The Grudge 2

De : Takashi Shimizu

Avec Amber Tamblyn, Arielle Kebbel, Edison Chen, Sarah Roemer

Année : 2006

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

Aubrey apprend que sa sœur Karen est hospitalisée au Japon. Peu de temps après son arrivée à Tokyo, Aubrey est avertie que sa sœur est devenue l’esclave de quelque chose d’invisible et de dangereux.
De son côté, Allison étudie dans une école internationale de Tokyo. Décidée à se faire bien voir des élèves les plus populaires de l’établissement, elle est prête à tout, y compris se rendre dans une mystérieuse maison incendiée, lieu de plusieurs meurtres inexpliqués et d’étranges disparitions…
Jake, un garçon introverti, n’est pas heureux que son père veuf refasse sa vie avec Trish. Le fossé se creuse entre lui et les siens, mais aussi avec tous ses voisins qui semblent avoir des comportements de plus en plus étranges…
Ces trois jeunes gens ne le savent pas encore, mais ils ont rendez-vous avec une terrifiante malédiction que plus rien ne retient enfermée…

Avis :

Après avoir passé près de six années à monter et enrichir l’univers de « The Grudge« , entre ces deux films américains, Takashi Shimizu a pris une pause pour tourner autre chose et cette autre chose, c’est « Morbito« , un film fantastique qui est passé inaperçu et qui est aujourd’hui totalement méconnu et oublié. Franchement, je n’en connaissais pas son existence et quand je lis le synopsis, je dois dire que ça m’intrigue autant que ça m’intéresse.

Deux ans presque jour pour jour après son premier « The Grudge » américanisé, Takashi Shimizu est de retour avec sa suite directe. Quand « The Grudge » est sorti en 2004, je dois dire que j’avais énormément apprécié ce premier, mais à l’heure de la redécouverte, le film fut une déception qui, si il se laissait regarder, il n’était pas aussi terrifiant que dans mes souvenirs. Mais bon, je suis quelqu’un d’entêté, et je me suis donc lancé dans « The Grudge 2 » avec espoir, et même si le film est un poil mieux, on reste malheureusement là encore sur une déception. Dommage.

Aubrey apprend que sa sœur Karen est hospitalisée au Japon. Peu de temps après son arrivée à Tokyo, Aubrey est avertie que sa sœur est devenue l’esclave de quelque chose d’invisible et de dangereux, alors quand un mal frappe de nouveau, Aubrey décide de découvrir ce qui terrifiait tant sa sœur…

Le cas de ce deuxième « The Grudge » est quelque peu étrange, car si le film est vraiment maladroit, peu subtil et dans un sens enchaîne plus de bourdes que le premier, il fut un film que j’ai un poil plus apprécié, car il se trouve qu’il a des personnages qui sont ici un peu plus fouillés et rien que pour ça, on va dire (si l’on peut dire), qu’il m’a fait passer un meilleur moment de cinéma.

Autre fait qui plaide en sa faveur, le fait qu’il soit tenu par des comédiens qui sont tous très bons. Là où le premier décevait grandement avec des acteurs qui pour la plupart étaient mauvais, ici Shimizu a mieux géré tout ce petit monde, et même si, et j’y reviendrais, beaucoup de personnages ne servent à rien, les comédiens, eux, sont bons et donnent envie de les suivre pour les performances. On remarquera que le réalisateur a réuni un très joli casting, Sarah Michelle Gellar de retour, Jennifer Beals, Amber Tamblyn, Edison Chan, Matthew Knight, Teresa Palmer… Bref, ce casting, malgré les défauts des personnages, est plaisant.

Du côté de la réalisation, l’ensemble est là aussi un poil meilleur dans le sens où il n’y a pas de coups de mou et reste efficace. Ce deuxième opus est simple (trop simple), mais il va droit au but. On notera une belle ambiance, même si cette dernière est nettement moins travaillée que dans le « premier » film.

Si « The Grudge 2 » a ses qualités qui rehaussent quelque peu le niveau, c’est un film qui a surtout ses défauts et ces derniers sont principalement dans son écriture. « The Grudge 2« , c’est une suite directe du premier opus, et ça, c’est plutôt pas mal, car le film reprend presque instantanément là où il nous avait laissés. Surprenant dans ses premiers instants, notamment sa scène d’ouverture qui est absolument glaçante, c’est peut-être même L’idée du film, le souci que rencontre le film de Takashi Shimizu, finalement, c’est qu’il veut trop en faire, trop en dire, trop en montrer et surtout, avec cette idée, il introduit bien trop de personnages et l’on se demande ce que l’on suit et pourquoi on le suit. Certes, l’enquête de la sœur est mieux amenée et plus profonde (surtout qu’on en apprend un peu plus sur la malédiction). Certes, les comédiens sont bons, mais on se perd dans toutes ces timelines et toutes ces histoires. Très classiquement, on comprend bien que le film est un puzzle et que tout prendra sens au final, mais quand ce dernier se produit, on reste moyennement convaincu.

« The Grudge 2 » est dans un sens pile-poil dans la lignée du film de 2004. Ayant un tout petit plus, notamment dans l’enquête menée par le personnage principal, qui est intéressante, je ressors toutefois déçu de cette suite, qui n’est pas le moment de terreur espéré. Ça se regarde certes, mais finalement, l’idée de me refaire les deux « The Grudge« , quinze ans après leurs sorties, n’était peut-être pas la meilleure que j’ai eu en ce début d’année. Comme quoi, certains films devraient rester que des souvenirs.

Note : 11/20

Par Cinéted

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