février 25, 2021

Sex and the City – Le Film

Titre Original: Sex and the City – The Movie

De : Michael Patrick King

Avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis

Année: 2008

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Résumé:

Quatre ans ont passé… Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda vivent toujours à New York et sont restées d’inséparables amies. Même si leurs folles années sont derrière elles, les quatre copines de « Sex & the City » continuent de parler haut et fort de ce qui les tracasse : les relations amoureuses. Carrière, amour, réussite, maternité, sexe ou encore engagement… toutes ont vécu une évolution capitale. Carrie vit enfin sa love story aux côtés de Mr Big, Charlotte élève sa fille avec son cher Harry, Miranda jongle entre Brady, Steve et sa carrière. Quant à Samantha, elle est toujours en couple avec le beau Smith. Mais, à New York, c’est toujours lorsque tout va bien qu’un orage éclate…

Avis:

Arrivé sur la chaîne HBO en 1998, la série de Darren Starr, « Sex and the City« , a très vite trouvé son public et elle s’est imposée sur le petit écran. Pendant six ans et presque cent épisodes, Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte ont toutes cherché l’amour, même celles qui pensaient le contraire. Sur un ton très libre, dotée d’une jolie écriture, la série fut une petite révolution. Par ceux qui ont contribué à cette révolution, il y a Michael Patrick King. Scénariste et réalisateur, Michael Patrick King a pratiquement commencé sa carrière avec « Sex and the City« . Présent à toutes les saisons sur l’écriture, il va peu à peu prendre de l’importance, en passant à la production, puis à la réalisation.

Après l’arrêt de la série en 2003, il manquait quelque chose à « Sex and the City » pour pleinement satisfaire et ce petit quelque chose, c’était le mariage de Carrie. Comme la série de Darren Starr avait fait de très belles heures sur HBO, l’idée de retrouver Carrie et ses copines fut très vite évoquée et voici que cinq ans après le final, cinq ans après que Carrie soit de retour à New York, Darren Starr poursuit « Sex and the City » sur grand écran, pour ce qui serait dans l’idée, la comédie romantique ultime. Bon, on ne va pas se mentir, « Sex and the City, le film » est assez loin de la flamboyance des saison trois et quatre, qui furent le chef-d’œuvre de la série. Ici, on serait de l’ordre de la saison cinq, c’est-à-dire qu’on y trouve pas mal de défauts, mais sur l’ensemble, ça reste un sympathique divertissement. Puis retrouver les filles, quelques années plus tard, ça fait du bien. Ce n’est pas incroyable, mais on apprécie les retrouvailles.

Il y a deux ans, contre toute attente, Carrie a retrouvé son grand amour, celui de toujours, celui qu’elle attendait depuis six ans déjà, Mr. Big, alias John Preston. Aujourd’hui, ça fait deux ans qu’elle file le parfait amour, et ils vont même s’installer ensemble et pour cela, John a trouvé le plus beau des appartements new-yorkais. Puis avec cet appartement, des envies de mariage s’invitent au bonheur. Un mariage qui sera intimiste, enfin pas tant que ça, et très vite, les futurs mariés se retrouvent dépassés par la grandeur de ce mariage, au point que le jour J, John ne viendra pas…

« Sex and the City » a marqué dans un sens la télévision, et il est vrai qu’offrir un final à la série sur grand écran était une idée alléchante surtout pour les fans qui en demande de romantisme, attendaient de voir la chroniqueuse en robe de mariée, convolant vers l’amour éternel avec son Mr. Big. De plus, avec un tel amour et une superbe fan base, il y avait vraiment de quoi faire un film rentable et ainsi entrer dans la short list des séries qui ont suffisamment marqué pour avoir le droit au grand écran. Oui, je dis short liste, car là comme ça, je ne vois que « X-Files« , « Star Trek« , « Les Simpson » ou « Twin Peaks » qui ont joué les prolongations avec la même équipe sur grand écran.

