octobre 28, 2020

GallowWalkers

Gallowwalkers_poster

De : Andrew Goth

Avec Wesley Snipes, Kevin Howarth, Riley Smith, Tanit Phoenix

Année: 2012

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur, Western

Résumé :

Après avoir renié Dieu, un cow-boy nommé Kaos, se voit affligé d’une malédiction qui ramènera à la vie tous ceux qu’il a tué et qu’il tuera. Très vite, une armée de victimes menée par Kansa, revient du monde des morts et se lance à sa poursuite. Afin d’équilibrer le combat, Kaos engage un jeune guerrier, Fabulos, pour se battre à ses côtés.

Avis :

Peut-on être contre les mélanges ? Dans le cinéma j’entends bien ! Il me semble que non, car ce sont dans les mélanges de genre que l’on trouve les meilleures idées ou tout du moins les plus couillues. S’il y a bien un genre qui n’est pas très sujet aux mélanges, c’est bien le western. Alors certes, il peut explorer certains thèmes, comme la vengeance, le drame ou encore l’action, mais il rentre peu dans le fantastique ou dans l’horreur. On a bien Vorace de feu Antonia Bird, mais le reste est assez faiblard, comme Les Créatures de l’Ouest ou encore le très moyen Cowboys & Envahisseurs de Jon Favreau. C’est alors que débarque en direct to vidéo Gallowwalker, qui marque deux choses. Premièrement, un film d’horreur dans le genre western, ça peut être intéressant, surtout que l’on attend ça depuis longtemps. Deuxièmement, le fil signe le retour de Wesley Snipes au cinéma, et c’est plutôt cool. Mais que vaut vraiment ce film ? Retour sur un film peu voire pas du tout attendu.

gallowwalkers

On a dit que les bracelets africains se mettaient au poignet, par sur le chapeau !

Le film commence très mal à cause d’un rythme lénifiant d’entrée de jeu. Le montage est apocalyptique, on ne comprend rien à ce qu’il se passe et tout cela est très peu bavard. On commence avec un cavalier black qui traine un cadavre pour le décapiter, puis on passe directement à un autre black qui attend près d’une voie ferrée où un chinois pompe pour faire avancer une vieille planche avec trois types tout de rouge vêtu, aux yeux jaunes et à la bouche cousue. Le cavalier black, alors caché derrière un arbre rabougri les attaque et essaye de soutirer des informations qu’il n’aura pas. On a alors une première scène gore, en image de synthèse avec une décapitation très mal foutue. Une voix off nous explique alors qu’il y a une zone dans le désert où les morts reviennent à la vie et que le cavalier black doit tuer une seconde ceux qui ont violé son amoureuse et qu’il a déjà tué une fois dans une prison. En gros, il s’agit d’un film de vengeance avec des démons dedans. Seulement, tout est bancal.

Notre héros cherche un acolyte. Il libère alors un prisonnier au hasard qui deviendra son acolyte. On ne sait pas pourquoi, on ne sait pas à quoi il va servir, mais il est là. Ensuite, il cherche des démons, mais au lieu d’aller faire un tour au seul endroit où ils peuvent être, il décide de les attendre chez lui, tranquillou. Les démons ne possèdent pas de pouvoirs particuliers si ce n’est celui de ne pas sortir au soleil et de prendre la peau de morts pour pouvoir sortir. Certains sont ridicules puisque l’un d’eux décide de prendre des iguanes pour se les foutre sur la gueule. Bref, rien n’est vraiment cohérent et surtout, rien ne correspond finalement à la mort de la victime. Par exemple, le grand méchant meurt de plusieurs balles dans le buffet et revient sans peau. Où est la logique ?

GallowWalker Principal Photography Day 20

Fuyez ce film !!!

Le film est aussi très mauvais dans sa narration. Le film est blindé de flashbacks essayant vainement d’expliquer la vie passée du héros. Tout cela se révèle être inutile et surtout lénifiant au possible, ralentissant le film qui n’avait pas un rythme éclatant. Peu ou trop bavard, le film ne trouve jamais le juste milieu et devient vite chiant. La mise en scène est classique et ne prend pas de risques, mais on voit rapidement le manque de budget. Le film se déroule essentiellement sur trois lieux, qui se ressemblent et qui ne sont pas présentés. Du coup, on est perdu dans l’espace-temps et on ne sait plus qui est à quel lieu. Mais le pire du pire, c’est que le film ne repose sur aucun ressort de peur. L’arrivée des cavaliers est ridicule, les scènes gores ne servent à rien et son mal foutues et surtout, il n’y a aucun moment de stress. Le film ne propose qu’un combat, dans une bicoque avec un gros costaud au casque improbable. Ce dernier va s’en prendre plein la gueule, dont un coup de guillotine, auquel il va survivre, mais il meurt d’un coup de pierre derrière le crâne. Incohérence et débilité quand tu nous tiens.

Ce n’est pas au niveau du casting que l’on rattrapera le coup. Sorti de Wesley Snipes, aucun autre acteur connus n’a signé pour ce film. Et même l’acteur principal n’y croit pas tellement. Wesley Snipes joue mal, même très mal et ne fait pas passer une seule once d’émotion. Il tire toujours la même tronche, ne cherchant même pas à faire ressentir quoi que ce soit. Le méchant n’est pas du tout charismatique, étant même ridicule sur certains moments, avec sa gueule d’albinos aux cheveux longs. C’est le même constat avec les autres démons, comme la prostituée qui embrasse et qui tue après mais qui ne ressemble à rien ou encore le vieux avec ses deux queues de lézards derrière la tête. Reste Tanit Phoenix qui est une véritable beauté mais qui ne sert strictement à rien dans le film. Bref, c’est mauvais, comme tout le métrage et même dans le fantastique/horreur, ça essaye de faire des mélanges pour aboutir à un grand n’importe quoi.

photo-Gallowwalkers-2012-4

J’me casse, j’ai ma tête en mousse !

Au final, Gallowwalker est un film très mauvais qui ne relancera pas la carrière de Wesley Snipes. Absolument imbuvable et incohérent, le film ne propose rien en termes d’action ou de peur et s’enfonce dans une médiocrité crasse avec un scénario qui part dans tous les sens mais de manière débile. Bref, un beau navet.

Note : 03/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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