MGMT – MGMT

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Avis :

Le rock psychédélique est né durant les années 60 et tente de reproduire les sensations que l’on peut éprouver lorsque l’on a pris des dogues et notamment du LSD. L’imagerie autour de ce genre est souvent accompagnée de couleurs vives, d’un montage genre kaléidoscope et rappelle bien les années 70. Certains groupes s’étaient faits spécialistes du genre comme Crimson Dead, Jimi Hendrix Experience ou encore The Deep. Ce genre assez planant a même attiré les plus grands groupes de hard rock, notamment Led Zeppelin (Dazed and Confused et Whole Lotta Love) ou encore The Who et The Doors grâce à des plages instrumentales planantes et une certaine technicité au niveau des instruments. De nos jours, ce genre est un peu tombé en désuétude, la faute à une culture de masse dégueulasse qui vise le profit au lieu de la créativité. MGMT est un groupe qui suit le crédo du rock psychédélique et du rock alternatif indépendant. Anciennement The Management (ils ont dû changer de nom car un groupe avait déjà ce patronyme), le groupe se forme en 2002 et sort un premier album en 2007, Oracular Spectacular. Deux vont être des hits en puissance, Time to Pretend et Kids, que l’on va entendre à s’arracher la tête. En 2010 sort leur second skeud, Congratulations et c’est à nouveau un succès. Le troisième opus, éponyme, était attendu par un bon nombre de fans. Complètement illuminé et raté, le groupe s’enfonce dans une facilité déconcertante et surtout dans une sorte d’exploration sonore qui n’a ni queue ni tête.

Le skeud démarre avec le morceau Alien Days, qui débute avec une voix d’enfant et un fond sonore électro assez insupportable. Tout sonne faux, les sons aigus ne sont pas là pour arranger les choses. Si la sensation de se sentir sur une autre planète est réussie, les oreilles sont moins d’accord pour continuer l’exploration. Les quelques passages à la guitare sèche sont occultés par un fond électro et une voix insupportable. Cool Song N°2 est du même acabit, avec une sensation plus lourde. On a toujours ce sentiment de flottement dans les sonorités électro qui empêche ne réelle clarté de la musique. Le refrain avec une aide au piano et une cymbale est vraiment mauvais et on s’ennuie ferme. La suite n’est guère plus réjouissante avec Mystery Disease, même si l’on sent une certaine amélioration. Le morceau est plus sombre, la guitare est plus présente mais encore trop occulté par des sons électro du plus mauvais effet et une batterie trop redondante. La rupture est infecte avec un son de piano électro qui casse les oreilles. Introspection est tout aussi insupportable avec son rythme lénifiant, sa voix qui carbure à l’autotune et à la mollesse. Tout est redondant, on s’emmerde au bout d’une écoute, rien n’est fait pour interpeller celui qui écoute. Bref, c’est vraiment mauvais et même drogué, pas sûr que ce son marche. Le cinquième morceau, Your Life is a Lie est assez court mais ne sert à rien car même s’il est un peu plus rock que le reste, il n’est qu’un mélange de différents sons déjà entendus ailleurs et qui ne ressemble à rien. Parfois, on se demande même si ces mélanges sont fortuits ou pensés !

MGMT+Andrew+and+Ben

La deuxième moitié de l’album n’est guère plus emballante et commence avec A Good Sadness. Le morceau est assez planant, très lent mais encore une fois, on n’aura droit qu’à une insupportable musique électro qui grésille, une batterie redondante et une voix voilée qui n’arrange pas notre état d’esprit. On se retrouve encore une fois devant quelque chose de mou et qui n’essaye pas de varié les choses en accélérant de temps en temps, ou en proposant une ligne claire. Astro-Mancy bat les records de nullité avec un son électro rapide mais pas percutant pour deux sous et quelques pointes de musique qui semblent sortir tout droit d’un jeu vidéo sous 8 bits. Bref, lénifiant au possible et sans aucune structure. I Love You Too, Death tient la palme du moment le plus inutile durant le plus longtemps. Un morceau de plus de cinq minutes qui ne sert à rien puisqu’il n’a aucun liant entre les différents sons et qu’il devient très vite insupportable. A ce rythme-là, ce n’est plus psychédélique, c’est mortuaire ! On tente vainement de finir l’album avec les deux derniers morceaux. Plenty of Girls in the Sea est le morceau le plus joyeux, mais il arrive sur le tard et ne possède rien de bien neuf, reprenant encore une fois les poncifs en mélangeant électro et pseudo rock psychédélique. An Orphan of Fortune clôt cet album de la même manière dont il a commencé, c’est-à-dire de façon chiante et pénible, s’appuyant sur un côté électro faussement cool.

Au final, MGMT, le dernier album de MGMT est une véritable purge infâmante. A moins d’être un pseudo surfeur hype qui aime fumer des joints sur des plages autour d’un bon feu mais voulant quand même un certain confort de vie, ce skeud ne peut pas plaire à grand monde. Mou, linéaire, complètement amorphe, ce skeud est pénible d’un bout à l’autre. Bref, un ratage total !

  1. Alien Days
  2. Cool Song N°2
  3. Mystery Disease
  4. Introspection
  5. Your Life is a Lie
  6. A Good Sadness
  7. Astro-Mancy
  8. I Love You Too, Death
  9. Plenty of Girls in the Sea
  10. An Orphan of Fortune

Note: 02/20

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Par AqME

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