Jusqu’au Bout du Rêve

Présentation PowerPoint

Titre Original : Field of Dreams

De : Phil Alden Robinson

Avec Kevin Costner, Amy Madigan, Ray Liotta, Burt Lancaster

Année: 1989

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame, Comédie

Résumé :

Ray Kinsella, fermier dans l’Iowa, entend soudain un soir d’orage une voix lui répéter: « Si tu le construis, il viendra… ». Père d’une mignonne fillette et compagnon d’une femme charmante, Ray a peur de finir comme son père qui n’a jamais pu réaliser le moindre rêve. Aujourd’hui, il veut croire à l’impossible et est bien décidé à suivre cette voie.

Avis :

Phil Alden Robinson est un réalisateur américain dont le nom est quasiment oublié aujourd’hui, un peu comme ses films d’ailleurs. Il débute sa carrière en tant que scénariste et après un passage à la télévision pour la réalisation de quelques épisodes d’une série télé, il livre « In the mood« , son premier long-métrage en 1987. Il révèle alors Patrick Dempsey, alors âgé de vingt ans. Entre comédie et drame, le film trouve un petit succès.

Deux ans plus tard, Phil Alden Robinson revient donc avec un film un peu plus conséquent, « Jusqu’au bout du rêve« . Écrit par Phil Alden Robinson lui-même, tenu par un casting de poids lourds, même si pour certains, ils en sont au début de leur carrière, « Jusqu’au bout du rêve » est un film pour le moins original, naviguant entre drame et film fantastique. Avec ce film, le réalisateur américain nous livre un joli moment de cinéma qui nous entraîne dans une quête de soi touchante. Divertissant, sympathique, allant même dans le poétique, ce deuxième film pour Phil Alden Robinson est une jolie petite réussite, qui mérite amplement qu’on la redécouvre.

Ray Kinsella est un homme de trente-six ans qui n’a jamais eu la vie dont il rêvait. D’ailleurs, il ne sait même pas à quoi une vie de rêve peut ressembler. Fermier malgré lui dans l’Iowa, marié et père d’une petite fille, sans vraiment s’ennuyer, Ray attend sans même le savoir que sa vie bouge. Un jour comme un autre, il entend au milieu de son champ maïs une voix qui lui dit de « construire quelque chose afin de le faire venir »… Un étrange message qui demandera à Ray la construction dans son champ d’un terrain de base-ball. Une folie pour cette famille, mais très vite, cette écoute va changer leur vie…

« Jusqu’au bout du rêve« , c’est le genre de petit film qui ne fait que passer et qui sans être grandement marquant, sait taper juste, et surtout, il sait nous offrir un joli petit moment de cinéma. Un moment de cinéma qui sera même étonnant, puisque le film navigue entre un drame familial et un film fantastique à la frontière de la schizophrénie et c’est assez drôle de voir que cette intrigue, si improbable soit elle, fonctionne et mieux encore, elle fait du bien.

« Jusqu’au bout du rêve« , c’est un film où tout est dit dans son titre. C’est un film qui nous transporte vers autre chose, vers une envie, vers une recherche. Alors c’est vrai que le film de Phil Alden Robinson peut apparaître souvent comme niais, mais le réalisateur ne tombe jamais dans la niaiserie, car il offre aussi à son film et surtout à ses personnages, un joli fond, ce qui le rend intéressant.

Derrière le côté surnaturel de cette histoire, « Jusqu’au bout du rêve » est un film qui aborde la quête de soi et l’envie de rêve américain, cet american dream qu’on nous vend à tout bout de champs, cet american dream que tous doivent avoir. Le personnage de Ray, c’est l’archétype du mec qui en désire plus pour faire ses preuves pour lui-même, mais aussi pour les autres. Phil Alden Robinson, derrière la niaiserie et parfois même la facilité de son intrigue (oui, on se doute bien du fin mot de cette histoire, même si cette dernière a cette surprise aussi de laisser quelques portes ouvertes), nous livre avant tout une belle histoire qui parlera de la famille, de la réussite, de l’investissement, du croire en ses rêves et de prendre sa vie en main. Une histoire qui se suit comme une aventure avec un soupçon d’enquête. Il y a de cet ensemble quelque chose de léger qui s’en échappe, quelque chose qui fait du bien, quelque chose qui nous dit que finalement tout est possible, il suffit simplement d’y croire et de s’en donner les moyens.

Toujours du côté de l’écriture, le réalisateur nous a concocté des personnages qu’on va beaucoup aimer suivre. Des personnages qui sont touchants et qui ont du fond. Et surtout des personnages qui sont tenus par un casting assez dingue. Porté par un Kevin Costner excellent, il faudra aussi compter sur un génial James Earl Jones, une Amy Madigan pétillante et des seconds rôles tenus par ni plus ni moins que Burt Lancaster et Ray Liotta. À noter pour les plus curieux (mais ils sont difficiles à trouver), Ben Affleck et Matt Damon qui y font de la figuration.

Si l’écriture est belle, quand on s’arrête sur la réalisation de Phil Alden Robinson, « Jusqu’au bout du rêve » demeure un film très classique qui malgré son côté surnaturel, n’arrive pas à surprendre. Bien filmé, bien monté et rythmé, il n’en demeure pas moins que l’ensemble manque de « magie » si l’on peut dire. C’est très classique comme film, et il n’a rien d’exceptionnel et c’est bien dommage, car c’est son côté classique qui n’ose jamais prendre de risque qui fait que « Jusqu’au bout du rêve » est film qui divertit et nous entraîne dans son intrigue, mais c’est un film qui ne marquera pas vraiment.

« Jusqu’au bout du rêve » est donc une jolie découverte. Certes, comme je le disais, ce n’est pas non plus un film qui marquera grandement, mais ne serait-ce que pour sa proposition de cinéma, son côté fantastique et surnaturel, ou encore pour ses acteurs ou plus simplement pour le divertissement qu’il procure sur l’instant, le film de Phil Alden Robinson mérite qu’on le sorte de l’ombre dans laquelle il se trouve.

Note : 13/20

Par Cinéted

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