Ghoul Saison 1

D’Après une Idée de : Patrick Graham

Avec Radhika Apte, Manav Kaul, Mahesh Balraj, Ratnabali Bhattacharjee

Pays : Inde

Nombre d’Episodes : 3

Genre : Horreur

Résumé :

Une nouvelle interrogatrice arrive dans un centre de détention secret et découvre que certains des terroristes qui s’y trouvent ne sont pas de ce monde.

Avis :

Patrick Graham est un écrivain et réalisateur britannique. Après avoir passé presque dix ans à faire des courts-métrages chez lui, en Angleterre, Patrick Graham va faire un choix assez curieux, il va s’expatrier. Alors qu’il aurait pu faire le choix d’aller aux Etats-Unis comme beaucoup de cinéastes anglais, Patrick Graham a fait le choix d’aller en Inde et après un moyen métrage pour la télévision, Patrick Graham a réussi à convaincre et aujourd’hui, il est l’un des seuls réalisateurs, scénaristes, showrunners, producteurs et acteurs anglais à travailler dans l’industrie cinématographique indienne.

Diffusée sur Netflix, « Ghoul » est le premier gros projet de Patrick Graham. Série horrifique qui navigue entre les genres, « Ghoul« , c’est une première saison bien efficace. Partant sur la base de trois épisodes d’une cinquantaine de minutes chacun, « Ghoul » ressemble à un film qu’on aurait coupé en trois parties et le moins que l’on puisse dire, c’est que la série se dévore vite. Avec « Ghoul« , Patrick Graham bouscule un peu l’idée qu’on se fait du cinéma indien, et même si tous les épisodes ne seront pas égaux, cette première proposition du showrunner et réalisateur nous fait passer un petit moment tout sympathique et rien que pour cela, « Ghoul » mérite qu’on s’y intéresse.

Le gouvernement indien lutte expressément contre le terrorisme. Pour cela, le gouvernement a restreint les libertés et les activités. Nida est une jeune femme qui travaille comme inspectrice. Fidèle aux idées de ce gouvernement en qui elle a toute confiance, elle a dénoncé son propre professeur qui donnait des cours d’une matière interdite. Récompensée, Nida est alors mutée dans un centre de détention secret où tous les terroristes y sont placés en garde à vue. C’est dans cette base secrète que la jeune femme va alors découvrir l’impensable et bien plus encore…

Au gré de mes recherches et sur des conseils, je me suis arrêté sur le cas particulier de Patrick Graham et comme ses projets sont disponibles et accessibles, je me suis laissé tenter par son premier, « Ghoul« , une petite série en huis clos qui navigue entre cinéma d’anticipation, cinéma d’horreur et cinéma fantastique et j’en ressors assez charmé.

« Ghoul« , c’est donc trois épisodes, et s’il faut dire que le premier, qui pose les bases, est assez peu prenant, les deux suivants vont aller directement au cœur de l’action, de la tension et de la violence. « Ghoul« , c’est même qu’une montée en tension, c’est une série qui ne demande qu’à exploser au fil de ses épisodes. Patrick Graham gère très bien son ensemble malgré un manque de budget qui parfois se laisse entrevoir. Mais qu’importe, car on se laisse prendre et s’il est vrai que le premier épisode apparaît comme quelconque, il apparaît surtout ainsi si l’on regarde un épisode par-ci par-là, car la série, sur son ensemble et d’une traite, fonctionne très bien. On appréciera aussi l’ensemble de styles que la série traverse, allant du huis clos à la série horrifique qui tient sa petite pression et ses petits effets gores.

Dans ce qu’elle raconte, « Ghoul » est une série qui est plus riche qu’elle n’en a l’air. C’est une série qui a un vrai fond, nous balançant ici dans une société dystopique aux dérives religieuses. Une société prête à commettre des crimes atroces pour lutter contre le terrorisme. Même si on aurait apprécié que le sujet soit plus creusé, « Ghoul » a le mérite de soulever de bonnes questions.

On appréciera aussi que pour nous emmener dans le fantastique et l’horreur, la série s’appuie aussi sur une vieille légende indienne, un folklore qu’on ne connait pas vraiment, et même si ça peut avoir des airs de déjà vu, entre possession, démon et terreur, Patrick Graham rend le tout intéressant.

Enfin, si les personnages, tout comme le fond, auraient mérité d’être plus développés, ils sont tenus par des acteurs qu’on prend plaisir à découvrir, notamment Radhika Apte qui tient toute la série et toutes les interrogations de la série sur ses épaules. À mentionner Manav Kaul dans la peau de l’officier directeur du centre, qui tient un rôle très intéressant.

Avec « Ghoul« , cette nouvelle plongée dans le cinéma indien (même si le réalisateur est britannique et la série produite en partie par Blumhouse) me démontre que ce cinéma est bien plus intéressant qu’il ne le laisse paraître. « Ghoul » est une série efficace et un huis clos tendu et pensant. Patrick Graham nous entraîne dans un petit bout de cinéma d’horreur qui puise son mythe dans une vieille légende indienne et c’est tout à fait appréciable. Certes, ça aurait pu être mieux, certes certaines réflexions et des personnages méritaient plus, mais sur l’ensemble, le tout tient la route, l’ambiance crasseuse et sombre nous tient en alerte et finalement, on passe un bon petit moment. Puis cette première série, cette proposition, donne l’envie de découvrir ce que Patrick Graham a d’autres à proposer.

Note : 13/20

Par Cinéted

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