octobre 21, 2020

The Nest

De : Sean Durkin

Avec Jude Law, Carrie Coon, Charlie Shotwell, Oona Roche

Année: 2020

Pays: Canada, Angleterre

Genre: Drame, Thriller

Résumé :

Dans les années 1980, Rory, un ancien courtier devenu un ambitieux entrepreneur, convainc Allison, son épouse américaine, et leurs deux enfants de quitter le confort d’une banlieue cossue des États-Unis pour s’installer en Angleterre, son pays de naissance. Persuadé d’y faire fortune, Rory loue un vieux manoir en pleine campagne où sa femme pourra continuer à monter à cheval. Mais l’espoir d’un lucratif nouveau départ s’évanouit rapidement et l’isolement fissure peu à peu l’équilibre familial…

Avis :

Réalisateur canadien, Sean Durkin a fait une entrée très remarquée dans le milieu du cinéma, puisqu’en 2012, il rafle le prix du meilleur réalisateur au Festival de Sundance pour son premier film, le très bon « Martha Marcy May Marlène« . Avec sa maison de production qu’il a monté en 2003, Bordeline Film, il propose « Afterschool« , le premier film d’Antonio Campos, « Two Gates of Sleep » d’Alistair Banks Grif­fin et le très remarqué « James White » de Josh Mond. Alors qu’il aurait pu revenir sur les grands écrans, c’est à la télévision anglaise qu’on le retrouvera pour la mini-série « Southcliffe« .

Depuis cette minisérie, qui date déjà de 2013, on n’avait plus de nouvelles du réalisateur, et c’est avec surprise qu’on le découvre en compétition au Festival du film Américain de Deauville, avec son second long-métrage « The Nest« . Plaçant sa caméra dans les années 80, pour son deuxième long-métrage, Sean Durkin entraîne Jude Law et Carrie Coon dans un drame long et terriblement bavard. Un drame qui, s’il jouit d’une belle ambiance, demeure cependant assez inintéressant et interminable, ce qui est franchement dommage, car « The Nest » réunissait en sein pas mal d’ingrédients pour être un bon cru. Mais rien n’y fera, on restera en dehors de cette réflexion sur l’argent, les valeurs et le paraître.

Dans les années 80, Rory, un ancien courtier devenu un ambitieux entrepreneur, convainc Alli­son, son épouse américaine, et leurs deux enfants, de quitter le confort d’une banlieue cossue des Etats-Unis pour s’installer en Angleterre, son pays de naissance. Per­sua­dé d’y faire fortune, Rory loue un vieux manoir en pleine campagne où sa femme pourra continuer à monter à cheval. Mais l’espoir d’un lucratif nouveau départ s’évanouit rapidement et l’isolement fissure peu à peu l’équilibre familial…

Il y a sept ans de cela, Sean Durkin nous entraînait dans l’enfermement d’une secte américaine, pour un film sombre dont on se souvient encore. D’emblée, le nom de Durkin a attisé notre curiosité, et les attentes sont bel et bien là. De retour sur les écrans, il était plaisant de voir le réalisateur s’embarquer dans un drame qui se centrait sur une famille, et franchement entre son intrigue, son casting et le talent de son metteur en scène, il est très frustrant de se retrouver devant un film comme « The Nest« .

On pourra saluer le talent de Sean Durkin pour livrer des œuvres qui ont des ambiances lourdes, qui savent prendre d’emblée le spectateur. On pourra saluer aussi la plongée intéressante dans les années 80 et une plongée assez loin de ce que l’on a l’habitude de voir. On pourra saluer aussi les intentions du réalisateur qui s’intéresse à un sujet peu commun, le paraître, cette envie d’être riche, de paraître riche, d’avoir un train de vie qui n’est pas le bon dans l’espoir d’un avenir radieux, bref, autant de sujets en un seul film qui sont intéressants et bons, du moins sur le papier.

On saluera aussi ses acteurs qui sont impeccables, notamment Carrie Coon, qui est même assez impressionnante. Puis Jude Law est très beau dans la peau de cet homme très prétentieux, qui finalement se retrouve dépassé par lui-même.

Mais malheureusement, la somme de tout ceci n’arrive pas égaler l’ennui qu’on ressent face à cette intrigue qui, dans une très grosse partie d’elle-même, est plate, confuse, agaçante parfois et donne une sensation de vide. En fait, on reste coincé devant « The Nest » avec l’espoir que son intrigue nous entraîne enfin et même si ce sera bel et bien le cas, vers la fin, quand le réalisateur ira dans le fond, dans ce désir fou d’apparaître aux yeux des autres comme riche, le mal est déjà fait rien ne nous aura sauvés de l’ennui, des minutes interminables qui ont défilé les unes à la suite des autres.

Ce deuxième film pour Sean Durkin est une donc une belle déception. Il y a des idées, les intentions sont là, l’ambiance est travaillée, et les acteurs sont bons, mais malheureusement, ça n’aura pas suffi et l’on est passé totalement à côté de « The Nest » qui ne fut qu’ennui et attente. C’est vraiment dommage.

Note : 08/20

Par Cinéted

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