Redline

De : Takeshi Koike

Avec les Voix Originales de Takuya Kimura, Yû Aoi, Ken’yû Horiuchi, Ricki Noel Lander

Année : 2009

Pays : Japon

Genre : Animation

Résumé :

La course de voitures clandestine la plus difficile et la plus mortelle de l’univers vient de commencer ! Pour remporter la finale, JP et Sonoshee affrontent les conducteurs les plus fous dans leur impressionnant véhicule lourdement armé et filant à toute allure. Qui survivra et remportera la victoire ?

Avis :

Takeshi Koike est un réalisateur japonais qui n’est pas vraiment connu chez nous. Il commence chez Madhouse et IG comme animateur et il va faire à peu près tous les postes. Il va passer plus de dix ans à travailler sur plusieurs films et séries. Avec les années 2000, il commence à réaliser et son nom va sortir du lot quand il réalise un segment du projet « Animatrix » et surtout quand il est choisi pour réaliser la partie animée d’un certain « Kill Bill » d’un tout aussi certain Quentin Tarantino. Pourtant, malgré ces prestiges, Takeshi Koike ne décolle pas vraiment. Il enchaîne quelques courts-métrages entre deux projets, toujours au département animation, puis vient enfin un premier long-métrage.

Ce premier film, c’est « Redline« , un métrage complétement allumé, tournant autour d’une série de courses « automobiles » sur différentes planètes. Si le film est assez connu par ceux qui s’intéressent aux films d’animation japonais (et encore, il reste vraiment discret), « Redline » demeure un film assez méconnu du grand public et c’est vraiment dommage, car Takeshi Koike réalise ici purement et simplement un film de malade. « Redline« , c’est une claque démentielle survitaminée à mort. Doté d’un univers fou, qui foisonne à chacun instant, « Redline« , c’est surtout une réalisation qui laisse tout simplement K.O., on en prend plein les yeux, plein les oreilles et le film arrive même à nous en mettre plein le cœur… Bref, « Redline« , c’est fou !

La Redline est la finale des finales des courses de voitures de l’espace. Elle se tient tous les cinq ans et après que les pilotes se soient affrontés sur des courses aussi folles que gentilles, quelques-uns sont sélectionnés pour participer à la Redline et s’ils la gagent, ils entrent dans la légende. Cette année, la Redline est organisée sur la planète où se trouve Robot World et si l’univers entier est excité de découvrir et vivre cette course, le président de la planète ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de tous ces pilotes et autres « journalistes » qui verraient ce qui se passe sur cette planète interdite à tout habitant qui n’habiterait pas sur Robot World. Parmi les participants, JP, un humain qui vient d’être choisi au rattrapage, compte bien gagner la course envers et contre tous !

Fou, déglingué, sans limite, jouissif ! « Redline« , c’est la folie que je n’attendais pas. Pour faire simple, je n’avais jamais entendu parler de « Redline » avant de m’arrêter dessus, et ce qui m’a donné l’envie, c’est son affiche avec cette bagnole jaune en premier plan. À la découverte de cette affiche, je me suis dit « pourquoi pas un animé japonais qui me parlerait de courses de voitures » et j’ai très bien fait de m’arrêter sur « Redline« , car rarement un tel spectacle m’aura été donné. « Redline« , c’est démentiel, « Redline » c’est de l’adrénaline à 200 % et surtout c’est de l’adrénaline qui ne s’arrête jamais. De son ouverture complétement dingue qui donne le ton pour le reste du film à sa conclusion, simple, précise et prodigieuse, Takeshi Koike donne là une leçon d’animation qui est la force de sept années de travail acharné.

Après, pour être tout à fait franc, il est vrai aussi que « Redline » n’est pas un film qui va briller par son scénario, ce dernier étant on ne peut plus basique. En gros, une course est organisée, le film nous présente les participants et la question à deux mille euros, qui va gagner la course. « Redline« , ce n’est pas grand-chose de plus que ce simple pitch et en plus de ça, on se doute bien de ce qui va s’y passer, comment ça se finir et surtout qui va gagner.

Bref, si l’on cherche de la surprise du côté du scénario, on va être déçu, pourtant, ce côté basique reste ultra efficace ici, car « Redline« , ce n’est pas ce qu’il nous raconte qui va être le plus important, non, c’est surtout comment il nous le raconte qui va être fou. « Redline« , c’est un film infernal et déraisonnable qui nous livre parmi les images les plus dingues qu’on ait pu voir dans un film d’animation. Partant sur les chemins dits à l’ancienne, faisant le pari de la 2D à l’heure où de plus en plus d’animés se font en 3D, Takeshi Koike revient à l’essentiel du dessin animé et entre des graphismes de fous furieux, un montage qui tutoie le chef-d’œuvre à lui seul et l’univers incroyablement riche que le film ne cesse encore et encore d’étoffer à chaque scène, « Redline » se pose comme un spectacle inoubliable. Un spectacle si riche, si dingue, qu’il nous faut bien un deuxième visionnage, et voir plus, pour pleinement en savourer toutes ses saveurs, toutes ses subtilités, toutes ses nuances, et autres clins d’œil et parodies (tout ce qui tourne autour de Captain America m’a bien fait triper).

Mélange dingue de science-fiction, de pop, allant de « Speed Racer » à « Star Wars« , ce premier film signé Takeshi Koike est une folie des plus jouissives. Rarement un animé m’aura mis une telle claque et ça, dès son ouverture. Une histoire simple, mais tellement efficace, de l’action, un humour décalé, un poil d’érotisme typiquement japonais, et surtout des graphismes de dingue, des personnages suffisamment charismatiques et attachants (avec des looks tous plus incroyables les uns que les autres), une représentation de la vitesse incroyable qui repousse même les limites à chaque scène, une BO de malade, et ce montage irréprochable qui nous prend violemment et jamais ne nous lâche. Bref, « Redline » de Takeshi Koike est une bombe atomique qui mérite tout notre intérêt !

Note : 18/20

Par Cinéted

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