The Devil Wears Prada – 8:18

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Avis :

The Devil Wears Prada n’est pas seulement un roman et un film à la con, c’est aussi un groupe de métal hardcore qui sévit aux Etats-Unis. Formé deux ans après la sortie du livre et donc avant la sortie du film, le groupe originaire de l’Ohio a déjà fait 6 albums studios. 8 :18 est le septième album et il est sorti tout récemment. Jusque-là, rien de bien surprenant, on a un groupe de métalcore, avec un logo un peu ésotérique et un titre d’album assez bizarre. Mais le plus surprenant là-dedans, c’est qu’il s’agit d’un groupe de christian métalcore. Eh oui, nos bons amis de The Devil Wears Prada propose un métal chrétien, à défaut d’être crétin, chose très rare et qui mérite d’être soulignée. Il s’agit-là d’une preuve que la religion et le métal peuvent parfois faire bon ménage, comme le montre aussi Theocracy mais dans un style moins agressif. Car oui, The Devil Wears Prada ne sont pas des rigolos et ils balancent le pâté. Seulement, à force de trop brailler, on finit par polluer chaque pièce et on tombe dans une surenchère inutile et pénible. Alors que les critiques s’évertuent à dire que leur précédent album était leur meilleur, qu’en est-il réellement de 8 :18, le septième album de la formation qui a perdu son claviériste ?

Le skeud s’ouvre sur le morceau Gloom, qui ouvre l’album de façon convaincante. L’introduction un peu mystérieuse, rappelant un peu ces œuvres à la fois gothique et glamour, à l’univers très glauque. La pièce est énergique et très violente, les ruptures avec les infrabasses sont convaincantes, mais il réside un léger problème, les guitares sont trop discrètes et ne forment pas forcément une mélodie agréable, laissant le libre cours aux voix des deux chanteurs. Rumors, la deuxième pièce est plus construite, tout en gardant une certaine violence, avec une batterie omniprésente et une double pédale qui tabasse. Le titre est aussi plus efficace car il possède un refrain en chant clair, ce qui permet une identification immédiate. La suite sera du même acabit, suivant un schéma pré-établi, avec une introduction, des riffs violents et parfois sans grande cohérence et un chanteur qui braille. First Sight est un morceau assez efficace grâce à son refrain, mais il ne marquera pas les esprits par l’aspect technique des musiciens. On sera plus intéressé par War, un morceau dont l’introduction est plus calme, plus musicale et qui montre que le groupe est capable de faire des choses plus douces. Bien entendu, le morceau démarre par la suite de manière très puissante, mais il demeure touchant grâce à des grattes efficaces qui retranscrivent un certain désespoir. 8 :18, le morceau éponyme de l’album est le plus court du skeud et représente une sorte de transition dans l’album, avec une rythmique plus lente et un chant screamo presque désagréable. Heureusement pour nous, on peut voir que les musiciens ne sont pas des manchots avec ce morceau, même s’il demeure assez mineur. Mais c’est pour ouvrir sur le meilleur morceau de l’album avec Sailor’s Prayer, très agressif mais avec une rythmique efficace et un refrain qui rentre bien en tête. Résolument le morceau le plus complet du skeud. Care More est sympathique mais dans un style très différent, puisqu’il s’appuie presque uniquement sur du clavier et reste assez calme jusqu’à une petite explosion, ce qui fait que le morceau demeure intéressant. Par la suite, Martyrs est vraiment plus violent et ne réserve pas vraiment de surprises. Black & Blue ne marquera pas non plus les esprits car la mélodie est simple et le morceau ressemble à n’importe quel titre d’un quelconque groupe de métalcore. Transgress est plus intéressant comme morceau car il arrive à faire passer une émotion, une certaine nostalgie malgré le chant screamo du chanteur principal, ce qui en fait un titre agréable. Number Eleven et Home for Grave sont de purs morceaux de métalcore, sans grande saveur mais qui ont le méritent d’aller droit au but, même si le second titre cité est bien plus intéressant et varié. Enfin, l’album se termine avec In Heart et son intro douce mais où l’on a presque envie de dire que le guitariste frotte des cordes au pif. Un morceau dispensable.

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Au niveau du chant, le groupe se positionne sur un mélange de chant screamo et de chant clair, comme on l’entend de plus en plus en ce moment. Si le chant clair est agréable car la voix du type est plutôt sympathique, on restera plus de marbre devant le growl du chanteur principal. S’il arrive à alterner des moments plus graves que d’autres, il n’arrive pas à varier et à moduler son organe, ce qui fait qu’il possède un chant presque monocorde. Alors certes, tout cela est contrebalancé par les chants plus aigus du chanteur secondaire, ainsi que par les moments au chant clair. Mais ce qui est bizarre, c’est que les morceaux les plus marquants sont ceux qui possèdent plus de chant clair, ce qui prouve qu’il y a une trop grande différence entre les deux chants. Enfin, on peut regretter le fait que les guitares soient relayées au second plan, mettant en avant un chant screamo pas assez subtil et pas assez marquant.

Au final, 8 :18, le dernier album de The Devil Wears Prada est un album mitigé car il possède trop peu de variation et n’arrive pas à se décrocher du son violent et lourd du métalcore. Alors certes, tout n’est pas à jeter, loin de là, mais il manque un petit truc à l’album pour le faire décoller, un titre accrocheur ou une mise en avant des guitares via des solos pêchus. Bref, un album moyen.

  1. Gloom
  2. Rumors
  3. First Sight
  4. War
  5. 8 :18
  6. Sailor’s Prayer
  7. Care More
  8. Martyrs
  9. Black & Blue
  10. Transgress
  11. Number Eleven
  12. Home for Grave
  13. In Heart

Note : 11/20

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Par AqME

TrasherNote de Trasher: 12/20 Un bon album mais un peu répétitif.

MickeyNote de Mickey: 14/20

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