mars 7, 2021

Scar 3D

19062217

De : Jed Weintrob

Avec Angela Bettis, Bittney Wilson, Tegan Moss, Ben Cotton

Année: 2007

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

De son adolescence, Joan Burrows garde des traces profondes, traumatiques. La plus visible : une cicatrice sur le visage. La moins : le souvenir refoulé des tortures que lui inflige Bishop, un serial killer aussi coupable d’avoir, sous ses yeux, achevé sa meilleure amie. Ce même Bishop qu’elle a pourtant tué et qui, désormais, semble revivre pour poursuivre au-delà de la mort son abominable croisade.
Bishop vivant ? C’est ce que croit Joan car, de retour dans la ville de son enfance pour la fin de la saison scolaire de sa nièce, elle voit dans une vague de meurtres sauvages la main du tueur en série. Même sadisme, même mode opératoire, victimes du même profil… Troublant. D’autant plus que le serial killer supposé mort enlève sa nièce, Olympia, et sa meilleure amie. Inlassablement, les horreurs du passé semblent vouloir se reproduire, encore et encore.
Elle-même soupçonnée des assassinats, au seuil de la folie, Joan Burrows doit, seule, surmonter sa peur pour définitivement vaincre des fantômes dangereusement réels…

Avis:

Le cinéma est un support qui permet de vivre des expériences et de s’immiscer dans la peau de personnages pour vivre des aventures impossibles dans la vraie vie. Fort de ce constat, les producteurs et les gérants des salles de cinéma ont eu la bonne idée de vouloir faire des films en 3D, dans l’espoir mensonger de faire vivre de nouvelles sensations aux spectateurs et dans l’espoir véritable de faire des rentrées d’argent conséquente. Ce sketch a commencé dans les années 80 avec des films comme Vendredi 13 Meurtres en 3D ou encore Les Dents de la Mer 3 dont le titre original est Jaws 3D. Avec des lunettes ridicules et des verres filtrés en rouge et vert (ou bleu), le résultat n’était guère convaincant et la qualité des films en pâtissait, mettant plus l’accent sur une pseudo prouesse technique que sur un scénario intéressant. Il faudra attendre 2007 pour que cette vieille idée de merde refasse surface et encore une fois avec un film médiocre et d’horreur, Scar 3D. Quel constat peut-on tirer de ce film aujourd’hui?

scar 2

Oh Ginette, tu aimes la soupe de langues?

Comme à l’accoutumée, et il faut croire que les scénaristes, producteurs et réalisateurs n’ont retenu aucune leçon du passé, le scénario est passé aux oubliettes au profit d’effets 3D. Le film commence avec une nana qui se tape un footing. On se prend un gros flashback dans la tronche où l’on voit cette nana jeune en train de se faire torturer par un vilain monsieur. Par la suite, on comprend que cette jeune femme se rend dans son ancienne ville, celle-là même où elle a souffert, pour rendre visite à son frère et à sa nièce, qui, ô comble de l’ironie, a le même âge que sa tante à l’époque de sa douloureuse épreuve. On va donc bien entendu avoir un transfert, sauf que le premier tueur et mort et que tout le monde va croire la tante complètement folle. Rien de bien  neuf dans tout ça, mais surtout, surtout, c’est d’un vide abyssal. Le film tire toutes les ficelles usées jusqu’à la corde du slasher et du torture porn, tout en restant très soft dans son traitement. Mais au-delà de ce constat venant du classicisme, c’est que le film ne prend aucun risque, ne propose rien d’osé et on ne pourra pas compter sur sa 3D, puisqu’elle réutilise le vieux procédé avec les lunettes bicolores.

