Nightmare Island

Titre Original : Fantasy Island

De : Jeff Wadlow

Avec Michael Pena, Maggie Q, Lucy Hale, Austin Stowell

Année : 2020

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

L’énigmatique M. Roarke donne vie aux rêves de ses chanceux invités dans un complexe hôtelier luxurieux et isolé. Mais quand leurs fantasmes les plus fous se transforment en véritables cauchemars, les invités n’ont d’autre choix que de résoudre les mystères de cette île pour en sortir vivants.

Avis :

Jeff Wadlow est un cinéaste américain dont le nom ne vous dit pas forcément grand-chose. Moi-même, je savais que j’avais déjà vu ce nom quelque part, mais impossible de remettre un titre derrière. Pourtant, on a tous vu au moins un film de Jeff Wadlow, puisque c’est l’homme qui se cache derrière des films comme « Never Back Down« , « Kick Ass 2 » ou « Action ou vérité« . Bref, de petites séries B, voire Z, qui, on peut le dire, ne sont pas du grand cinéma.

Pour son sixième film, Jeff Wadlow a décidé d’adapter une vieille série des années 70-80, « L’île fantastique« , pour un moment de cinéma complétement absurde. Un moment de cinéma qui n’a ni queue ni tête, ni même un ventre. Gros navet qui n’arrive même pas à être un nanar, « Nightmare Island » étonne et surprend, car il ne fait que des mauvais choix et plus le film avance, plus le cauchemar annoncé pour ses personnages est finalement le cauchemar de ses spectateurs. On en ressort épuisé à force d’essayer de comprendre le fin mot de cette histoire, qui apparaît de plus en plus débile. Épuisé à force de passer outres les incohérences du film ou le jeu des acteurs calamiteux. Bref épuisé de tout.

Mr Roarke habite sur une île fantastique. Cette île a le don d’exaucer les vœux les plus fous. Un groupe de personnes vient de gagner un séjour sur l’île et par conséquent la réalisation d’un fantasme. Mais ce qui s’annonçait comme un séjour de rêve va très vite virer au cauchemar le plus sombre et chacun d’eux, en plus de lutter pour sa survie, va devoir comprendre pourquoi il est là.

« Nightmare Island« , avec son affiche tape à l’œil et son concept de base avait beaucoup d’ingrédients pour intriguer et c’est avec un certain plaisir qu’on entrait en salle, dans l’espoir de passer un petit moment d’horreur, peut-être pas marquant, mais à défaut de ça, sympathique. Le moment fut horrifique, dans le premier sens du terme…

Il est très difficile d’écrire sur le film de Jeff Wadlow tant rien ne va. On a beau chercher, mais rien n’y fait, rien ne va dans ce film.

Si l’on peut passer outre à la rigueur la photographie terne et les mises en scène molles qui traînent le film sur la longueur alors qu’il se passe beaucoup trop de choses à l’écran. Si l’on peut passer le montage parfois hystérique qui nous fatigue plus qu’autre chose. Si l’on peut passer le manque d’idées que le metteur en scène peut avoir. Franchement, le film n’a aucune ambiance, aucune scène marquante et il livre du jumpscare dans l’espoir de créer quelque chose qu’il n’a pas. Si l’on peut passer à la rigueur encore le jeu des comédiens qui n’est pas forcément le meilleur qui soit. Pourtant, Jeff Wadlow a un casting assez sympa, entre Maggie Q, Michael Pena, Michael Rooker, Lucy hale, Austin Stowell, ou encore Kim Coates.

Bref, si en étant particulièrement indulgent, on peut passer au-dessus de tout ça, malheureusement, on ne peut pas passer au-dessus de ce scénario qui est un torchon pas permis. C’est bien simple, « Nightmare Island » n’a aucun sens et il ne fait que se contredire d’une scène à l’autre et plus particulièrement vers son final, car voulant fait du twist sur du twist, le film finit par être un festival de très grand n’importe quoi. Un n’importe quoi qui trahit sa base, qui se veut mystérieuse et originale, et on se fiche totalement si ça tient la route. C’est bien simple, c’est tellement foutraque, ça ne tient tellement pas la route, ça part tellement dans tous les sens, qu’il faut le voir pour le croire. Comment on a pu laisser passer de telles incohérences ? Comment, en une scène, des personnages se trahissent au point de n’avoir plus aucun sens ? Comment c’est possible ?

Puis plus le film avance et plus ce dernier tourne au kitsch, au point qu’on en rigolerait presque, si le film ne se prenait pas tant au sérieux. Car oui, Jeff Wadlow se prend au sérieux du début à la fin de son film, persuadé qu’il tient là un concept fou.

« Nightmare Island« , c’est donc du très grand n’importe quoi. Jeff Wadlow avait une bonne idée au départ et finalement, on cherche encore cette dernière après la première demie heure de film. « Nightmare Island » n’a aucun sens, il n’arrive pas à savoir ce qu’il est et ce qu’il veut. Il se perd dans ses fantasmes et finalement, à force de faire n’importe quoi avec son histoire et ses personnages, il nous épuise. Alors même que l’année vient à peine de commencer, avec le film de Jeff Wadlow, on tient là un sérieux concurrent pour les flops de fin d’année… Bref, comme je le disais, il faut le voir pour le croire.

Note : 05/20

Par Cinéted

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