septembre 24, 2020

Birds of Prey (et la Fantabuleuse Histoire de Harley Quinn) – Bruce Hyène

Titre Original : Birds of Prey (and the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn)

De: Cathy Yan

Avec Margot Robbie, Mary-Elizabeth Winstead, Jurnee Smollett-Bell, Rosie Perez

Année: 2020

Pays: Etats-Unis

Genre: Super-Héros

Résumé:

Vous connaissez l’histoire du flic, de l’oiseau chanteur, de la cinglée et de la princesse mafieuse ?
BIRDS OF PREY (ET LA FANTABULEUSE HISTOIRE D’HARLEY QUINN) est une histoire déjantée racontée par Harley en personne – d’une manière dont elle seule a le secret. Lorsque Roman Sionis, l’ennemi le plus abominable – et le plus narcissique – de Gotham, et son fidèle acolyte Zsasz décident de s’en prendre à une certaine Cass, la ville est passée au peigne fin pour retrouver la trace de la jeune fille. Les parcours de Harley, de la Chasseuse, de Black Canary et de Renee Montoya se télescopent et ce quatuor improbable n’a d’autre choix que de faire équipe pour éliminer Roman…

Avis :

Birds of Prey et la Fantabuleuse Histoire de Harley Quinn est donc le huitième film du DC Extended Universe (DCEU). Cathy Yan reprend le personnage culte des comics, introduite à l’occasion de Suicide Squad, pour la développer dans son propre univers. Margot Robbie reprend son rôle, et est pour l’occasion accompagnée des Birds of Prey, une équipe super-héroïque 100% féminine. Et contre toute attente, Birds of Prey est un divertissement inégal, mais fondamentalement généreux.

Pas besoin du Joker

Birds of Prey s’impose comme la version féminine de Suicide Squad, en plus réussie. Le long métrage veut absolument se placer comme le vilain petit canard du DCEU. Comme le film insolent que l’univers DC mérite, au même titre que Deadpool chez la concurrence. Mais à un tel point, que Cathy Yan manque cruellement de subtilité. Elle cherche tellement à imposer son irrévérence, que ça finit par se ressentir à l’écran. Son insubordination devient donc superficielle, comme calculée, et perd donc de sa saveur. Elle est constamment en train de forcer son côté transgressif, à tel point que finalement il ne l’est plus trop. En ressort un blockbuster assez mécanique et parfois superflu.

Surtout que cette réunion super-héroïque est portée par un montage trop paresseux. Faussement surprenant, avec sa timeline volontairement confuse, façon Guy Ritchie, l’histoire est finalement cousue de fil blanc et trop prévisible pour magnifier son idée de montage hétérogène. De même, certaines vannes tombent à plat, et le climax final est assez décevant.

Heureusement, Birds of Prey regorge de qualités, notamment dans sa réalisation. L’œuvre est un divertissement définitivement pop et totalement assumé. Le récit est bourré d’autodérision et s’autorise quelques trouvailles visuelles très séduisantes. C’est le cas dans la plupart des scènes d’action, inventives et joliment réalisées. Même si ces séquences manquent parfois de violence, ne justifiant pas toujours le classement R (interdit au moins de 17ans aux États-Unis), il n’empêche qu’elles sont bien travaillées et superbement chorégraphiées. Harley Quinn brise quelques jambes pour le plaisir des yeux et des oreilles. Il y a un véritable effort sur les décors, la couleur, la lumière, permettant ainsi de proposer un film pop dans l’univers crasseux de Gotham, sans que ce soit choquant.

Harley Quinn est relativement bien écrite. Même si Margot Robbie n’est pas toujours impeccable dans le personnage, elle lui donne une approche excentrique plutôt réussie. Le personnage est fidèle à son homologue papier, brisant parfois le quatrième mur, et capable des meilleures improvisations, quelque part entre Jack Sparrow et le Joker. Birds of Prey s’encastre parfaitement dans le DCEU, se servant habilement, sans en faire des tonnes, de son univers. Les références sont logiques, assumées et ne passent jamais comme du fan-service. On retiendra également l’introduction en animation assez agréable, et surtout une véritable volonté de rendre hommage aux comics. Désir accompli, puisque Birds of Prey est fidèle aux personnages et à l’univers papier.

Ainsi, sans être incroyable, Birds of Prey est un divertissement efficace, sans prétention, plutôt bien maîtrisé. Cathy Yan a compris l’essence du genre et place son film dans le haut du panier des productions du DCEU.

Note : 14/20

Par Aubin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.