Don’t Fuck With Cats: Un Tueur Trop Viral

D’Après une Idée de : Mark Lewis

Pays : Angleterre

Nombre d’Episodes : 3

Genre : Documentaire

Résumé :

Quand la vidéo d’un mystérieux inconnu en train de trucider des chatons fait le tour du Web, des internautes du monde entier passent à l’action pour trouver le coupable. Exalté par l’attention qu’il reçoit, le tortionnaire continue à poster des vidéos encore plus dérangeantes et va même jusqu’à commettre un meurtre.

Avis :

Mark Lewis, avant de m’arrêter sur cette série documentaire, est un réalisateur dont je n’avais jamais entendu parler et pour cause, quand je me suis penché sur sa biographie, j’ai eu du mal à vraiment trouver d’où il sortait. Réalisateur canadien, Mark Lewis a commencé dans la photographie, avant de faire des illustrations cinématographiques. Actif depuis les années 90, c’est surtout dans les années 2000 qu’il devient plus prolifique, œuvrant toujours pour la télévision, et toujours dans le documentaire. Résidant aujourd’hui en Angleterre, Mark Lewis voit son champ de vision s’ouvrir, puisque son dernier documentaire est visible sur Netflix.

« Don’t F**k With Cats … » est une série dont je ne savais absolument rien quand j’ai décidé de me jeter dedans. Seul son affiche m’avait attiré l’œil et comme je suis curieux et après avoir découvert qu’elle ne faisait que trois épisodes de plus ou moins une heure, je me suis laissé tenter et quelle expérience terrifiante que cette série. Revenant sur des faits réels dont j’avais forcément entendu parler, je me suis retrouvé scotché et affolé par la tournure des événements. Magistralement imaginé et mise en scène, Mark Lewis nous offre là un bijou aux allures de thriller et très franchement, elle a tendance à hanter bien après la diffusion de ces épisodes. Je ne m’y attendais pas et finalement, c’est la très grosse claque de cette fin d’année 2019.

2010, sur Internet, un homme se filme en train de tuer deux chatons. Des milliers d’internautes sont sous le choc. Parmi ces milliers de gens, à Las Vegas, Deanna Thompson, alias Baudi Moovan, et John Green à Los Angeles, sont particulièrement touchés et surtout, ils sont déterminés à coincer cet homme. Avec d’autres, ils rejoignent un groupe Facebook pour le démasquer et le faire arrêter. Pendant près de deux ans, ce tueur de chat va les hanter, car ils le savent, ils en sont sûrs, les chatons, ce n’est qu’un début !

Tout le monde connaît cette histoire, enfin tout le monde en a entendu parler, mais est-ce qu’on connaît les débuts de l’histoire ? Personnellement non, et cette série de Mark Lewis fut alors une découverte totale et surprenante. « Don’t F**K With Cats … », c’est le genre de séries documentaires où finalement, il vaut mieux en savoir le moins possible pour se laisser surprendre par l’ampleur et les dérives de ce dont elle va nous parler.

Partant sur la traque d’un tueur de chatons, « Don’t F**K With Cats … » est une série qui va aller bien plus loin que de relater les faits qui se sont écoulés sur plusieurs années. Non, « Don’t F**k With Cats » est une série qui va transcender son sujet de base, pour livrer une série bien plus intelligente et terrifiante qu’elle n’en a l’air.

Sur le plan de l’intrigue (on va dire), la série est tout simplement affolante du début à la fin et il est bien impossible, une fois commencé, de ne pas aller jusqu’au bout. Mark Lewis, tout en livrant un documentaire passionnant, nous livre surtout un thriller de très haute volée dont j’irais même jusqu’à dire que c’est l’un des meilleurs que j’ai vu en 2019.

Un thriller palpitant et terrifiant, dont la découverte de chaque élément nous met de plus en plus mal à l’aise et à contre sens, nous rend de plus en plus accro. Jusqu’où la série va aller, jusqu’où peut-elle raconter cette histoire, comment a-t-elle eue toutes ses informations, ses images, ou encore ses confidences ?

Mais plus loin que ça, et c’est là où réside le génie terrifiant de cette minisérie, c’est que Mark Lewis à travers cette histoire immonde et le portrait qu’il dresse, questionne énormément le rapport de notre société à Internet. Mark Lewis et ses protagonistes, à travers leurs actes ou ce que le cinéaste a envie de montrer ou encore, comme je le disais à travers le portrait passionnant qu’il dresse, pose en permanence des questions qui dérangent. « Don’t F**k With Cats … » parle de la célébrité, l’envie de l’être et d’attirer l’œil, il parle des provocations, de manipulations, ou encore de l’influence du cinéma sur certains. Puis plus loin encore, avec cette série Mark Lewis questionne l’anonymat sur Internet et la vie privée, et jusqu’à quel point elle peut rester privée. La série parle de l’utilisation d’Internet, et comment on peut localiser quelqu’un avec de simples outils, comme street view et autres Google Maps. Puis il y a aussi le tribunal des réseaux sociaux, quand celui-ci s’emballe, quand celui-ci juge et accuse sur des doutes.

Bref, autant de sujets d’actualité qui, à travers cette histoire incroyable dans tous ses aspects, sont passionnants et j’y reviens car c’est le plus marquant, autant de sujets qui sont terrifiants enfin de compte.

Je m’arrêterais donc ici, car comme je le disais, il vaut mieux en savoir le moins possible non pas pour pleinement la savourer, mais pour garder un effet de surprise (on va dire) pour ceux qui comme moi, n’avaient aucune idée de là où ils mettaient les yeux. Passionnante de bout en bout, intelligente et bien pensée, « Don’t F**K With Cats : Un tueur trop viral » est l’une des dernières grandes claques de cette année 2019.

Note : 18/20

Par Cinéted

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