novembre 30, 2020

16 Blocs

Titre Original : 16 Blocks

De : Richard Donner

Avec Burce Willis, Mos Def, David Morse, Jenna Stern

Année: 2006

Pays: Etats-Unis, Allemagne

Genre: Policier

Résumé:

Tout ce qu’il voulait, c’était rentrer chez lui et prendre un verre tranquille, mais juste à la fin de son service, l’inspecteur Jack Mosley se voit confier une petite mission. Il doit escorter Eddie Bunker jusqu’au palais de justice, où deux heures plus tard, celui-ci témoignera à charge dans une affaire de meurtre.
Le trajet devait prendre à peine dix minutes, le temps de remonter les seize pâtés de maisons, mais tout va déraper…

Avis:

Doit-on encore présenter Richard Donner ? Réalisateur culte qui nous a livré aux travers des décennies des films cultes comme « La malédiction« , « Superman« , « Les Goonies » ou encore la saga « L’arme fatale« , Richard Donner fait partie de ces grands noms du divertissement. Ces grands noms du cinéma avec lesquels on a grandi et il est un peu triste de voir finalement que le réalisateur est quelque peu oublié aujourd’hui. L’arrivée des années 2000 sonne la dernière partie de carrière de Richard Donner. Alors qu’il a conclu les années 90 avec « L’arme fatale « , il ne signera plus que deux films, le voyage temporel « Les prisonniers du temps » et ce « 16 Blocs« , un petit polar totalement oublié aujourd’hui, et qui ne mérite pas vraiment son anonymat.

Alors c’est vrai que Richard Donner a fait bien mieux, mais ce dernier film demeure un petit bout de cinéma hyper bien calibré. « 16 Blocs« , c’est le genre de film qui sur le papier, à l’évocation de son pitch, on se dit que d’un côté c’est cliché et de l’autre, on a déjà vu ce genre de film cent fois et pourtant, à la découvre de « 16 Blocs« , on ne peut s’empêcher d’être pris dans tous ces rebondissements et son pitch. Excellent divertissement, Richard Donner conclue sa carrière de jolie manière, et ce film mérite vraiment qu’on le remette un peu dans la lumière.

Jack Mosley vient de finir son service et la seule envie qu’il a, c’est de rentrer chez lui et se détendre avec un bon verre. Hors, ce n’est pas ce qui va lui arriver, car peu avant de partir, son chef lui confie une mission toute simple, amener Eddie Bunker, un jeune homme, au tribunal qui se trouve à seize blocs du commissariat. Le jeune doit y faire un témoignage et il doit y être avant 10 h du matin. Un transfert sans importance qui devrait être très vite effectué, mais ce que Jack ne sait pas, c’est qu’Eddie doit témoigner comme des ripoux et que les dit ripoux n’ont pas du tout, mais vraiment pas du tout, l’intention que le jeune homme arrive en vie au tribunal…

Dernier film en date de Richard Donner, « 16 Blocs » est le genre de petit polar bien ficelé, bien construit, qui va directement à l’essentiel et qui se fait pour le coup ultra efficace.

Il est vrai que lorsque l’on prend le scénario comme ça, « 16 Blocs » est un film qu’on a déjà vu. Richard Donner nous entraîne dans une histoire de témoin qui va balancer des ripoux. Les ripoux bien sûr ont décidé de régler son compte au témoin et pour protéger ce témoin presque malgré lui, on va trouver un flic sur le déclin, un brin dépressif et alcoolique. Bref, en un mot, ce scénario résonne comme la définition du cliché et pourtant, tout cliché soit-il, ça ne va pas empêcher Richard Donner de nous livrer un bon petit film qui nous tiendra en suspens pendant son heure et demi.

Ce qui est cool avec ce film, c’est qu’il est une course-poursuite dans un endroit assez restreint finalement. Certes, l’intrigue et la course-poursuite se passent dans une grande ville américaine, mais les personnages vont très vite se retrouver piéger dans quelques rues seulement et Richard Donner organise un savoureux jeu du chat de la souris. Avec ce pitch de base, Richard Donner arrive à créer sans mal des surprises et des rebondissements qui sont très efficaces. « 16 blocs » est un film qui nous entraîne facilement dans ses filets et entre scènes d’action et un brin d’humour, on ne voit pas le temps passer et surtout le divertissement est là en permanence. À aucun moment, que ce soit dans son scénario ou dans sa mise en scène, « 16 Blocs » ne faiblit. Non, Richard Donner tient sa ligne jusqu’au bout, et même si son film ne sera pas à la hauteur d’un « L’Arme Fatale« , le réalisateur démontre qu’il n’est certainement pas trop vieux pour ces conneries. Il démontre même une énergie et une efficacité qui le rend bien plus jeune et intéressant que de nouveaux réalisateurs qui arrivent.

Ce qui rend aussi le film très cool, ce sont ses personnages qui sont de véritables clichés, et pourtant, ils sont à mille lieux d’être agaçants. Amusants et attachants, on a envie de les suivre jusqu’au bout, même si l’on devine assez vite comment tout ceci va se finir. Bruce Willis est excellent dans la peau de ce vieux flic désabusé qui se retrouve pris malgré lui dans cette histoire, et qui surtout se retrouve obligé de supporter ce témoin presque agaçant, mais finalement très attendrissant, incarné par un Mos Def en pleine forme. Face à eux, on trouvera David Morse, terrible en pourriture fini.

« 16 Blocs » n’est pas le meilleur des films de Richard Donner, mais malgré ce festival de clichés que le réalisateur emploie très bien, le film demeure sympathique. C’est un film qui ne cherche pas à être autre chose qu’un bon petit polar, et Richard Donner le tient jusqu’au bout. Et rien que pour ça, il mérite qu’on s’y arrête, qu’on le redécouvre et qu’on le sorte un peu de son oubli.

Note : 14/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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