octobre 29, 2020

Sick Note Saison 2

D’Après une Idée de : Nat Saunders et James Serafinowicz

Avec Rupert Grint, Nick Frost, Lindsay Lohan, Pippa Bennett-Warner

Pays : Angleterre

Nombre d’Episodes : 8

Genre : Comédie

Résumé :

Daniel Glass, menteur compulsif, est bloqué dans une relation amoureuse ratée et un travail sans perspective. Lorsqu’il se fait diagnostiquer un cancer, tout le monde se met à mieux s’occuper de lui. Puis il découvre que le pire oncologue du monde, le docteur Ian Glennis, l’avait mal diagnostiqué. Il décide de garder l’information pour lui, ce qui s’avère de plus en plus compliqué.

Avis :

La première saison de Sick note s’avérait déjà bien barrée et la saison 2 l’est encore plus ! Malgré le ton absurde qui est donné, l’histoire parvient à rester attachante et cohérente, et les nouveaux personnages constituent les forces de cette saison 2. Les anciens, quant à eux, se voient développer de manière intelligente. Le docteur Glennis prend de l’envergure et, bien qu’encore maladroit, nous fait moins pitié, notamment parce qu’il se rend véritablement utile et que l’on découvre une autre face de sa personnalité.

Daniel, de son côté, continue les bourdes et les gaffes, mais son comportement commence à insupporter ses proches. Ses vices, notamment dus à ses mensonges et cachotteries à répétition, deviennent de plus en plus visibles. Ce revirement est plutôt agréable pour les téléspectateurs et cela permet de montrer que les tromperies ne font pas bon ménage. La saison 1 encensait l’immoralité, ce qui pouvait déranger. La saison 2 est plus subtile dans ses messages, plus travaillée.

L’actrice Lindsey Lohan nous offre une apparition haute en couleurs, grâce à son rôle de Katerina West, la fille du gérant de l’entreprise dans laquelle travaille Daniel. D’ailleurs, le père de Katerina, Kenny West, continue de subjuguer par ses comportements hors-normes et ses idées dingues. Un brin trop extravagant, et enchaînant des blagues racistes et sexistes à tout bout de champ, son personnage est facilement méprisable ou énervant. Leur relation s’avère en tout cas électrique, grâce à une Katerina plus mature que son père, plus réfléchie et tout en complexité. Son grain de folie n’est pas de suite mis en avant mais éclate lors d’une scène inattendue, un passage marquant de la saison 2.

Une collègue de Daniel, qui ne servait pas spécialement à grand-chose dans la saison 1, va se rapprocher de Katerina et, toutes deux, formeront un duo sympathique, plein d’entrain et de répliques cinglantes. Katerina devient un des personnages principaux de cette saison, avec ses sous-intrigues plutôt captivantes, et son charisme inimitable. L’actrice, comme le personnage, s’intègre parfaitement dans cette série, ne déteint pas et fait preuve de la même instabilité que les autres personnages. Son combat pour la condition féminine, et le fait qu’elle devienne une leadeuse dans l’entreprise, apporte quelques dialogues bien croustillants.

Un autre personnage prend de l’ampleur dans cette saison mais, contrairement à Katerina, il apparaissait déjà dans la saison 1. Dans cette dernière, il constituait le clown de service, un policier qui n’arrivait à rien, que tous les autres héros prenaient pour un imbécile, et que ses collègues ne croyaient pas. Dans cette saison 2, ce policier prend un autre tournant et son nouveau rôle justifie réellement sa place. Ses actions ont de l’importance, comme sa psychologie. Il n’a plus le rôle du clown, ne fait d’ailleurs pas beaucoup rire étant donné ses motivations et ses passions dévorantes malsaines, et enquête sur les meurtres qui suivent les pas des personnages de Daniel et du docteur Glennis. Son enquête avance, même si sa vie personnelle en pâtit.

Daniel et le docteur Glennis forment toujours un duo explosif, pas toujours très doué et jouant de quiproquos, allant de l’inattendu au loufoque. Leur situation évolue, comme leurs liens, et le spectateur s’attache davantage. Le docteur est moins porté en ridicule dans cette saison 2, le personnage s’avère mieux écrit, dans ses répliques et dans ses mimiques moins amplifiées. Il n’a plus l’image de l’idiot de service qui ne servait qu’à empirer une situation déjà critique. Tous les personnages retrouvent une utilité et une dimension qui leur est propre. La série prend une direction intéressante.

Cette saison 2 ne donne pas forcément à rire de manière régulière. Pourtant, on est embarqué dans une histoire envoûtante, légère, qui prend de l’ampleur et qui est soutenue par des personnages saisissants. Ceux-ci se développent avec intelligence, et les nouvelles têtes s’avèrent de qualité. Les quelques épisodes passent bien trop vite et cela frustre, surtout à cause d’une fin de saison au suspense inquiétant.

La série Sick Note continue de se moquer d’elle-même, garde ce qui avait marché dans la précédente saison et s’améliore pour atteindre un public de plus en plus large, grâce à des personnalités moins caricaturales et plus réalistes. Les messages et réflexions sur le cas de Daniel s’intensifient, jusqu’à perturber le spectateur. Sick Note continue d’être une bonne surprise, tout en restant très particulière, voire certainement unique en son genre.

Note : 16/20

Par Lildrille

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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