ce bon vieux héros que l’on suit ne peut pas vivre avec sa famille puisqu’il l’a soi-disant buté tout le monde, et que tout cela se passe dans sa tête. Heureusement que la voisine est là pour le croire incapable d’avoir commis ces forfaits. Il va s’ensuivre une sorte de quête de la vérité qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe et une fin qui demeure ridicule. Jim Sheridan, le réalisateur, a réussi à massacrer le film sur une fin insipide, improbable et surtout, d’une naïveté incroyable. Du coup, on ne croit pas une seule seconde à ce qu’il se passe et surtout à la vérité finale. Cependant, tout n’est pas mauvais dans le film. Posant une ambiance sereine et agréable au début du film, on sent l’atmosphère devenir de plus en plus sombre au fur et à mesure et des questions se poseront à nous lors des différents problèmes rencontrés. Cette atmosphère assez lourde est renforcée par une neige et un froid omniprésent qui donne une sensation d’isolement assez forte. Seulement, tout se délite très rapidement, à cause sans aucun doute, de l’enquête de notre héros, qui se révèle assez vaine et qui pourtant lui donne des réponses. Le passage de la découverte de son identité est complètement fourvoyé par une mise en scène fade et on ne ressent pas la moindre émotion dans tout cela. C’est bien dommage.

dream-house

Papa, c’est lui qui me regardait faire pipi, il a dit qu’il s’appelait Marc et qu’il venait du trou !

J’en viens à me demander comment un trio d’acteurs aussi solides est venu se fourvoyer dans un film comme celui-ci. Cela dit, sur le papier, le film pouvait avoir l’air sympathique, mais il faut avouer que l’on descend vite de son nuage. Daniel Craig joue le père de famille à la double identité. N’étant pas un mauvais acteur, on le sent tout de même plus à l’aise dans un rôle d’espion qui fracasse du nazi que dans le rôle d’un père de famille devenu amnésique. Cela dit, il tient bien son rôle, et reste assez crédible. A ses côtés, on retrouve deux belles actrices, avec en premier Rachel Weisz, qui tient le rôle de la femme défunte de Daniel Craig. Elle joue bien son rôle en ce qui concerne la nunucherie. Toujours auprès de ses filles, toujours en train de faire la tronche, toujours en train de se plaindre, elle tient le rôle le plus pénible. Cela dit, elle le fait relativement bien, mais ne suscité aucun attachement de la part du spectateur. Naomi Watts, l’héroïne de King Kong version Peter Jackson, est de la partie et joue la voisine. Tenant un rôle très mineur au départ, elle prend de l’importance par la suite et devient même le sujet central de la fin. Assez discrète, elle joue assez bien son personnage, même s’il n’est pas d’une profondeur abyssale. Et c’est cela le pire dans le film, c’est que tous les personnages sont d’une simplicité accablante et on dirait vraiment un travail bâclé. Enfin, on retrouve Elias Koteas dans un rôle insipide et très mauvais. Bref, au niveau des acteurs, on peut mieux faire, mais cela est la faute à des personnages fades. Dans ce film, il n’est pas question d’effets spéciaux, ou d’effets gores, seulement d’une fin rebondissante et qui est censée faire baver le spectateur. Mais je suis encore en train de me demander comment on a pu faire avaler cela à des producteurs. Sans vouloir spolier, c’est vraiment du n’importe quoi et la raison des meurtres est juste hallucinante et hors de propos. Et puis alors, l’arrivée magique du fantastique dans un film terre à terre, c’est vraiment le pire du pire.

Au final, Dream House est une réelle déception. La bande-annonce avait déjà spolié une bonne grosse partie du film avec la découverte de la véritable identité du héros, mais en plus, le métrage se fourvoie dans un twist final ridicule et gerbant. Nous prenant pour des imbéciles, la fin met vraiment en colère. Heureusement, l’ambiance un peu délétère ainsi que la présence de trois acteurs talentueux donne un peu de souffle à ce film sans grande ambition. Bref, un film qui promettait beaucoup et qui ne laisse pas grand-chose malgré une idée de départ fort intéressante.

Note : 09/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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