Prenant l’un de ses réalisateurs emblématiques, ayant convaincu tout le casting, voici donc un épisode de près de deux heures et demi, où il va être question d’amour, de trahison, de crise de la quarantaine, de sexe et de sushi, de bébé et bien évidemment de mariage.

Réalisé par Michael Patrick King, « Sex and the City, le film » est un film très imparfait, mais loin d’être désastreux. Parfaitement dans l’esprit de la série, ce film est une bonne petite prolongation où l’on y trouve ce savoureux mélange de rire, de joie, de tristesse, de larmes, de déception et d’amour. Il est vrai que le scénario est convenu dans le sens où le film nous réserve que peu de surprise finalement, tant tout se passe comme ça doit se passer. Ainsi, on ne sera pas étonné de voir notre Carrie abandonnée le jour de son mariage, pour mieux être reconquise à la fin. Mais au-delà de ce côté convenu et sans surprise, « Sex and the City, le film » arrivera à nous toucher avec tout ce qui gravite autour de Carrie comme la séparation de Miranda avec Steven et toutes les remises en questions qui sont faites sur le couple, sur l’amour et sur le pardon. D’ailleurs, plus largement, le film tourne beaucoup autour de la question du pardon. Le pardon fait-il parti de l’amour ? Le pardon peut-il renforcer les liens ou peut-on pardonner sans pour autant arriver à se remettre ensemble ? Ces questions sont très joliment posées, très joliment abordées et surtout, ça donne naissance à de très jolis moments de comédie romantique. Toujours dans ses bons côtés, on sera touché par ce qui va être fait autour du personnage de Samantha, elle, la croqueuse d’hommes qui fuyait l’amour comme la peste et qui finalement s’est fait rattraper par lui. Là encore, Michael Patrick King pose de jolies questions. Puis enfin, comment ne pas être amusé et touché par le personnage de Charlotte qui nous réservera de bons petits moments qui, dans un sens, resteront gravés dans « Sex and the City« . Tout n’est pas bon non plus comme je le disais, et outre ce côté convenu, le film a tendance à trainer en longueur, et mettre un temps fou à démarrer. On peut même dire que la première demi-heure est à la limite du supportable, tant elle se résume plus à un défilé de mode et un immense placement de produit où toutes les marques et les créatures sont citées en un lapse de temps assez fou. Heureusement, petit à petit, l’histoire s’installe vraiment et ce scénario très convenu, qui a ses bons et ses mauvais côtés, arrive à se faire touchant et divertissant.

Côté réalisation, là aussi, ça pêche un peu dans le sens où Michael Patrick King n’est pas un grand réalisateur et si sur le petit écran, le talent du bonhomme passe parfaitement, sur grand écran, malgré le fait qu’il arrive à capturer parfois de jolis moments et de très belles émotions, tout comme il a parfois un bon sens de la comédie, son film ressemble souvent à un clip, et l’on regrettera parfois cette photographie trop claire, ou encore l’esthétisme presque bling-bling qui est trop poussé.

Si le film arrive à nous offrir de jolis moments, s’il boucle bien les destins de tous ses personnages, ce qui fait qu’on arrive à passer outre les défauts ici et là, c’est que Michael Patrick King laisse derrière lui un énorme casting. Que ce soit Sarah Jessica Parker, Cynthia Nixon, Kim Cattrall, Kristin Davis, Chris Noth, David Eigenberg, Evan Handler, Willie Garson, Jason Lewis… Tous sont excellents, tous sont exactement comme on les avait laissés et tous sont heureux d’être là, on sent vraiment que ce casting est heureux de se retrouver et de retrouver ses personnages et cette énergie, cette implication et ces retrouvailles, font que finalement, on oublie et l’on pardonne les maladresses.

Imparfait, voire même ringard en début de film, finalement, « Sex and the City, le film« , « une fois le défilé de mode passé », arrive à nous toucher et nous divertir. Ces retrouvailles sont joyeuses, drôles et émouvantes parfois et surtout, elles concluent joliment la série, offrant ce que l’on voulait, ce que l’on attendait et ça fait du bien au final. Ce petit bonus, sur son ensemble, est donc sympathique.

Note : 14/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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