avril 15, 2021

Les Ensorcelés

Titre Original : The Bad and the Beautiful

De: Vincente Minnelli

Avec Kirk Douglas, Walter Pidgeon, Lana Turner, Barry Sullivan

Année: 1953

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame, Romance

Résumé :

Le producteur Harry Pebel convoque dans son bureau Georgia Lorrison, une grande actrice, Fred Amiel, un jeune réalisateur, et James Lee Bartlow, un écrivain. Pebel attend un coup de téléphone de Jonathan Shields. Celui-ci a permis à ces trois personnes d’accéder au rang de star mais s’est parfois mal comporté avec elles. Aujourd’hui en difficulté, il leur demande de l’aider.

Avis :

Vincente Minnelli est un immense réalisateur américain qui a laissé derrière lui des classiques, qui aujourd’hui font encore et toujours briller le cinéma américain. Comment ne pas citer « Un américain à Paris« , « Allons donc Papa !« , « Gigi« , « Tous en scène » ou encore « La vie passionnée de Vincent Van Gogh« . Parmi les acteurs fétiches du réalisateur, Kirk Douglas est dans ceux que le réalisateur a aimé le plus faire tourner, puisqu’ils ont travaillé ensemble sur pas moins de quatre films, « La vie passionnée de Vincent Van Gogh« , « Quinze jours ailleurs« , « Histoire de trois amours » et « Les ensorcelés« , et c’est de ce dernier qu’on va parler aujourd’hui.

Le Festival de Deauville offrant un hommage à l’immense Kirk Douglas, je me suis donc laissé emporter dans les plus belles salles obscures de la ville pour découvrir ces films que je n’avais pas encore vu et si « Le gouffre des chimères » de Billy Wilder est un chef-d’œuvre, je dois dire que je ressors quelque peu déçu de ces « … Ensorcelés« , car même si le film a des qualités indéniables, cette plongée dans l’industrie cinématographique des années 40/50 m’a laissé quelque peu de marbre.

Le producteur Harry Pebel convoque dans son bureau Georgia Lorrison, une grande actrice, Fred Amiel, un jeune réalisateur, et James Lee Bartlow, un écrivain. Pebel attend un coup de téléphone de Jonathan Shields. Celui-ci a permis à ces trois personnes d’accéder au rang de stars, mais s’est parfois mal comporté avec elles. Aujourd’hui en difficulté, il leur demande de l’aider.

Parfois, on s’aventure dans les salles obscures avec la certitude qu’on va passer un grand moment de cinéma, et parfois, l’on ressort de ce moment assez embêté et surtout partagé. Peut-être avons-nous trop fantasmé ce moment ? Peut-être attendions-nous autre chose ? Quoi qu’il en soit, malgré d’immenses qualités, il ne fut pas celui qu’on attendait et l’on ressort avec la sensation désagréable d’être passé à côté de quelque chose et avec le film de Vincente Minnelli, je suis typiquement dans ce cas-là. Car oui, « Les ensorcelés » est très loin d’être un mauvais film. C’est même tout son contraire, que ce soit du côté de l’image que du côté de son intrigue, franchement le film est très bon.

« Les ensorcelés« , c’est un film qui tient très bien son titre, puisqu’il va parler de personnages qui vont être totalement et éperdument ensorcelés par l’industrie d’Hollywood et l’âge d’or, et à travers ces personnages, Vincente Minnelli va dresser une sacrée critique de cette industrie. Doté d’un scénario qui est intéressant, un scénario qui a de la profondeur, détaillant avec précision les relations (toxiques) qu’entretiennent ses personnages, avec ce film, Vincente Minnelli livre une critique acerbe de l’industrie hollywoodienne, peignant ses personnages avec beaucoup nuances, les présentant comme arrivistes, opportunistes, parfois manipulateurs et orgueilleux. Franchement, cette descente dans les coulisses d’Hollywood ne fait pas envie et rien que pour cela, rien que pour ce que le réalisateur dit à travers son film, surtout quand on le replace dans son époque, il est évident que « Les ensorcelés » est à voir.

On ajoutera à cela une mise en scène grandiose qui colle parfaitement à ce que l’on faisait dans ces années-là. Franchement, le film est magnifique, Vincente Minnelli ayant un sens fou du cadre, du dynamisme, du montage, de la photographie, ou encore de la BO. « Les ensorcelés« , c’est du très beau cinéma.

Et que dire de ces acteurs, entre Kirk Douglas en producteur quelque peu véreux, Lana Turner qui est magique, Walter Pidgeon, Barry Sullivan… Franchement, tous crèvent l’écran. Mais voilà, comme je le disais plus haut, j’ai la sensation désagréable d’être passé à côté de quelque chose, car malgré tous ces ingrédients qui auraient dû m’emporter sur les routes du mot chef-d’œuvre, et bien cette histoire, plus que le film en lui-même, m’a laissé de marbre. Il y a quelque chose qui fait que je ne suis pas rentré dedans et je n’ai pas été touché par ces personnages. Et les conséquences de tout ça, c’est que je suis retrouvé devant un film qui s’est fait long et c’est bien dommage.

« Les ensorcelés » ne fut pas le moment incroyable qu’il devait forcément être. « Les ensorcelés » ne m’a pas séduit et je vais avouer que je suis resté sur le côté à regarder le film passer et c’est vraiment dommage et agaçant cette sensation-là, car tout ou presque est très grand, terrible, et tout simplement excellent. Malgré la déception et malgré l’ennui ressenti, je ne peux que vous conseiller de voir ces « … ensorcelés » de Vincente Minnelli, car il risque de vous faire passer un bon, voir même très bon, moment de cinéma.

Note : 12/20

Par Cinéted

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