décembre 4, 2020

Hanezu, l’Esprit des Montagnes

Titre Original : Hanezu no Tsuki

De : Naomi Kawase

Avec Tota Komizu, Hako Oshima, Tetsuya Akikawa, Kiki Kirin

Année : 2012

Pays : Japon

Genre : Drame

Résumé :

Dans la région d’Asuka, berceau du Japon, Takumi mène une double vie : tranquille avec Tetsuya son mari, passionnée avec son amant Kayoko, sculpteur qui lui fait découvrir les plaisirs simples de la nature. Takumi apprend qu’elle est enceinte. L’arrivée de cet enfant est l’occasion pour chacun de prolonger son histoire familiale et ses rêves inassouvis. Mais bientôt, Takumi devra choisir avec qui elle veut faire sa vie. Comme au temps des Dieux qui habitaient les trois montagnes environnantes, la confrontation est inévitable.

Avis :

J’ai découvert le cinéma de Naomi Kawase en 2016 avec ce qui est un petit chef d’œuvre, « Les délices de Tokyo« . Soufflé par tant de poésie, de beauté et d’émotion, je suis donc parti à la découverte du cinéma de la cinéaste et chaque film sur lequel je me suis arrêté fut un très joli moment de cinéma. De « Voyage à Yoshino » à « Vers la lumière« , en passant par « Still Water« , sans oublier son premier film « Suzaku« , tous furent teintés de poésie, d’humanité et d’émotions.

Alors forcément, avec un tel constat, dès que j’ai la possibilité de voir un nouveau film de la réalisatrice, je saute sur l’occasion et voici donc que je me lance dans « Hanezu, l’esprit de la montagne« . Franchement, avec un titre pareil, je voyais déjà l’œuvre poétique pile comme la réalisatrice sait faire et finalement, qu’elle ne fut pas ma très grande déception de découvrir un film soporifique où il ne se passe pas grand-chose, voire rien du tout. Si « Hanezu … », comme toujours chez Naomi Kawase, est sublimement filmé, il est dommage que la cinéaste n’ait pas su quoi raconter et qu’elle nous ait entraîné dans un film où l’on peine à comprendre ce qu’elle veut nous raconter.

Dans la région d’Asuka, berceau du Japon, Takumi mène une double vie : tranquille avec Tetsuya son mari, passionné avec son amant Kayoko, sculpteur qui lui fait découvrir les plaisirs simples de la nature. Takumi apprend qu’elle est enceinte. L’arrivée de cet enfant est l’occasion pour chacun de prolonger son histoire familiale et ses rêves inassouvis. Mais bientôt, Takumi devra choisir avec qui elle veut faire sa vie. Comme au temps des Dieux qui habitaient les trois montagnes environnantes, la confrontation est inévitable.

Ce soir-là, j’avais envie de poésie, j’avais envie de m’arrêter sur un film qui me transporterait, qui me ferait voyager et qui me ferait découvrir une autre culture, une autre vie et la région d’Asuka, filmée par la talentueuse Naomi Kawase avait l’air d’avoir bien des ingrédients pour m’offrir ce moment-là. Manque de pot, « Hanezu, l’esprit de la montagne » va être à mille lieues de cette idée-là, et je me suis retrouvé piégé devant un film qui à force d’étirer son intrigue incompréhensible, ne m’a jamais touché ni émerveillé.

« Hanezu, l’esprit de la montagne« , c’est une expérience de cinéma assez douloureuse dans le sens où l’on peine à comprendre de quoi Naomi Kawase veut nous parler. Si son intrigue peut être simple sur le papier, une fois transposée à l’écran, Naomi Kawase étire son film à chaque scène, au point que ces dernières finissent par ne plus rien raconter du tout. Ce qui aurait été simple, ce qui aurait pu donner naissance à une belle histoire, surtout chez la cinéaste, finit par se poser une sorte de caricature insupportable du cinéma d’auteur japonais. À force d’étirer son film, ce dernier devient épuisant et comme on peine à suivre l’intrigue (sans s’endormir), les minutes deviennent des heures et l’on finit tristement par attendre le générique avec une impatience folle.

Ce constat et cette sensation de ne rien piger est d’autant dommage car « Hanezu, l’esprit de la montagne« , visuellement parlant, est un très beau film. Naomi Kawase a le sens du cadre, de la photographie et elle sait comment visuellement (encore une fois) magnifier ses personnages et ses acteurs, mais face à toute cette beauté, il y a ces longueurs, et ces caméras qui parfois bougent tellement qu’on peine sur certaines scènes.

Du côté de ses comédiens, le résultat est là aussi assez frustrant, car Naomi Kawase s’est très bien entourée, Tota Komizu, Hako Oshima, Tetsuya Akikawa, Kirin Kiki, mais malgré le talent, ils n’ont rien à jouer et ils se débrouillent avec peu, ce qui fait qu’aucun d’eux n’est touchant, et même attachant. C’est vraiment dommage.

Constat déchirant, « Hanezu, l’esprit de la montagne » est bien plus qu’une grosse déception. S’il y a de la poésie qui se dégage des images de la réalisatrice, c’est bien tout ce qu’on pourra lui trouver, car pour le reste, Naomi Kawase nous entraîne dans un film interminable devant lequel il faut s’accrocher pour ne pas s’endormir et au-delà de ça, pour y comprendre quelque chose… Bref, je le dis redis, ce constat est déchirant !

Note : 07/20

Par Cinéted

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