The 100 Saison 3

D’Après une Idée de : Jason Rothenberg

Avec Eliza Taylor, Paige Turco, Bob Morley, Marie Avgeropoulos

Pays : Etats-Unis

Nombres d’Episodes : 16

Genre : Science-Fiction, Aventure, Drame

Résumé :

Les survivants retrouvent une planète visiblement en paix. Mais cet état de grâce est de courte durée : leurs existences sont sur le point de basculer pour toujours. Lorsque de nouvelles menaces mettent à l’épreuve la fidélité des survivants, ils seront obligés de remettre en question le véritable sens de l’humanité.

Avis :

La saison trois de The 100 étonne tant elle n’a rien à voir avec les deux précédentes. L’intrigue principale de cette troisième saison tourne autour d’une nouvelle « religion », d’une nouvelle forme de vie intelligente, et d’une nouvelle manière de manipuler les esprits. Bien que le côté science-fiction s’est montré très présent auparavant, notamment grâce aux différentes intrigues se déroulant dans l’Arche, ou ses débris, cette saison amène d’autres éléments qui nous plongent davantage dans le côté anticipation de la série, que dans celui du post-apo. En effet, la présence d’A.L.I.E., une intelligence artificielle peu commune et peu encline aux discussions, change tout à fait la donne.

L’atmosphère de la série se voit grandement modifier, et ce n’est finalement pas plus mal. La saison trois continue malgré tout de se servir des éléments qui ont constitué la force de la série : les natifs sont toujours au centre de l’intrigue, comme les problèmes de survie, les différends dans les nombreux clans, ou les tensions entre les héros que l’on aime tant. Les épisodes s’enchaînent rapidement, comme les scènes d’action et les instants émouvants. Le spectateur frissonne et a du mal à s’arrêter. La saison trois de The 100 marque un tournant et une nouvelle addiction folle.

Le personnage de Clarke est plaisant à voir évoluer, et donne à saisir une autre facette de sa personnalité. Après le massacre au Mont Weather, la jeune femme souffre et réalise qu’il est difficile de supporter les conséquences de ses actes, bien qu’ils aient été tristement guidés par une logique sans faille. Moins puissante que précédemment, mais aussi moins sûre d’elle, Clarke reste malgré tout forte et espère se faire oublier quelques temps. Ses choix ont causé la mort de personnes proches et font souffrir certains de ses amis, comme Jasper, dont la perte de Maya continue de l’affecter comme si le drame était survenu la veille.

Jasper fait de la peine dans cette saison trois. Ses traits sont marqués par la souffrance, il ne rit plus comme avant, est cynique la plupart du temps, et ne croit plus en la capacité de la vie à lui apporter un quelconque moment de joie. Selon lui, tout n’est que guerres, trahisons, et morts. Sa vision perturbe car elle est fondée, cohérente et réaliste. Il ne fait plus confiance en Clarke, qu’il déteste effrontément, et qu’il ne veut plus suivre. Son surnom de Wanheda, la Commandante de la mort, lui convient parfaitement, selon lui. En plus du personnage qui est bien écrit, l’acteur joue à merveille. Le spectateur croit totalement en sa tristesse profonde. Bien qu’il n’ait pas tort, ses amis tentent de lui remonter le moral et de lui montrer que la vie mérite d’être vécue. Malheureusement, avec la mort de Maya, c’est aussi une partie de lui qui est morte avec elle.

Cette saison trois met en avant la chef des natifs, Lexa. Celle-ci est une véritable guerrière, une femme de caractère, issue d’une éducation bien particulière qui lui a inculqué que le sang coulé méritait d’être vengé également par du sang versé. La phrase « Jus drein jus daun » (littéralement : le sang appelle le sang) sonne comme un glas, et résonne également dans le corps des spectateurs qui savent que les scènes de combat qui suivront seront tout aussi terrifiantes que fascinantes. Contre toute attente, le personnage de Lexa va nous montrer une part de sa personnalité plus douce, notamment quand celle-ci sera aux côtés de Clarke, qui l’influencera d’une manière étonnante. La relation qui va en émaner se dévoile trop vite et manque cruellement de profondeur, bien qu’elle soit belle.

Le personnage de Raven n’est pas en reste dans cette saison trois. La jeune femme lutte contre A.L.I.E., qui essaie de pénétrer son cerveau, avec force et courage. L’actrice nous étonne une fois de plus et ne cesse de nous subjuguer.

L’intelligence artificielle a un drôle de message à faire passer. En effet, elle promet aux humains qu’une fois dans la Cité des Lumières, ils ne ressentiront plus de douleurs. Comment ne pas résister ? Aussi beau que cela puisse paraître, quel est le prix à payer pour ne plus ressentir de sensations négatives ?

Les messages de cette saison sont prenants et intéressants. Les autres personnages tels que John, Kaine, Abby ou Jaha, jouent un rôle majeur, et continuent de nous surprendre, chacun à leur manière. John, le survivant de la série, nous fait rire et marque des points par des remarques sensées et des réactions humaines. Différemment de nombre de ses camarades, comme Bellamy ou Monty, John pense d’abord à lui, ce qui n’est pas si illogique dans un environnement aussi hostile.

Jaha est un des personnages centraux de cette saison et il est difficile de l’apprécier dans son rôle de Messi et de prédicateur, tant il joue parfaitement bien les illuminés. Abby et Kaine essaient de gérer leur peuple, sans que cela n’ait à en pâtir sur celui des natifs, et la tâche s’avère de plus en plus difficile. Effectivement, Kane et son équipe retrouvent d’autres survivants de l’Arche, dont Pike, qui n’a pas du tout envie de faire ami-ami avec les natifs. Selon lui, ils ne sont que des barbares qui méritent de mourir. Bellamy se laisse entraîner dans cette suite d’idées macabres, après un drame personnel qui l’aura brisé. Le spectateur ne le reconnaît alors plus.

La saison trois de The 100 est un moment magique, entre guerres d’opinions, crises technologiques, conflits politiques, rebondissements multiples et lutte pour survivre. Tous les personnages sont bien écrits, changent, évoluent en bien ou en mal, souffrent et se battent pour leur liberté.

A.L.I.E. saura-t-elle les sauver ? Ou est-elle en fait le mal incarné ?

Note : 19/20

Par Lildrille

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net