Sherlock Saison 4

D’Après une Idée de : Steven Moffat et Mark Gatiss

Avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Amanda Abbington, Una Stubbs

Pays: Angleterre

Nombre d’Episodes: 3

Genre: Policier

Résumé:

Alors que le Dr Watson et Mary s’apprêtent à connaître les joies de devenir parents, Sherlock Holmes va devoir affronter ses propres démons revenus le hanter.

Avis:

Dans les années 2000, l’une des séries britanniques les plus emblématiques de la télévision anglaise, « Doctor Who« , a connu non pas un, mais deux coups de jeune. Alors que la série fut arrêtée quelques années et alors que Russel T. Davies avait largement contribué à la renaissance de « Doctor Who« , voici que Steven Moffat arrive aux commandes du show anglais et il lui donna un nouveau souffle. Fort de cette expérience (si l’on peut dire), Steven Moffat va s’allier avec Mark Gatiss, et cette fois-ci, il va essayer d’entrer le personnage de Sherlock Holmes dans notre époque. Sur la base de trois épisodes par saison d’à peu près une heure et demie chacun, « Sherlock » fut une pure réussite et s’est très vite posé comme l’une des séries anglaises les plus cultes des années 2010. La série enchaîne alors les saisons, toutes plus excellentes les uns que les autres. Prenant du temps à planifier pour d’éventuels tournages, car ses acteurs principaux sont aujourd’hui des incontournables à l’agenda surbooké, il aura fallu patienter deux ans pour avoir cette saison quatre qui s’annonce comme la dernière de la série. Trois derniers épisodes qui reprenaient juste après la fin insoutenable de l’épisode spécial qu’on nous avait offert un an plus tôt.

Un final de série, c’est toujours un peu complexe tant on y place des espoirs et plus particulièrement ici, car non seulement la série a pratiquement fait un sans-faute jusque-là, et surtout parce qu’elle n’a que trois épisodes pour se conclure. Trois épisodes pour boucler énormément de choses, et ce sont une légère déception au départ et une plongée bien plus sombre et torturée que cette quatrième saison, mais « Sherlock » nous embarque une dernière fois et le show, même si parfois maladroit, fut imprévisible et excellentissime.

Alors que Sherlock est appelé pour résoudre la mort d’un jeune homme qui était censé se trouver à l’autre bout du monde, le célèbre détective remarque chez son client qu’un buste de Margaret Thatcher a été détruit. Il ne le sait pas encore, mais ce qu’il vient de remarquer est annonciateur de grand drame…

Trois derniers épisodes, une dernière plongée d’un peu plus de quatre heures dans une série qui aura su être innovante, bourrée d’idées et surtout captivante. Pour sa dernière ligne droite, Steven Moffat et Mark Gatiss nous entraîne dans une saison qui va être résolument plus sombre et torturée que les précédentes. Une saison qui ne sera pas dénuée de défauts non plus, mais qui sur son ensemble conclura très bien la série et avec notamment ce dernier épisode qui est un petit bijou qu’on n’avait pas vu venir.

Pour ces trois derniers épisodes, le duo Moffat/Gatiss nous a donc concocté une saison dense et riche en rebondissements. Une saison qui va savoir surprendre en nous emportant là où on ne l’imaginait pas. Le scénario dans son fil rouge, est aux petits oignons, la série enchaîne les rebondissements, les révélations et elle fait tout ça avec suspens et talent. Au fur et à mesure que cette saison avance, le ton est résolument plus sombre et les blagues et autres prétentions du personnage laissent peu à peu place à la douleur, la souffrance, la cruauté et les choix impossibles. Moffat et Gatiss savent très bien comment nous prendre et comment nous piquer à vif, et même si la saison a des côtés un peu kitschs. Même si elle a parfois des défauts, que ce soit dans son écriture ou son visuel, qui est moindre que dans les saisons précédentes (une course-poursuite pas nécessaire, des effets spéciaux qui laissent à désirer, ou encore la maladresse des visions), « Sherlock » offre un excellent moment au spectateur, qui ne fait qu’accroître les sentiments qu’on avait déjà pour la série. C’est même avec regret finalement qu’on la quitte. Des regrets saupoudrés néanmoins d’espoirs de voir un jour une cinquième saison.

Comme toujours, c’est un pur plaisir de retrouver toute l’épique de la série et tous sont formidables, même s’il faut mentionner Morgan Freeman qui étonne encore et toujours, poussant le personnage de Watson au plus loin. Dans les nouveaux venus, on pourrait citer Toby Jones qui est le diable absolu, mais c’est surtout Sian Brooke qui marque cette quatrième saison, se posant comme un personnage bien plus complexe et intéressant qu’elle n’en a l’air au premier regard.

Ces trois derniers épisodes de « Sherlock » furent donc excellents et ça, malgré des défauts et un sentiment partagé sur certaines idées. Excellent, prenant, Steven Moffat et Mark Gatiss nous offrent trois épisodes très bien choisis, et le dernier est un petit bijou de manipulation, de plongée dans la psyché des personnages et finalement un petit bijou dans son idée, sa confrontation et ses révélations.

Note : 17/20

Par Cinéted

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net