Le Joyau – La Maison de la Pierre – Amy Ewing

Auteure : Amy Ewing

Editeur : R – Jeunes Adultes

Genre : Fantastique

Résumé :

Dans Le Joyau, vous avez suivi la vie de Violet sous le joug de la duchesse du Lac. Avec cette nouvelle exclusive d’Amy Ewing, vous allez entendre l’histoire de Raven Stirling, achetée comme Mère-Porteuse par la cruelle Comtesse de la Pierre. Quand elle est acquise aux Enchères, Raven comprend d’emblée que les choses vont mal se passer. Et lorsqu’elle arrive au palais de la comtesse, elle découvre bientôt que celle-ci la considère davantage comme un cobaye pour ses expérimentations sadiques que comme Mère-Porteuse d’un éventuel enfant. Raven n’a plus alors qu’une idée en tête : s’échapper… et revoir Violet, sans jamais oublier qui elle est et que sa vie lui appartient.

Avis :

Cette nouvelle, intitulée La maison de la Pierre, se déroule dans le même univers que la trilogie Le Joyau, écrite par l’autrice Amy Ewing. La critique du tome trois est d’ailleurs présente sur le site. Afin de mieux apprécier ce texte, il est préférable d’avoir lu la trilogie en amont, ou au moins le premier tome de celle-ci. La nouvelle se nomme d’ailleurs également Le Joyau 1.5.

Dans ces trois tomes, nous avions suivi le personnage de Violet, une jeune fille devenue Mère-Porteuse pour la duchesse du Lac, puis l’une des commandantes des mouvements de rébellion contre le système odieux, choisi pour perpétuer les descendances des familles les plus riches du royaume. Cette nouvelle nous replonge dans l’univers sombre de cette dystopie, alliant magie, torture et féminité. L’atmosphère rend toujours aussi mal à l’aise et ne perd pas de son charme unique.

Amy Ewing crée des univers bien particuliers pour jeunes adultes, tout en leur montrant la noirceur et la cruauté de l’espèce humaine. Les Mère-Porteuse sont volées à leur famille, en échange d’argent, portent un enfant d’une inconnue, et doivent l’aider à grandir dans leur ventre grâce à leurs pouvoirs, quitte à y laisser la vie si le processus leur demande trop d’énergie.

Dans La maison de la Pierre, nous suivons Raven Stirling, achetée comme Mère-Porteuse par la cruelle comtesse de la Pierre. Raven ne constitue pas un nouveau personnage, mais l’une des amies de Violet que nous découvrons dans la trilogie. Pour ceux ou celles qui se souviennent de ses courtes apparitions, la jeune fille se montrait à la fois téméraire, forte, puis désincarnée, souillée, brisée.

La nouvelle ne s’attarde que sur la partie la plus « positive » de la courte vie de Mère-Porteuse du personnage, et met en avant cette force incontestable, qui lui a permis de tenir face aux tortures multiples perpétrées par sa maîtresse. Raven se refuse à se laisser faire, ne désirant être l’esclave de personne, et se répète inlassablement son nom, restant sourde aux appellations animales qu’on lui porte. Enchaînée, enfermée dans une cage, mise en laisse comme un chien, battue, affamée… Raven subit toutes ces pratiques sans perdre la foi, et pense régulièrement à son amie Violet, en priant pour qu’elle ne subisse pas les mêmes actes.

La nouvelle remet en scène, du point de vue de Raven, tous les instants où les héroïnes se sont croisées lors de la trilogie. Il est dommage que l’autrice ne développe pas plus de nouveaux passages, autre que ceux durant lesquels la jeune fille se voit torturer. La maison de la Pierre n’apporte ainsi pas de nouveaux mystères, pas de nouveaux éléments croustillants, si on enlève les passages morbides. Les personnages approchant Raven sont à peine exploités et ne semblent même pas utiles.

La jeune fille ne nous confie également rien de bien intéressant, si ce ne sont ses motivations personnelles, et sa puissance. Cela est dommage étant donné que la narration se fait par sa bouche-même. Les lecteurs n’en apprennent ainsi pas beaucoup plus sur sa famille, son passé, ses envies, ses désirs, ses passions… La nouvelle apparaît plutôt fade, sans grand intérêt, même pour les amoureux de la trilogie et de l’univers. De plus, la chute n’en constitue pas une, alors que le genre le requiert. La fin s’avère insatisfaisant et trop brutale.

La maison de la Pierre aurait pu s’introduire directement dans le roman, au vu de sa taille et de son contenu, sans que cela ne soit gênant. Les nouvelles se situant entre les romans apportent généralement de nouveaux éléments, personnages ou, du moins, une chute étonnante, qui nous donne à réfléchir sur les évènements des romans ou à les percevoir d’une manière différente. La maison de la Pierredonne néanmoins l’envie de se replonger dans cet univers magique, et de côtoyer de nouveau Violet, cette jeune fille qui aura aidé à défaire ce système malsain.

Les grands fans y trouveront tout de même certainement leur compte, grâce au charme de l’écriture d’Amy Ewing, et de sa plume originale. Pourtant, dans cette nouvelle, elle manque cruellement de profondeur, de passion, de puissance, pour nous combler totalement. Rien ne vient titiller notre curiosité, et tout en appelle à notre nostalgie et à notre amour pour sa création.

Note : 09/20

Par Lildrille

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