octobre 24, 2020

Pandora

De : Jong-Woo Park

Avec Nam-Gil Kim, Jin-Yeong Jeong, Yeong-ae Kim, Jung-Hee Moon

Année: 2017

Pays: Corée du Sud

Genre: Catastrophe

Résumé:

Quand un séisme dévaste un village coréen ou une centrale nucléaire est en activité malgré sa vétusté, un homme risque sa vie pour sauver le pays du désastre annoncé.

Avis:

Park Jong-woo est un réalisateur sud-coréen qui s’est tout d’abord fait connaître en tant que scénariste. On peut même dire qu’en Corée, Park Jong-woo est un scénariste star, ayant travaillé sur des films qui ont été de sacrés cartons dans son pays. Après plusieurs années à avoir écrit pour les autres, Park Jong-woo passe à la réalisation en 2016 avec « Pandora« . La Corée produisant beaucoup de films et tous n’arrivant bien évidemment pas jusque chez nous, c’est sur Netflix quelques mois après sa sortie en Corée, que « Pandora » arrivera chez nous.

Le cinéma coréen a le sens du spectacle et depuis quelques années même, on peut dire que nos amis coréens s’imposent de plus en plus sur la scène internationale. Ne pouvant trouver une sortie en salle, c’est donc sur la plateforme Netflix que « Pandora« , premier film de Park Jong-woo débarque et s’il est bien dommage qu’on ne puisse découvrir le film dans les meilleures conditions, on peut dire que le spectacle est bel et bien là, et que le réalisateur, pour son premier essai, a sorti de quoi nous convaincre, et même « un peu trop » nous toucher.

Une petite ville de Corée du Sud vit beaucoup grâce aux emplois que lui donne la centrale nucléaire pas de loin de là. Jae-hyeok, la trentaine, travaille à la centrale, même si elle déteste profondément celle-ci, car cette dernière a coûté la vie à son père et son frère. Jae-hyeok rêve d’autre chose et d’ailleurs, mais pour l’instant, il se contente de ce qu’il a et de ce qu’il fait, faute de mieux. Un matin comme un autre, un séisme de forte magnitude frappe le sud de la Corée et provoque des dégâts sur la centrale. Des dégâts qui vont bientôt voir naître une catastrophe comme jamais le monde n’en avait encore connu.

Ce qu’il y a de bien avec Netflix, c’est que ce dernier est une petite ouverture sur le monde, nous offrant des films qui auraient pu arriver dans nos salles, mais faute de distributeurs ou d’embouteillages dans les salles, ne peuvent arriver jusqu’à chez nous. Dès lors, si on fait fi de l’algorithme de la plateforme et qu’on fouille cette dernière, on peut donc trouver pas mal de films qui viennent d’Inde, d’Espagne ou encore d’Asie, et sur la plateforme les films coréens ne sont pas en reste.

Parmi les films à gros budget coréen, il y a donc ce « Pandora« , premier film de Park Jong-woo, qui s’arrête sur une catastrophe nucléaire et au vu de la qualité du cinéma coréen, il est vrai que « Pandora » piquait bien notre curiosité et l’on a bien fait de s’arrêter sur ce film catastrophe. Alors attention, « Pandora » est très loin d’être un chef-d’œuvre ou même un grand moment de cinéma, mais malgré cela, ça reste un divertissement tout à fait honorable, qui se trouve être en plus de ça un véritable plaisir.

« Pandora« , dans ses grandes lignes, est un film catastrophe comme on en a déjà vu énormément. Park Jong-woo ne nous offre pas vraiment de grandes surprises, nous plongeant dans un récit tout ce qu’il y a de plus classique, pour ne pas dire de plus cliché, tant le réalisateur coche dans un sens chacune des cases d’un possible cahier des charges du genre. Ainsi, au menu, on trouvera les incontournables héros incompris, lanceur d’alerte que personne n’écoute, magouille politicienne à but capitaliste. On trouvera aussi la famille décimée et divisée à cause des décisions des uns et des autres. On trouvera aussi les actes de bravoure et les sacrifices qui vont avec… Bref, comme je le disais, s’il existait un cahier des charges, « Pandora » remplierait assurément chacune de ses cases.

Et pourtant, malgré le côté déjà vu et malgré les clichés, le film de Park Jong-woo est tout ce qu’il y a de plus efficace. En fait, on se rend compte que plus cette intrigue avance, plus on apprend à connaître ses personnages et plus le réalisateur arrive sans mal à nous capturer et comme ses personnages sont très attachants, c’est encore une fois sans mal qu’il nous entraîne vers ce final, qui certes en fera trop, mais il restera quand même extrêmement émouvant.

Si l’intérêt et l’émotion sont présents à l’écran, il faut aussi compter sur la mise en scène de Park Jong-woo qui arrive très bien à tenir son film. Si parfois le film respire le fond vert à plein nez, il faut lui laisser le fait d’avoir un très bon rythme, un bon sens de l’action, du drame et de la catastrophe. Park Jong-woo mélange très bien les genres, et le montage fait la part belle à ses personnages, qui même pour les moins importants, arrive néanmoins à se faire intéressants et surtout touchants. Après, comme je le disais plus haut, il est vrai que parfois le film a tendance dans ses derniers instants à faire une trop grande part à l’émotion.

Mais qu’importe au final, car on quitte « Pandora » avec la sensation d’avoir passé un bon moment de cinéma, qui entre trop d’émotion et personnages attachants, aurait mérité qu’on le découvre sur grand écran. Bref, le spectacle est là, la mise en scène tient son rythme et son divertissement, les acteurs sont bons, les personnages sympathique et Nam-Gil Kim, l’acteur principal, est parfait. Le scénario même s’il est cliché, assure et le message est intéressant, alors entre défauts et qualités, « Pandora« , premier film de Park Jong-woo, est un bon premier film.

Note : 14/20

Par Cinéted

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