octobre 30, 2020

Flyin’ Goblin

Fiche Technique :

Création : Corentin Lebrat et Théo Rivière

Illustrations : Tomasz Larek

Joueurs : 2 à 4

Durée : 30 minutes

Type/public : Adresse, Gestion/Famille

Age : 8 ans

Mécaniques : Catapultage, recrutement, construction

Première parution : 2020

But du Jeu :

Déployez les catapultes ! L’armée Gobeline attaque le château ! Montrez à vos adversaires que votre clan est le plus digne de représenter les forces gobelines volantes !

Règles :

Au début du jeu, chaque joueur va avoir devant lui une catapulte, deux gobelins et une plaque qui symbolise le camp gobelin, sur lequel il place trois soldats, un chef, deux voleurs ainsi que les quatre parties de son totem. Au centre de la table se trouve la boîte de jeu qui représente le château avec treize salles qui octroient divers bonus ou malus, ainsi que le roi qui est représenté par un meeple spécifique.

En même temps, les joueurs vont propulser leurs gobelins dans le château afin d’atteindre les pièces du château. Le premier joueur qui a propulsé tous ses gobelins doit dire qu’il a terminé son tour et les autres joueurs n’ont plus droit qu’à un seul tir. Les gobelins qui tombent devant le château (c’est-à-dire que le joueur n’a pas appuyé assez fort sur sa catapulte) ont le droit d’être repris pour être relancé. Les gobelins qui sont passés au-dessus du château sont par contre perdus pour le tour et ne rapportent rien. Une fois que tout le monde a terminé de balancer ses gobelins, on va les ramasser les uns après les autres et effectuer les effets des cases.

Les effets des cases sont divers et variés. On peut gagner une ou deux pièces, on peut gagner un diamant, comme on peut en perdre un, on peut faire tourner le château, on peut effectuer un recrutement supplémentaire (on verra ce que cela veut dire après), on peut faire des échanges de pièces contre des diamants ou échanger des diamants contre des pièces, on peut aussi voler un diamant à un autre joueur. Celui qui fait tomber le roi gagne immédiatement cinq diamants et le repose ensuite sur la case de son choix. Une fois cette étape terminée, on passe à la phase des achats.

Sur son camp, on a plusieurs factions que l’on peut acheter. Les prix sont indiqués sur les emplacements. Ainsi, on peut recruter un gobelin supplémentaire, ou le chef gobelin, qui est un meeple plus gros, ou encore un voleur qui se placera sur une des tuiles du château et qui rapportera un diamant supplémentaire à chaque fin de tour s’il n’est pas dégommé par un adversaire (ou soi-même si l’on est maladroit). On peut aussi acheter une structure de son totem qui se décompose en quatre parties distinctes. On place alors la partie achetée sur une des tuiles du château et on l’expose aux autres joueurs. Une fois les achats effectués, on repasse à une phase de catapultage et ainsi de suite.

Le joueur qui cumule 25 diamants à la fin d’une phase de catapultage gagne la partie, ou si un joueur à construit son totem en entier et que ce dernier survit à un dernier assaut, alors le joueur est déclaré vainqueur.

Avis :

Flyin‘ Goblin est un jeu qui mélange de façon assez habile la chance et la stratégie, en alliant le tout avec un enrobage plutôt rigolo. Difficile de ne pas évoquer la délirante BD Goblin‘s par Corentin Martinage et Tristan Roulot, tant les thématiques autour du gobelin débile se tutoient. Dans ce jeu, édité par Iello, il faut donc catapulter ses troupes dans un château afin de se faire le plus de richesse possible et de construire un totem qui pourra se faire détruire par les autres. Un thème marrant, un jeu un peu bordélique, à l’image des personnages qu’il traite, Flyin‘ Goblin est-il fondamentalement un bon jeu?

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que c’est un jeu familial. En prenant mon exemple personnel, ma fille de six ans y joue et py prend beaucoup de plaisir, même si les tirs de meeple ne sont pas forcément son fort. Néanmoins, on va prendre un malin plaisir à viser les bonnes cases et à détruire soit le roi, soit les constructions des adversaires. Pas de coopération ici, il faut être le premier à construire son totem ou à faire chuter le roi pour gagner le plus de cristaux possible. Et si viser est un plus indéniable, il y a une autre phase qui rentre fortement en jeu, les achats. Bon, c’est vrai qu’il faut tomber dans les bonnes cases pour gagner des pièces, mais au fur et à mesure, on va affiner ses coups et surtout, le jeu n’impose pas une distance par rapport à la boîte, on peut coller sa catapulte au château si cela nous chante. Si l’aspect chance est prégnant dans le jeu, il va falloir faire preuve de stratégie dans le choix de ses achats.

Cette phase est très importante car elle va aiguiller son style de jeu, à savoir faire tomber les pièces adverses et le roi pour toucher un maximum de diamants, ou gagner le plus de pièces possible pour construire rapidement son totem. Ainsi donc, en fonction des pièces que l’on a, on va pouvoir recruter un gobelin supplémentaire par tour (si on a assez de pièces) pour obtenir un jet de plus, ou alors favoriser la construction rapide de son totem pour prendre les autres joueurs de vitesse. Il faudra aussi faire attention aux choix des autres joueurs, qui peuvent faire mal s’ils recrutent rapidement le chef gobelin, une pièce plus grosse, qui double les bonus (et les malus), mais qui est aussi plus destructrice. En bref, malgré le côté chance qui prend beaucoup de place, il y a aussi une part de stratégie à adopter pour gagner plus vite ou empêcher les autres de gagner trop vite.

Comme toujours avec Iello, le rapport qualité/prix est vraiment excellent. Les meeples sont en bois, tout comme les catapultes, la boîte fait office de château et évite toute construction pénible et les petites plaques qui représentent notre camp ont de petits trous pour bien mettre nos gobelins à recruter et nos différentes pièces de totem. Le seul gros reproche que l’on peut faire au matériel, c’est que parfois, le château n’est pas stable, tout comme les tuiles qui représentent le toit et sur lesquelles on doit poser nos totems ou nos voleurs de diamant. Autre gros défaut, d’un point de vue matériel, quand on va chercher les gobelins dans les cases, il faut avoir de petits doigts, sous peine de renverser les tuiles de toit et ce qu’il y a dessus, nous faisant refaire la construction et nous faisant perdre un peu de temps.

Au final, Flyin‘ Goblin est un jeu familial fort plaisant qui allie à merveille la chance avec la stratégie et surtout un côté fun et décomplexé qu’il manque parfois à certains jeux de société. Si on risque de perdre des pièces en éjectant trop fort ses meeples, si certaines parties risquent d’être fortement bordéliques, il n’empêche que le fun est omniprésent et on a souvent envie de revenir à ce style de jeu, pour un petit moment en famille, à balancer des peaux vertes à travers un château.

Note: 15/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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