février 25, 2021

Fog

De : Rupert Wainwright

Avec Tom Welling, Maggie Grace, Selma Blair, DeRay Davis

Année: 2006

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

1871, un navire fait naufrage au large de l’île d’Antonio Bay. L’équipage disparaît avec le bateau. Il ne s’agit pas d’un accident, mais les quatre coupables voient leur effroyable crime dissimulé par une étrange brume.
Plus d’un siècle plus tard, le passé refait surface et un mystérieux brouillard envahit l’île. Face aux épouvantables morts qui se multiplient, les habitants terrifiés doivent affronter la malédiction de ceux qui veulent se venger.
Si le mystère demeure, il n’y aura plus de paix. Sans vérité, personne ne survivra…

Avis:

Rupert Wainwright est un réalisateur britannique qui a commencé sa carrière dans les années 90. Si ces premiers films, comme « Dillinger« , « The Sadness of Sex » ou « L’Apprenti millionnaire » demeurent très inconnus, il a néanmoins trouvé un petit succès avec son quatrième film, « Stigmata« , un petit métrage de possession avec Gabriel Byrne et Patricia Arquette. Après ce petit succès, Rupert Wainwright va se tourner vers le petit écran, réalisant notamment des clips. Après six ans d’absence sur les écrans, en 2006, Rupert Wainwright fait son retour au cinéma avec un film qui va sceller son destin. Ce film, c’est le remake de « Fog » de John Carpenter. Non mais quelle idée de faire un remake de John Carpenter ?

Remis donc au goût du jour, c’est avec tout mon optimisme que je me suis lancé dans ce remake et le résultat est sans appel. Pour son quatrième et dernier film à ce jour, Rupert Wainwright nous livre là un ratage total, un film immonde, qui n’a rien compris et rien pris de ce qui fait le charme fou de l’œuvre de John Carpenter. Caricature de « Fog« , Rupert Wainwright nous ennuie et nous agace même, car chacun de ses choix ne fonctionne pas, appauvrit l’intrigue et le tout ressort comme totalement cheap et vieillot … Bref, c’est une catastrophe !

Sur l’île d’Antonio Bay, la ville principale s’apprête à fêter ses cent ans d’existence. Parmi la population, Elizabeth est une jeune femme qui était partie pour le Canada il y a quelques mois de cela. La jeune femme est de retour sur l’île et elle y retrouve Nick, un homme dont elle est profondément amoureuse. Ce soir-là, un étrange brouillard s’invite en ville. Un brouillard dans lequel est caché quelque chose. Quelque chose qui est là pour se venger, et si les deux amants, tout comme les habitants de la ville, veulent rester en vie, il va leur falloir comprendre ce qui se passe.

L’idée de remake a toujours existé et elle est parfois intéressante, même si bien souvent, on se demande, face à des œuvres qu’on adore et surtout qui se suffisent à elles seules, le besoin de les remettre au goût du jour. John Carpenter, ou plutôt le cinéma de John Carpenter, est habitué à ce qu’on le remake. Parmi ces remakes, on va trouver celui de Rupert Wainwright qui a décidé de s’attaquer à « Fog« , et s’attaquer est vraiment le mot juste, puisqu’à la découverte du film de Rupert Wainwright, on a vraiment l’impression de se faire attaquer.

Si on devait inventer un seuil de ridicule pour un film, alors ce « Fog » en serait le champion pour un sacré bon moment, tant le film pousse ce mot à son paroxysme. Reprenant les bases du film de John Carpenter, Rupert Wainwright passe complétement à côté de « Fog » et il réalise là un film lambda. Un film qui n’a pas de charme, d’ambiance ou d’univers. D’ailleurs, on ne sait pas trop bien ce qu’est ce « Fog« , noyé dans son essai d’horreur qui tourne court, et surtout qui tourne à la comédie risible au fur et à mesure que cette nouvelle intrigue se joue devant nous. Car oui, si Rupert Wainwright a pris les bases du film de Carpenter, il a aussi décidé d’en réinventer une grande partie et malheureusement, entre des péripéties qui ne servent à rien et une volonté de vouloir approfondir l’histoire de ces revenants, le réalisateur sombre dans l’incohérence la plus totale. Une incohérence dont la fin, sommet de ridicule, finirait même par nous faire éclater de rire, si cela n’est pas si triste et incompréhensible.

On ajoutera à cela une réalisation qui n’a rien pour elle. « Fog » 2006 est un film qui ne dégage rien et qui ne nous emporte nulle part. C’est un film qui essaie de faire de l’horreur, mais qui n’arrive pas à prendre son public, tant le non-spectacle qui nous est offert là sombre dans le ridicule. Tout est lisse, le film n’a aucun caractère et à force de vouloir dépoussiérer le « Fog » de Carpenter (qui n’en a nullement besoin) à grands coups de brouillard numérique, le tout tourne, comme pour son scénario, tristement à la comédie.

On aurait pu alors se rattraper sur les personnages et les acteurs, mais là encore, le film n’arrive pas à convaincre. Tenu par la starlette du moment, Tom Welling, on restera catastrophé devant la pauvreté du jeu de ces acteurs. Bon, pour leur défense, les pauvres comédiens n’ont pas grand-chose pour eux, puisqu’ils trouvent là des personnages qui ne sont que des clichés ambulants et quand ils ne sont pas clichés, ils ne sont que des personnages fonctions, qui viennent et disparaissent sans qu’on s’y attache et sans même qu’on les comprenne.

Bref, ce remake est une infamie dont on ressort presque épuisé, tant l’expérience est mauvaise. Signant l’arrêt de la carrière de son réalisateur, comme pour certains de ses comédiens, « Fog » 2006 peut se poser comme un cas d’école, étant finalement la parfaite définition de tout ce qu’il ne faut pas faire et mieux encore, de tout ce que l’on n’a pas envie de voir au cinéma…

Note : 03/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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