octobre 21, 2020

Les Petits Princes

De : Vianney Lebasque

Avec Paul Bartel, Reda Kateb, Eddy Mitchell, Samy Seghir

Année: 2013

Pays: France

Genre: Drame

Résumé:

JB, jeune prodige de 16 ans, est le dernier à intégrer le centre de formation où évoluent les plus grands espoirs du ballon rond. Entre l’amitié, la compétition, les rivalités et son attirance pour Lila, une jeune fille passionnée de street art, JB va devoir se battre malgré le lourd secret qui pourrait l’empêcher d’atteindre son rêve.

Avis :

Jeune réalisateur français, Vianney Lebasque a fait des études de montage à ESRA. Entre 2001 et 2008, il réalise quatre courts-métrages, il recevra même un prix pour son court « Unza Unza » sorti en 2007. Remarqué sur internet, il enchaîne en réalisant les making of de la série « Bref« . Entre temps, il planche sur le scénario et la production de son premier film, « Les petits Princes« .

Sorti en 2013, « Les petits Princes » est un film qui fut porté par un joli bouche à oreille, même s’il n’a pas trouvé le succès qu’il méritait. Pour son premier film, Vianney Lebasque a décidé de s’intéresser à un centre d’évaluation et de formation pour des jeunes qui développent un certain talent pour le football. Intéressant et personnel, avec ce premier film, Vianney Lebasque nous livre là un film honnête et naturel. Un film devant lequel on passe un bon petit moment, en compagnie d’acteurs plus vrais que nature.

Jean-Baptiste a seize ans, et il a une passion dans sa vie, le football. Jean-Baptiste rêve de faire carrière et il en a le potentiel, d’ailleurs, il s’est fait remarquer sur Internet. Or, Jean-Baptiste a aussi une malformation au cœur qui fait que tout rêve de vivre du football est exclu. Enfin, pour beaucoup mais pas pour lui qui a décidé de tout tenter. Trafiquant ses résultats, il réussit à intégrer l’un des centres de formation les plus prestigieux du pays. Une nouvelle vie commence alors pour le jeune homme. Une vie faite d’entraînements, de compétitions, de rivalités, mais aussi d’amour et que ce soit d’un côté comme de l’autre, JB va tout entreprendre pour atteindre son rêve…

Des films sur le foot ou sur des étoiles montantes du football, le cinéma en regorge, mais des films qui s’arrêtent sur les centres de formation ne sont pas si courant que ça et il y a de la matière pourtant. Pour son premier film, Vianney Lebasque a décidé de s’arrêter sur ce sujet-là, sujet qu’il connaît bien d’ailleurs, puisque lui-même a intégré ado l’un de ces centres, se rêvant joueur professionnel, jusqu’à ce qu’une blessure à la cheville vienne tout remettre en cause.

« Les petits Princes » est un joli film devant lequel on passe un bon moment. Ce n’est peut-être pas un film marquant, c’est même un film quelque peu facile, mais il demeure un bon film qui a bien des centres d’intérêt et surtout des qualités qui démontrent le talent de son réalisateur et de ses acteurs.

Écrit par Vianney Lebasque, « Les petits Princes » est un film riche dans son intrigue. C’est un film qui aborde tout un tas de sujets aussi importants que touchants. A travers le portrait de son personnage, Vianney Lebasque évoque alors la poursuite des rêves, l’avenir, les espoirs d’un avenir rêvé, mais aussi l’adolescence, période ô combien importante d’une vie. Le réalisateur parle des premiers émois, de la découverte de l’amour, ou encore de ses limites. Bien évidemment, le film aborde le sport, les centres de formation, les carrières sportives, l’ambiance de ces centres, partagée entre amitié et rivalité. Le film aborde l’endurance, l’effort, et l’abandon de soi. Vianney Lebasque dessine aussi des portraits de personnages qui sont intéressants, et même beaux, pour la plupart. On se prend d’affection pour eux, même si l’ensemble demeure assez prévisible, ça ne l’empêche pas d’être intéressant et touchant, surtout que le film est porté par une belle brochette d’acteurs, dont on retiendra forcément la révélation Paul Bartel, ainsi que Reda Kateb et Margot Bancilhon.

Si du côté de la réalisation, « Les petits Princes » aurait mérité plus de caractère, Vianney Lebasque livrant un film assez plat, cela ne l’empêche non plus d’être un bon film qui nous tient jusqu’au bout. « Les petits Princes » est un film frais, c’est un film qui a du cœur, c’est un film qui nous entraîne bien dans l’enceinte de centres de formation, et c’est un film qui n’oublie pas de faire une jolie part à l’adolescence. D’ailleurs, plus que les séquences de matchs, qui sont quelconques au final, ce sont bien les scènes de vie ordinaire, des fêtes d’ados, de rivalités de vestiaires ou encore la romance entre Bartel et Bancilhon qui dégagent quelque chose en plus. On est touché par l’authenticité que Vianney Lebasque et ses acteurs ont réussi à capturer. Le film nous réserve aussi de très belles scènes père/fils. Jolie mention pour Olivier Rabourdin, décidément parfait à chaque fois.

« Les petits Princes » est donc un joli premier film pour Vianney Lebasque. Original dans l’idée de placer sa trame dans un centre de formation, intéressant, même si prévisible, bien écrit, surtout quand il s’attaque sur les relations qui unissent certains personnages. Puis tenu par des acteurs plaisants et attachants, notamment, je le répète, Paul Bartel, qui crève l’écran, ces « … petits Princes » mérite qu’on s’y intéresse plus et il mérite plus de succès que celui qui lui a été réservé en salle.

Note : 14/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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