Mais de toute façon, on s’en fout royalement de la 3D car elle est vraiment dégueulasse et ne fonctionne pas, rognant sur la colorimétrie du métrage, forçant certains passages à devenir ternes ou même sans couleurs. Mais le pire dans tout ça, c’est que lorsque l’on regarde le film en 2D, aucun changement au niveau des couleurs n’a été effectué. On se retrouve donc avec des passages en noir et blanc alors qu’il n’y a aucune raison, parfois des passages deviennent jaunes, essayant vainement de donner un aspect malsain mais le monochrome est vraiment dégueulasse. Le reste du film baigne dans une atmosphère fade où les couleurs sont fades (de toute façon, avec l’effet 3D et les vieilles lunettes, il était impossible de mettre des couleurs chatoyantes) et avec une absence totale d’une quelconque personnalité. Au niveau de la réalisation, c’est une catastrophe. Il faut croire que tout le budget est parti dans les effets spéciaux car on pourrait croire à un téléfilm. Les gros plans sur la gueule des personnages ou le montage hyper cut est vraiment affreux, rendant le tout très bas de gamme.

En plus de cela, le film n’est pas non plus aidé par les acteurs et leurs personnages. Angela Bettis, ayant incarné Carrie dans l’adaptation en téléfilm joue le rôle de la tante qui a déjà vécu un calvaire. Elle est transparente dans ce métrage et on se fout complétement de son sort. Mais le pire c’est qu’elle perd toute crédibilité dans les moments de tension tant ses réactions sont mollassonnes et son jeu d’actrice mauvais. On peut aussi parler de l’acteur jouant son frère, vrai mauvais sosie de Michael Biehn et qui n’est pas crédible pour un sou. On ne se prendra pas du tout d’affection pour lui, ni pour aucun personnage tant leur background est famélique. Une fois n’est pas coutume, on retrouve des personnages secondaires qui ne sont que du bétail à abattre et qui n’ont pas l’épaisseur nécessaire pour que l’on s’attache à eux. La jeune fille qui joue l’héroïne est bien bonne mais c’est tout. Mais le pire dans tout cela, c’est vraiment le tueur en série. Dans le passé, il est vraiment, mais alors vraiment nullissime. Ces cons de costumiers ont cru bon de lui foutre un tablier, de le mettre en tant que croque-mort et en plus, ils lui ont foutu un béret sur la tête. Vous imaginez, un tueur avec un béret qui embaume des morts! Mais c’est digne de chez The Asylum! En plus, l’acteur cabotine au possible et n’est pas du tout intéressant. Bref, une honte!

Enfin, le film n’est pas gore et c’est encore une fois un point faible. Se vantant comme un film gore, il ne possède que deux passages un peu crades, mais tellement déjà vu. Le coup de la langue, on l’a déjà vu mille fois et pour ce qui est de la main coupée, c’est tellement mal fichu que l’on rigole au lieu d’avoir mal pour le personnage. Il faut dire aussi que c’est le personnage qui se le fait et qu’il arrive à se couper tout un doigt avec un tesson de bouteille! Reste un passage tendu vers la fin, mais qui n’ira pas jusqu’au bout du truc et c’est bien dommage. Le twist final est attendu, on ne sera guère surpris par ce retournement qui ressemble étrangement à un sous Scream et qui finalement ne possède pas vraiment de finalité, ni de lien avec le premier tueur. On retiendra surtout un rythme lancinant avec des flashbacks qui hachent encore plus un film déjà mou et des situations débiles, comme lorsque notre jeune fille enfile un costume de truite.

scar3d_scream

Sortez-moi de ce film de merde!!!!!!!!

Au final, Scar 3D est une purge infâme qui ne possède malheureusement aucune qualité. Mou, laid, fade, sans originalité et même pas généreux en gore, on est face à un spectacle opportuniste qui fait mal aux yeux et au cœur quand on voit tout l’argent jeté par les fenêtres. C’est dommage car avec le pseudo concept qu’il y a avait (le tueur prend deux victimes, en torture une, si elle ne lui dit pas de tuer l’autre, il passe à l’autre, jusqu’à ce que l’une d’entre elles craquent, bon, il est bien mal barré s’il tombe sur quelqu’un qui en a rien à foutre de voir ses proches mourir…), le film aurait pu prendre une autre dimension. Bref, un film tout pourri à éviter au plus vite!

Note: 01/20

Image de prévisualisation YouTube

Par AqME

TrasherNote de Trasher: 00/20 Mais quelle bêtise, et shooté dans une 3D vraiment pourrave!

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.