12 Heures

Titre Original : Stolen

De : Simon West

Avec Nicolas Cage, Josh Lucas, Danny Huston, Malin Akerman

Année : 2013

Pays : Etats-Unis

Genre : Thriller, Action

Résumé :

Trahi lors d’un hold-up qui a mal tourné, Will Montgomery, un voleur surdoué, vient de purger huit ans de prison. Désormais, il est décidé à tourner la page et souhaite seulement renouer avec sa fille, Alison. Mais ses anciens associés, tout comme le FBI, sont convaincus que c’est lui qui a caché les 10 millions de dollars du butin avant de se faire prendre. Pour récupérer le magot, Vincent, son ex-complice, kidnappe Alison.
Will a 12 heures pour trouver la somme s’il veut libérer sa fille. Sa seule chance de la sauver est de monter le coup le plus audacieux de sa carrière avec l’aide de Riley, une voleuse aussi sexy que futée…

Avis :

Simon West est de ces réalisateurs américains qui ne sont pas de grands réalisateurs, mais qui demeurent toutefois de bons artisans. Si bien souvent les films de Simon West ont tendance à me décevoir, je dois toutefois avouer que j’ai de la sympathie pour son cinéma, notamment parce que le mec a fait en guise de premier film « Les ailes de l’enfer« , qui est pour moi l’un de mes films préférés. Bon, depuis, Simon West n’a pas fourni que du mauvais ou pas terrible, on lui retiendra « Lara Croft : Tomb raider » ou encore le deuxième « Expendables » qui est bien le meilleur de la trilogie.

Et justement, « 12 heures« , c’est le film que Simon West réalise juste après le deuxième « Expendables » et malheureusement pour le réalisateur, on ne peut pas vraiment dire que le film soit une réussite. Si, dans un sens, il fait le taf, et on peut même lui accorder le fait d’avoir quelques idées sympathiques, pour le reste, il faudra repasser tant finalement ce thriller d’action est pauvre, incohérent, vu et revu et en bien mieux. C’est vraiment dommage.

Will Montgomery est l’un des plus grands voleurs de banques du pays. On peut même dire que c’est le meilleur. Pourtant, un soir, sur un coup qui lui aurait rapporté à lui et ses associés dix millions de dollars, Will se fait attraper et il est le seul à tomber. Sachant que sa peine serait bien plus longue s’il était pris avec l’argent, Will décide de le brûler. Will va prendre huit ans de prison et à sa sortie, l’un de ses associés qui refuse de croire que Will a tout brûlé, kidnappe sa fille et lui laisse douze heures pour lui apporter dix millions de dollars…

Bon autant le dire d’emblée, je savais où je mettais les yeux quand j’ai pris la décision ce soir-là de passer la soirée en compagnie de Simon West et Nicolas Cage. D’ailleurs, c’est bien à cause du deuxième que je me suis aventuré dans ce film, car même si ce dernier enchaine les mauvais films depuis un sacré paquet d’années, je n’y peux rien, je suis toujours intéressé par ce qu’il tourne. Puis il y avait l’idée de revoir le duo des « … ailes de l’enfer » se reformer. Mais bon, comme je le disais plus haut, « 12 heures » est loin d’être un bon film.

Si Simon West assure dans un sens du point de vue des scènes d’action, d’ailleurs, il est assez généreux, que ce soit dans le montage de son film qui a du rythme, ou encore dans ses courses poursuites, le réalisateur offre un divertissement qui n’est pas sans rappeler certains films des années 80 et sur la longue ça se tient. D’ailleurs, on ne s’ennuie absolument pas devant son film. Mais ce n’est pas pour autant qu’il est un bon film, car encore faut-il que le réalisateur tienne une histoire qui arrive à nous tenir et c’est là que le film pêche grandement. Si on peut passer sur le côté déjà-vu que peut avoir « 12 heures« , le plus difficile reste la bêtise du scénario qui ne tient pas la route. Aberration, incohérence et non-sens sont au programme de l’heure et demie que dure le film de Simon West. Si le film arrive à proposer quelques petites idées, elles sont noyées face au n’importe quoi de cette intrigue qui ne tient pas. Les personnages ont des réactions qu’on cherche encore à s’expliquer une fois le générique arrivé et au-delà de ça, ils sont tous inconsistants et émotionnellement parlant, « 12 heures » rime avec néant, tant ils sont si mal écrits qu’on se fiche un peu de ce qui peut leur arriver.

Si Nicolas Cage est droit dans ses bottes, n’en faisait ni trop ni pas assez. Si Danny Huston compose le cliché du flic qui veut coincer à tout prix son criminel repenti. Si on peut compter sur la présence de Malin Åkerman, pour les autres, ils sont bien fades et surtout peu crédibles, notamment Josh Lucas qui en fait des caisses en grand bad guy, qu’il en devient épuisant.

« 12 heures » est donc une déception. C’est même le genre de déception qui arrive à décevoir alors même qu’on n’attendait rien du film en question. S’il faut lui laisser des qualités (rythme image, BO), « 12 heures« , c’est surtout un film dépassé et c’est surtout un film auquel on a bien du mal à croire tant son scénario est parcouru de moments et décisions assez aberrantes. Bref, c’est dommage.

Note : 06/20

Par Cinéted

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