octobre 26, 2020

Python

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De : Richard Clabaugh

Avec Robert Englund, Casper Van Dien, Frayne Rosanoff, Dana Barron

Année : 2000

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

La ville de Ruby, en Californie, est la cible d’un gigantesque serpent génétiquement modifié ayant échappé au contrôle de son créateur.

Avis :

Il y a un moment où il faudra dire aux producteurs que foutre des bestioles géantes dans des films n’est pas forcément une bonne idée. Si l’infiniment grand peut impressionner, il est bien plus judicieux et insidieux de mettre des créatures plus petites, pouvant se faufiler partout et créant ainsi une véritable tension. Insaisissables, nombreuses et venimeuses, les petites bestioles possèdent tous les atouts pour faire peur. D’ailleurs, dans le monde réel, les plus petites bêtes sont aussi les plus dangereuses, comme pour les araignées et les scorpions ou même les serpents. Seulement, c’est bien plus facile de mettre une grosse bête, car il suffit de faire des insertions numériques et c’est peu couteux en termes de dresseurs et de vrais animaux. Python n’essaye pas vraiment de se démarquer des autres productions avec un gros serpent, puisqu’il reprend tous les poncifs du genre et n’essaye pas de faire du second degré ou d’insérer quelque chose de nouveau là-dedans. Alors pourquoi ce film est-il si mauvais ?

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Ce garage est trop petit pour nous deux !

Richard Clabaugh est un réalisateur peu connu et il le restera malheureusement toute sa vie. Il commence sa carrière en tant que directeur de la photographie durant les années 90 (American Yakuza, The Prophecy, Phantoms). Il s’essaye à la réalisation pour la première fois avec Python en 2000 et n’y reviendra qu’en 2009 avec Eyeborgs. Mais quand on voit la qualité du premier produit, on se dit que ce n’est pas plus mal qu’il n’ait pas tenu trop longtemps la caméra. Python est donc l’histoire d’un serpent géant qui survit à un crash aérien et qui a besoin de bouffer. Les autorités retrouvent des cadavres dont l’état fait penser à des meurtres à l’acide et le coupable tout désigné est un pauvre type qui aime faire du vélo dans les bois et qui bosse pour son frère dans une entreprise fabriquant de l’acide. Tout désigné aussi car le serpent à la bonne idée de bouffer des personnes de son entourage et avec qui il peut avoir des griefs. Heureusement, un scientifique et herpétologue arrive sur place et raconte à une unité spéciale qu’un serpent géant génétiquement modifié est en liberté. Bref, on est vraiment face à quelque chose de lourd et de profondément crétin. Mais si on sent un léger flottement dans le ton du film, notamment de la part des deux guests stars, le reste est très premier degré, ce qui dessert totalement le métrage pour le rendre terriblement nanardesque. L’introduction du métrage laisse présager le pire, entre un faux avion en image de synthèse et deux acteurs très mauvais, on sent que les moyens ne sont pas là. La suite n’est pas mieux durant le générique d’intro, avec le héros qui fait du vélo de manière ringarde et hors de propos dans sa ville. Bref, rien n’est fait pour que le spectateur s’implique de manière sérieuse dans le métrage et on ne trouvera jamais notre place à cause d’un ton non défini. Est-ce une farce ? Est-ce sérieux ? Dois-je rire ou pas ? En tous les cas, rien ne fonctionne.

Le budget n’est clairement pas partie dans les effets spéciaux ou dans la tronche du serpent. Les incrustations numériques sont absolument hideuses et on n’hésite pas à nous les foutre en gros plan. Plutôt que d’opter pour des marionnettes ou des effets plus old school, le réalisateur utilise un amas de pixels qui rend le serpent ridicule et sans âme. Alors effectivement, on aura notre lot de morts ou encore de passages hallucinants, comme lorsque le python essaye de bouffer une voiture, mais tout cela reste aberrant et ne fera vraiment pas peur. Et c’est bien quelque chose que l’on attend lorsque l’on mate un film d’horreur. Il ne suffit de mettre trois cadavres en sang et un gros serpent pour susciter des moments de tension ou de frayeur. Par contre, le budget a dû partir dans la poche des deux acteurs bankables de l’époque. En tête d’affiche, on nous sert Robert Englund, notre Freddy international, qui campe ici le scientifique spécialiste des serpents et le créateur du python intelligent. Il cabotine comme jamais et n’est pas crédible une seule seconde. Son rôle ne sert à rien, jusqu’à sa mort qui est ridicule. L’autre star est Casper Van Dien, qui essaye de vivoter après son succès dans Starship Troopers, et qui joue un gros bras d’une unité spéciale. Il est affreux avec sa petite moustache et surjoue comme jamais. Ces deux acteurs semblent en totale roue libre et leurs joutes verbales sont exquises dans le mauvais sens du terme. A leur côté, on a une bande de jeunes inconnus, qui vont rester dans l’ombre durant un long moment. Le héros et son pote flic ne sont pas du tout charismatique, et je ne parle même pas de la petite copine qui ne sert à rien. Enfin, on pourra se gausser devant le spectacle affligeant qu’impose le couple de beaufs lors d’une visite de maison à vendre et qui sont absolument imbuvables ! Bref, c’est naze, et ça ne s’assume pas complètement, ce qui est vraiment agaçant !

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Chérie ! Mamie est encore tombée des escaliers !

Au final, Python est pythonyable. Oui, moi aussi j’aime faire des jeux de mots pourris ! Ne trouvant jamais son ton et oscillant entre le comique et le sérieux, le film tombe dans le n’importe quoi pour proposer un spectacle navrant. Si des passages demeurent drôles, d’autres moments sont carrément affreux et bien lourds. Bref, un film qu’il faut éviter et il vaut mieux se rabattre sur Anaconda !

Note : 01/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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Une réflexion sur « Python »

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