novembre 30, 2020

The Grudge

De : Takashi Shimizu

Avec Sarah Michelle Gellar, Jason Behr, Clea DuVall, KaDee Strickland

Année : 2004

Pays : Japon, Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

Dans ce qui paraît être une paisible maison de Tokyo se cache l’un des fléaux les plus épouvantables qui soient. Quiconque franchit le seuil de la demeure est aussitôt frappé par une malédiction qui ne tardera pas à le tuer dans un sentiment d’indicible rage.
Alors que le nombre de victimes augmente, une jeune Américaine, Karen, se trouve brutalement confrontée à l’horreur de cette réalité. Pour elle, il n’est désormais plus temps d’ignorer ou de fuir, il faut comprendre pour avoir une chance de survivre…

Avis :

Takashi Shimizu est un réalisateur dont le début de carrière est assez spécial, dans le sens où ce dernier pendant un peu plus de six ans va tourner essentiellement autour d’une œuvre. En 2000, il réalise un petit film d’à peine plus d’une heure, « Ju-on« . Dans la foulée, il tourne sa suite, puis deux ans plus tard, il réadapte « Ju-on« , en plus long, ce qui va donner « The Grudge« , qui sera alors un carton en salle. Takashi Shimizu tourne donc sa suite, et plus tard, c’est lui qui mettra en scène les deux remakes américains qui vont être produits par Sam Raimi.

Au début des années 2000, une vague de remakes d’horreur a débarqué dans nos salles de cinéma. « The Ring« , « Dark Water » et « The Grudge » sont tous dans la même lignée et très vite, les films sont devenus populaires. Je me souviens qu’à l’époque, on courrait en salle découvrir ces versions américaines (oui, à l’époque, le cinéma asiatique m’attirait peu). Mais plus de quinze ans plus tard, à l’heure de la redécouverte, que reste-t-il d’un « The Grudge » ? Et bien pas grand-chose finalement, le film étant une déception par rapport au souvenir que j’en gardais.

« – Il est dit, au Japon, que lorsqu’une personne meurt dans un sentiment de chagrin ou de rage, ce sentiment perdure, il s’installe dans l’endroit où ça s’est passé. Le souvenir du drame se répète sans cesse dans cet endroit et la mort s’y installe, tuant toutes les personnes qui s’approchent. Une fois que vous faites partie de son monde, elle ne vous lâche plus, c’est une certitude. »

Il y a des films qui font partie d’une époque et surtout d’un souvenir et parfois, ces films-là devraient alors ne rester que dans nos souvenirs. « The Grudge« , version Sarah Michelle Gellar, est typiquement ce genre de film. Alors toute déception gardée, le film de Takashi Shimizu se regarde et il reste, dans un sens, efficace dans son genre, mais il est vrai aussi que derrière l’ambiance, il n’y a pas grand-chose qui aujourd’hui me marque vraiment.

« The Grudge« , c’est avant tout une ambiance donc et c’est là que le film du réalisateur japonais fonctionne très bien. On remarquera le très beau travail sur le grain des images ou encore la photographie qui est certes froide, mais cela convient tout à fait à l’ambiance et au caractère du film. Très marqué dans son genre et son époque, il s’échappe quelque chose de l’œuvre qui est très plaisant à regarder et à suivre. Takashi Shimizu, si on oublie le scénario, nous livre un film qui est efficace (dans son rythme) et qui ne s’attarde pas. D’emblée, on sait où l’on va, mais c’est aussi là que le film déçoit, car si l’on ne s’ennuie pas devant « The Grudge« , on oubliera le moment de terreur qu’on avait envie de voir. Certes, l’ambiance est là, mais la peur, le frisson, et la pression, eux, ne sont pas présents et c’est dommage.

Avec « The Grudge« , on appréciera le travail qui est fait autour des fantômes et de leurs apparences. S’il est vrai que ces derniers ressemblent très fortement à tout ce que cette vague de cinéma d’horreur nippon aura l’habitude d’offrir, les fantômes de « The Grudge« , avec leurs têtes blanches, dégagent un petit truc en plus.

Mais voilà, une fois qu’on a dépassé ça, et bien finalement, il ne reste pas grand-chose à « The Grudge« . Outre les acteurs qui, hormis Sarah Michelle Gellar et surtout Cléa Duvall, ne sont pas vraiment bons, la chose qui frappe le plus à l’heure de cette redécouverte, c’est que les personnages sont totalement vides. En fait, « The Grudge » me laisse une sensation de chair à canon, offrant des morts à la pelle, mais comme les personnages sont très peu exploités, finalement on se fiche quelque peu de savoir comment ils vont mourir, car « The Grudge » est loin d’être subtil de ce côté-là et d’entrée de jeu, on sait très bien qui va y rester et qui sera la résistante.

« The Grudge » est donc une déception, car il s’avère bien moins effrayant et surtout bien moins intéressant dans son intrigue que dans mes souvenirs. Malgré tout, le film de Takashi Shimizu se regarde et séduit quelque peu de par son ambiance et son style si marquant de ces années-là. Dommage.

Note : 10/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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