Sick Note Saison 1

D’Après une Idée de : Nat Saunders et James Serafinowicz

Avec Rupert Grint, Nick Frost, Don Johnson, Pippa Bennett-Warner

Pays : Angleterre

Nombre d’Episodes : 6

Genre : Comédie

Résumé :

Daniel Glass, menteur compulsif, est bloqué dans une relation amoureuse ratée et un travail sans perspective. Lorsqu’il se fait diagnostiquer un cancer, tout le monde se met à mieux s’occuper de lui. Puis il découvre que le pire oncologue du monde, le docteur Ian Glennis, l’avait mal diagnostiqué. Il décide de garder l’information pour lui, ce qui s’avère de plus en plus compliqué.

Avis :

Sick note fait partie de ces séries comiques et déjantées, qui perturbent tout en faisant du bien, à l’image d’Insatiable, également critiquée sur le site lavisteam.fr. Sick note marque le grand retour de l’acteur Rupert Grint, que l’on avait tendance à ne plus beaucoup voir sur nos écrans. Il a laissé derrière lui son rôle de Ronald Weasley dans Harry Potter, pour s’attaquer à celui de Daniel Glass, un personnage bien plus névrosé et à qui la vie ne fait pas de cadeaux, quoique c’est à se demander parfois. Bien qu’il joue très bien son rôle, il n’est pas évident de s’attacher à un jeune homme à la morale douteuse, et aux choix tordus, qui paraît distant face aux drames qui composent sa nouvelle vie, et qui ne s’entoure pas des bonnes personnes.

Sick note ne fait pas particulièrement rire bien que nombre de critiques la dénote comme une série hilarante. Les personnages sont bien trop clichés pour plaire à tout le monde. Le médecin de Daniel, par exemple, est un homme très maladroit, rond, qui enchaîne les bêtises et les catastrophes. Il est difficile de le comprendre, et surtout de le trouver réaliste. Ses actions stupides, voire vraiment débiles, nous font souvent lever les yeux au ciel, et donnent aux scènes un aspect de dessin animé. Le spectateur intéressé et motivé prendra du temps avant de s’attacher à ce personnage au comportement comique, mais qui ne fait pas spécialement rire, surtout au début. Le téléspectateur a plutôt pitié de lui dans un premier temps.

Les gags avec le médecin s’enchaînent et donnent l’impression de mauvais sketchs. Le personnage, loin de l’intelligence que l’on attend d’un médecin, est souvent exaspérant et incompétent. A la longue, on finit par comprendre que la série ne se prend pas au sérieux et qu’il faut la visionner au second, voire troisième degré, comme un cartoon. Les personnages sont ainsi faits volontairement pour mettre en place des scènes complètement improbables. Plus on avance dans les épisodes, plus les personnages se dévoilent plus profondément, devenant plus complexes que de simples pantins. Les tendances suicidaires du docteur, par exemple, nous le font voir autrement. Une fois compris cela, et laissé une chance à l’histoire de s’installer, on prend plaisir à suivre les aventures de Daniel.

Kenny West, le second personnage le plus stéréotypé de cette saison, est plutôt lourd avec ses blagues sexistes et ses allusions qu’il ne cache jamais. Directeur de « We cover », une agence d’assurance, il est l’exemple type du patron que l’on aime détester, tant il est égoïste, égocentrique, mesquin et insensible. Tout comme le médecin, ce profil exagéré a du mal à se faire accepter au démarrage. Les personnages de cette série sont tous plus ou moins très sectorisés, très typés, comme le policier qui souhaite absolument résoudre ses enquêtes, qui est prêt à tout pour cela, et qui n’a que cette seule obsession en tête ; ou la jeune employée de We cover, à l’allure timide et mignonne, que l’on prend facilement pour une imbécile, et qui crée des inventions amusantes mais pas forcément utiles. Les personnages manquent un peu de profondeur mais cela desservirait certainement le côté comique qui est voulu.

Cela se sent dans les différentes situations. Daniel semble avoir de la chance car tout finit par s’arranger pour lui, à chaque fois. Les retournements et les arrangements sont bien amenés, même si, pour certains, le spectateur les sent venir à des kilomètres. Cependant, la maladresse du docteur, et les nombreuses erreurs qu’il commet, procurent, de temps à autre, un peu de suspense bienvenue.

Le principe de la série est plutôt génial. Daniel croit, pendant quelques heures, avoir un cancer. Il prévient sa famille, son travail, sa petite-amie, son meilleur ami et se sent complètement désemparé. Son père et sa mère, qui ne lui parlaient presque plus, se mettent à s’inquiéter pour lui ; sa petite-amie qui le délaissait, souhaite s’occuper de lui ; et son patron, qui voulait le virer, essaie de le ménager. Daniel a du mal à croire à toute la bienveillance qui l’entoure soudain. Le lendemain, son médecin lui annonce qu’il a commis une erreur et que Daniel n’a jamais eu de cancer. Pour que tous restent aussi gentils avec lui, Daniel ment à son entourage et simule un cancer qui n’existe pas. Tout ne se passe malheureusement pas très bien, et certains de ses plans tombent à l’eau. L’intrigue prend un tour étonnant rapidement, notamment quand la mort s’invite aux épisodes, et que débute une enquête policière alambiquée.

Sick note étonne par ses partis pris, ses messages peu subtils, et ses aventures délirantes. Les personnages cartoonesques, loin d’être réalistes, amènent des situations embarrassantes et farfelues, qui ne plairont pas à tous les publics.

Note : 14/20

Par Lildrille

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net