décembre 5, 2020

Sex and the City Saison 4

D’Après une Idée de : Darren Star

Avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis

Pays: Etats-Unis

Nombre d’Episodes: 18

Genre: Comédie

Résumé:

Célibataire new-yorkaise, Carrie s’inspire de sa propre expérience, et de celle de ses amies, pour écrire des articles sur des thèmes touchant le sexe et les relations amoureuses.

Avis:

Et d’une quatrième saison pour la série de Darren Star. Quatre saisons que le créateur américain nous entraîne auprès d’une bande de trentenaires célibataires. Quatre saisons que Darren Star et ses personnages déclarent un amour absolu à la ville de New York, et d’ailleurs intéressons-nous à la ville de New York. Cette quatrième saison est une saison qui est à cheval sur les événements du 11 Septembre 2001, et cet attentat, même s’il ne sera jamais mentionné dans la série au moment des faits, va profondément changer la série, puisque c’est au milieu de cette saison qu’intervient le nouveau générique. Quoi un nouveau générique ? Et oui, si vous regardez bien, à un moment, alors que dans le générique on y voit le World Trade Center sur plusieurs plans, avec ce nouveau générique, il a disparu, et il a été remplacé par l’Empire State Building.

Voilà, maintenant que ceci a été mentionné, nous pouvons entrer dans le vif du sujet et ainsi parler de cette quatrième et très riche saison de « Sex and The City« . Après une saison on ne peut plus réussie, une saison trois qui sonnait l’heure de la maturité, Darren Star et ses scénaristes ont continué sur leur lancée et nous livrent une excellente saison quatre, qui va enchaîner les sujets importants. Beaucoup de changements, beaucoup de rebondissements, et la série développe même une sensibilité qui ira jusqu’à en émouvoir plus d’un sur certains épisodes qui sont, il faut le dire, bien moins drôles que d’ordinaire. Cette saison s’accorde et surtout prolonge ce qui a été fait avec la précédente et l’on aime beaucoup.

Carrie va fêter ses trente-cinq ans et elle a bien du mal à se détacher de Big. Toujours optimiste, elle va vite se rendre compte que son amour pour Aidan est loin de lui être passé. Pendant ce temps, Charlotte a des désirs d’enfants, pendant que Miranda, qui n’en a absolument pas, va avoir la plus improbable des surprises. Quant à Samantha, elle reste égale à elle-même, essayant tout et tout le monde…

On avait laissé nos quatre new-yorkaises branchées sur le toit de l’immeuble de Samantha en train de déguster des Cosmopolitans dans une fête que cette dernière donnait. On les retrouve alors piégées dans les bouchons de la ville, à ne pas pouvoir se rendre aux trente-cinq ans de Carrie. Trente-cinq ans, c’est une sorte de cap, ces femmes rentrent dans l’âge comme on dit, et la série va évoluer avec elle. Alors forcément, même si la fête, les cocktails, les prétendants, les parties fines de Samantha, sont toujours de la partie, assurément la série adopte petit à petit un tout autre ton. C’est donc entre cet humour qu’on adore, cette liberté de ton toujours aussi présente, le côté hors-sol toujours poussé (quoi que la série commence aussi à s’intéresser au portefeuille de ses personnages), et un côté plus « dramatique », que « Sex and the City » continue de nous faire chavirer. Au programme de ces dix-huit nouveaux épisodes, des sujets plus rudes et plus intéressants. Cette saison quatre abordera la maternité avec deux points de vues terriblement différents, celui de celle qui veut absolument un enfant sans y arriver et celle qui n’a aucun instinct maternel et qui va évidemment tomber enceinte. La série parle admirablement de ces deux visions, de ces deux ressentis et de ces deux femmes. La série abordera aussi la nostalgie et les regrets. Les regrets d’un amour perdu, d’un amour gâché, d’un amour qu’on pourrait peut-être réanimer. Au programme, l’amitié est forcément là, l’amitié dans les moments de délire, dans les moments intimes, dans les conversations, les conseils, mais aussi dans les mauvais moments (souci financier, ou encore le deuil, épisode qui est l’un des plus tristes et bouleversants de la série complète). L’amour sera aussi présent, dans ce qu’il a de plus beau, de plus passionné, mais aussi de plus injuste, de plus intime, de plus étrange, de plus libre, et même parfois de plus cruel.

A travers tous ces épisodes, qui ne font que développer encore et encore l’attachement qu’on peut avoir avec ces femmes qui s’acceptent comme elles sont pour certains, quand d’autre pas du tout, on va rire, on va être touché, on va être ému, on va être agacé, on va parfois les juger, quand d’autres fois, elles vont nous emporter. Bref, encore une fois, « Sex and the City » nous offre un show délectable qui passe bien trop vite.

« Sex and the City » évolue donc et il est très plaisant de voir aussi ses actrices évoluer avec elle. Si Kristin Davis (Charlotte) et Kim Cattrall (Samantha) seront amusantes et égales à elle-même, il est vrai que la saison fait la part belle à Sarah Jessica Parker dont le personnage tient une relation bien plus complexe qu’elle en a l’air. Puis il y a Cynthia Nixon (Miranda) qui est clairement la plus intéressante. L’actrice qui est merveilleuse tient le personnage qui évolue le plus, un personnage qui accepte ses défauts, qui s’accepte comme elle est, et si les deux premières évoquées sont amusantes, voire tordantes, si la suivante est touchante, Miranda, c’est le cœur discret de « Sex and the City« , et Cynthia Nixon est une actrice qui mériterait bien plus d’égards.

Côté casting, on retrouve les désormais classiques, Chris Noth, David Eigenberg, John Corbett et Kyle MacLachlan, puis l’on accueillera pour une apparition ou des rôles plus conséquents l’immense actrice brésilienne Sônia Braga, on accueillera James Remar, Alan Cumming, Heidi Klum, Lucy Liu et Ron Rifkin.

Tout en gardant son ton décalé et frais, cette quatrième saison continue sur la lancée plus sérieuse de la saison précédente, ce qui donne une série intéressante. Une série qui est loin d’être dénuée de défauts, mais qui dans son évolution, dans l’évolution de ses personnages ou même encore dans l’évolution de son caractère, de son ambiance et ses émotions, ne fait que se bonifier.

Note : 17/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.