septembre 22, 2020

3 From Hell – Hellzheimer

Titre original : Three From Hell

De :  Rob Zombie

Avec Bill Moseley, Sheri Moon Zombie, Richard Brake, Matthew Willig, Daniel Roebuck, Sid Haig

Année : 2019

Pays : Etats-Unis

Genre : Thriller, Horreur

Scénario : Rob Zombie

Résumé :

Après avoir survécu à une fusillade furieuse avec la police, Baby Firefly, Otis Driftwood et le capitaine Spaulding sont en prison. Mais le mal à l’état pur ne peut être contenu. Faisant équipe avec le demi-frère d’Otis, Winslow « Foxy » Coltrane, le clan Firefly est de retour dans une tempête de meurtre, de folie et de chaos afin de trouver le chemin de la liberté

Avis :

Star incontournable de la scène du métal industriel, Rob Zombie s’est également distingué derrière la caméra pour le compte de son premier film : La maison des 1000 morts. Il faut dire que le cinéma d’horreur était déjà présent dans l’imagerie du rockeur sur scène et dans ses textes et il n’était guère si étonnant de le voir en réaliser un. Une bouffée d’air frais dans un genre qui en avait cruellement besoin, certains voient en Rob Zombie le renouveau du cinéma d’horreur et on serait tenté de leur donner raison lorsqu’en 2005, le néo-réalisateur nous propose une suite des aventures de la famille Firefly avec un film que beaucoup qualifieront de chef d’œuvre du genre : The Devil’s Rejects. Une entrée remarquable et remarquée dans le cinéma de genre et très vite, il se retrouve aux manettes du remake d’une franchise à succès : Halloween! Si le film n’est pas exempt de défaut, dans le difficile exercice du remake, il s’en tire haut la main! Sa carrière est lancée et tous les amateurs de frissons et d’hémoglobine scrutent sur internet les prochains projets du cinéaste. Et du contenu on en a eu: une suite de son remake qui, à défaut d’être cohérente avec le premier épisode, propose un film d’une rare brutalité, un dessin animé rigolo (The Haunted World of El Superbeasto), un film de sorcière soporifique (The Lords of Salem) et 31, film foutraque, pavé de bonnes intentions mais qui se révèlera plus anecdotique qu’autre chose. Voilà le constat, depuis 10 ans, Rob Zombie ne nous a rien offert de vraiment consistant à se mettre sous la dent et pour ces raisons, nous étions inquiets de le voir nous offrir une autre fin à notre famille de dégénérés préférée.

Car il est des suites que les spectateurs rêvent de voir et qu’ils ne verront jamais (coucou World War Z 2 par David Fincher), et des suites que personne n’a demandé qui nous sont proposées. Osef, dès le départ, le film nous explique que le trio Spaulding/Otis/Baby a survécu aux 247 balles qu’ils se sont ramassés à la fin de The Devil’s Rejects et que ça fait une dizaine d’années qu’ils sont en prison. Quand on se souvient qu’à l’époque de la sortie de son remake d’Halloween Rob Zombie se plaignait que dans les suites de slasher les scénaristes osaient tout et n’importe quoi pour faire revenir les personnages que l’on pensait mort, c’est assez aberrant. 

L’histoire s’apparente à une resucée de The Devil’s Rejects dans sa structure, dans certaines scènes (le home invasion fait tellement penser au motel) et aussi dans son générique de fin qui reprend carrément celui du film précédent, à tel point qu’on se demande quelle était la démarche du film. Proposer un réel baroud d’honneur à nos personnages ou clairement refaire ce qui a marché avant?

Néanmoins, tout n’est pas à jeter non plus, loin de là. Quand on matte un film de Rob Zombie, on s’attend à voir 3 choses : de la violence gratuite, de la bonne musique et des personnages hauts en couleurs. Et à ce niveau là, le contrat est rempli. C’est par moment très trash, la bande originale est très bonne et, si on regrette de voir si peu le regretté Sid Haig (déjà bien malade lors du tournage) on se réjouira cependant de découvrir le cousin, Richard Brake (Doom-Head, le clown complétement barré de 31), qui ne fait absolument pas tâche aux côtés du trippant Bill Moseley et de la particulièrement mauvaise actrice Sheri Moon Zombie.

Pour conclure, s’il n’est pas complètement raté, ce 3 From Hell arrive résolument trop tard et ne sait pas trop quoi raconter. Un dernier opus paresseux qui, s’il n’a rien d’honteux, n’a rien d’extraordinaire non plus. Dommage car on était en droit de s’attendre à mieux. C’est grossier, violent, sale et c’est tant mieux, mais où est passé la subversion?

Note : 12/20

Par Trasher

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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