octobre 29, 2020

Déjà Vu

De : Tony Scott

Avec Denzel Washington, Jim Caviezel, Paula Patton, Val Kilmer

Année : 2006

Pays : Etats-Unis

Genre : Policier, Science-Fiction

Résumé :

Alors qu’il enquête sur l’explosion d’une bombe sur un ferry à la Nouvelle Orléans, l’agent Doug Carlin se voit enrôlé au sein d’une nouvelle cellule du FBI ayant accès à un appareil gouvernemental top secret permettant d’ouvrir une « fenêtre sur le temps », et ainsi de retrouver les preuves nécessaires à l’arrestation d’importants criminels. Cette fenêtre permet d’observer des évènements dans le passé s’étant déroulés quatre jours, six heures et quelques minutes auparavant… pas une de plus, pas une de moins.
Durant son investigation, Doug va découvrir que ce que la plupart des gens pensent n’être qu’un effet de leur mémoire est en fait un don bien plus précieux, une force qui le mènera vers une course contre la montre pour sauver des centaines d’innocents.

Avis :

Tony Scott et Denzel Washington, c’est une belle histoire d’amour qui aura duré jusqu’au bout, puisque l’acteur aura été la tête d’affiche du dernier film de Tony Scott. Comme assez souvent, les réalisateurs ont des acteurs ou des actrices fétiches et si chez Tony Scott, il se démarque de sa filmographie Val Kilmer, qu’on retrouve d’ailleurs dans « Déjà vu« , c’est bien Denzel Washington avec qui le metteur en scène aimait tourner. Cette collaboration commence en 1995 avec « USS Alabama« , et se poursuivra avec le terrible « Man on fire« , puis « Déjà vu« , « L’attaque du métro 123 » et enfin, cette belle histoire d’amitié se conclura avec « Unspottable« .

Un tout petit peu plus d’un an après l’échec de « Domino« , Tony Scott était de retour bien loin de l’univers tripé et crasseux du très mal aimé, et injustement, film sur ce mannequin devenu chasseuse de primes. « Déjà vu« , c’est une invitation à plonger dans un film policier qui lorgne gentiment et surtout efficacement vers la science-fiction. Doté d’un scénario aussi bien tiré par les cheveux qu’il est sympathique et efficace, Tony Scott nous livre un bon, voire même très bon, divertissement.

Nouvelle Orléans, un ferry vient d’exploser faisait presque six cent victimes. Parmi les enquêteurs qui sont envoyés sur place, il y a Doug Carlin qui est l’un des enquêteurs les plus doués de son poste. Doug est appelé à la morgue, car le corps d’une jeune femme est retrouvé dans le fleuve. Cette dernière est en partie brûlée, mais très vite, Doug comprend que cette jeune femme ne peut être l’un des victimes du ferry. Non, elle a été tuée par celui qui a posé la bombe et s’il arrive à élucider le mystère de cette femme, alors il est fort probable qu’il trouvera le poseur de bombe. Ayant des capacités de déduction hors pair et un œil vif, Doug se fait alors remarquer par l’agent Pryzwarra, un agent qui est à la tête d’un programme bien particulier.

Envie d’un bon petit divertissement comme Tony Scott savait en faire, alors n’hésitez pas et arrêtez-vous sur son « Déjà vu« .

Film de bonne facture et original à souhait, « Déjà vu« , c’est ce moment où Tony Scott eut l’envie de mélanger enquête, science-fiction et spectacle. « Déjà vu« , c’est un film à concept, et même si parfois, le film s’avère assez complexe dans ses explications, pour ne pas dire complétement tiré par les cheveux, saupoudré d’un soupçon de foireux, le fait est que son concept tient bien la route et l’on se laisse prendre dans ses filets avec un certain plaisir.

« Déjà vu« , c’est un scénario qui sait où il va et qui sait ce qu’il est, c’est-à-dire, un film d’enquête avant tout. Doté d’un scénario habile, et même très bien pensé, tant petit à petit toutes les pièces du puzzle se rassemblent presque de manière évidente, Tony Scott tire de cette histoire des idées et des moments qui sont vraiment intéressants et percutants, la scène d’ouverture, une visite de maison, la découverte du procès, la course poursuite, le final. Des moments qui piquent notre curiosité et attisent notre intérêt. Avec « Déjà vu« , Tony Scott explore aussi bien le polar avec cette enquête à mener qui garde son lot de « mystères », que la science-fiction avec son histoire de bond dans le temps. Un bond dans le temps qui ferait presque penser parfois à du « Minority Report » vers sa fin. Un bond dans le temps qui apporte un vrai plus à cette histoire, la rendant tout à fait originale et surtout, c’est avec ce bond dans le temps que le réalisateur s’amuse le plus, nous offrant quelques petites scènes d’action qui valent vraiment le détour, et là, on pense évidemment à cette scène de course poursuite virtuelle aussi ahurissante que bien pensée. On notera aussi que le film en profite pour parler discrètement de la Nouvelle-Orléans post ouragan Katrina, ce qui lui donne en plus de ses sujets, un joli relief dans son fond.

Finalement, malgré le fait que cette histoire soit quelque peu tirée par les cheveux et que ses explications pour tenter de nous faire comprendre le procédé inventé soit très complexe, ce qui fonctionne le moins ici, c’est son titre, qui est assez mal choisi pour le coup, car il est loin de parler d’une sensation de déjà-vu.

« Déjà vu« , c’est du Tony Scott, ça se voit, le film respire le style de Tony Scott. Divertissant, très bien rythmé, doté d’une réalisation toujours aussi clipée, « Déjà vu » nous offre ce que l’on est venu chercher et même si le réalisateur s’essaie à autre chose, il n’essaie pas non plus de se prendre trop au sérieux. « Déjà vu« , entre son enquête, son spectacle et son idée, c’est au final du cool bien orchestré par un réalisateur qui ne triche pas.

Bien entendu, « Déjà vu« , c’est Denzel Washington. Un Denzel Washington on ne peut plus cool, l’acteur, hyper à l’aise, tient un personnage qu’on aime suivre, même si, pour le coup, le rôle de cette enquête à comme un goût de déjà-vu. Au casting, pour le reste, Tony Scott nous a réunis une belle brochette d’acteurs, Val Kilmer, Paula Patton, Jim Caviezel, Bruce Greenwood, Adam Goldberg. Les personnages ne pas vraiment sophistiqués, mais ils sont suffisamment intéressants et bien interprétés pour qu’on s’y intéresse et qu’on ait envie de les suivre.

Au final, « Déjà vu » est un bon petit film made in Tony Scott. Certes, ce n’est pas son meilleur et certes, parfois, on se dit que le tout est bien tiré par les cheveux, mais sur l’ensemble, ça fonctionne et mieux encore, on se laisse embarquer dans cette enquête temporelle qui, entre prévisibilité et imprévisibilité, se fait tout ce qu’il y a de plus divertissante.

Note : 14/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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