octobre 29, 2020

L’Art du Mensonge – Les Vieilles Canailles

Titre Original : The Good Liar

De : Bill Condon

Avec Helen Mirren, Ian McKellen, Russell Tovey, Jim Carter

Année: 2020

Pays: Etats-Unis, Canada

Genre: Drame

Résumé:

Escroc professionnel, Roy Courtnay a déjà en vue sa prochaine cible : Betty McLeish, récemment devenue veuve, dont la fortune s’élève à des millions de dollars. Dès la première rencontre entre Roy et Betty, l’arnaqueur commence par faire son numéro bien rodé de manipulateur et la veuve, visiblement séduite, semble facile à duper. Mais cette fois, ce qui avait l’air d’une simple arnaque prend l’allure d’un jeu du chat et de la souris aux enjeux de grande ampleur. Tandis que Roy et Betty découvrent des supercheries bien plus insidieuses, les voilà qui plongent dans un monde de dangers, de complots et de trahisons…

Avis:

Bill Condon est un réalisateur américain qui ne fait pas souvent parler de lui. D’ailleurs, ses films sont plus connus que son nom. Exerçant depuis la fin des années 80, cela fait plus d’une trentaine d’années que le cinéaste traverse les décennies en s’aventurant jamais où on l’attend. Thriller, comédie, drame, comédie musicale, « Twilighterie », politique, biopic, ou encore un petit tour chez Disney pour le live raté de « La Belle et la bête« … Bref, Bill Condon est un touche à tout. Et ce touche-à-tout nous revient cette année, là où on ne l’attendait pas, puisque avec « L’art du mensonge« , c’est un thriller So British que le réalisateur nous offre.

Parmi les sorties de cette nouvelle année, « L’art du mensonge » était l’un des films qui me donnait le plus envie, notamment à cause de son casting puant la classe que Condon a réuni. Puis derrière ça, le nouveau film de Bill Condon laissait imaginer un thriller très manipulateur. Un thriller fait à base d’arnaques, peut-être de crimes, qui nous mènerait en bateau du début à la fin et dans un sens, même si l’ensemble est moins fort et puissant qu’on ne l’imaginait, cet « … art du mensonge » offre bien ce que l’on est venu chercher avec en bonus, quelques surprises.

Roy Courtney est ce que l’on appelle un escroc professionnel. Avec son associé, cela fait des années qu’il arrive à mener un joli train de vie, mais malgré cela, il n’a jamais réussi le coup qui lui ferait prendre sa retraite, ou du moins le coup qui le mettrait définitivement à l’abri du besoin. Et aujourd’hui, il se pourrait bien que ce coup, il l’ait trouvé en la personne de Betty Mcleish, une veuve d’un certain âge. Roy se laisse approcher via un site de rencontre pour senior, et si de suite, une alchimie s’installe entre la veuve et l’escroc, Roy se trouve confronté à un problème, Steven, le petit-fils de Betty…

Pour son douzième film, le réalisateur Bill Condon a réuni ni plus ni moins que Helen Mirren et Ian McKellen, pour nous entraîner dans un bon jeu du chat et de la souris, certes très classique dans sa forme, mais qui nous réserve toutefois son lot de surprises, de mystères, de prédiction et de suspens.

« L’art du mensonge« , comme son titre l’indique, est un film menteur, c’est un film faux et c’est un film qui tient sur le dévoilement de sa vérité. Bon, on ne va pas se mentir, des films comme cela, on en a déjà vu, et dans un sens, on en connaît les codes, tant ces derniers ont été utilisés, mais heureusement pour nous, Bill Condon est quelqu’un qui connaît ces codes, qui les a digérés et c’est ainsi, qu’on nous livrant un film classique, il arrive en même temps à nous tenir intrigué, et presque passionné.

Ce qui fait la force de « L’art du mensonge« , c’est ce qui se cache derrière l’arnaque du personnage de Roy. Dès sa scène d’ouverture, Bill Condon nous fait comprendre que son film est plus qu’un mensonge, et qu’il va falloir se méfier de tous ses personnages, que son histoire ne sera pas linéaire.

Écrit par Jeffrey Hatcher, qui avait déjà travaillé avec le cinéaste sur « Mr Holmes« , le scénario de « L’art du mensonge » nous entraîne donc dans un film élégant et sophistiqué. Un film qui malgré le fait que l’on se doute qu’il y a bien plus, malgré le presque cliché de l’arnaqueur arnaqué, arrive à nous tenir en mystère jusqu’à la dernière minute. Logiques et cohérents, Condon et Hatcher arrivent à rendre cette intrigue crédible et c’est avec un certain plaisir qu’on se laisse prendre dans les ficelles de cette intrigue.

De plus, cette intrigue est tenue par un duo d’acteurs merveilleux. Un duo d’acteurs qui est un petit rêve en soi de les voir se donner la réplique, surtout pour ce genre de film et de rôle. Helen Mirren et Ian McKellen sont tout simplement impeccable dans la peau de ses deux vieillards qui se manipulent l’un l’autre. Et il est vrai que « L’art du mensonge« , même s’il tient un bon scénario, trouve beaucoup de sa saveur grâce à ses comédiens. Notons un rôle parfait pour Russell Tovey, qui est décidément bien trop rare au cinéma, tout comme Jim Carter.

Bill Condon est un bon artisan du cinéma, et même si l’ensemble reste très classique, dans un sens, sa mise en scène est inspirée et elle a la tension qu’il faut. On ne peut pas dire non plus qu’elle nous réserve bien des surprises. L’ensemble respecte ce que l’on est venu chercher, et en même temps, on peut en sortir avec une légère déception, car, dans un sens, on en aurait voulu bien plus. Après, reste que cet « … art du mensonge » nous tient, nous intrigue, et finalement, on se laisse prendre au jeu, c’est bien ce que l’on voulait et recherchait. À voir donc et peut-être même à revoir, histoire de peut-être découvrir quelques subtilités qui nous auraient échappé à la première vision.

Note : 14/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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