All is True

De : Kenneth Branagh

Avec Kenneth Branagh, Judi Dench, Ian McKellen, Kathryn Wilder

Année: 2019

Pays: Angleterre

Genre: Biopic, Drame

Résumé :

William Shakespeare prend sa retraite suite à l’incendie du théâtre du Globe. Il retourne vivre à Stratford. Hanté par le décès de son fils à l’âge de onze ans, Hamnet, le dramaturge réexamine ses relations familiales et ses propres échecs en tant que mari et père.

Avis :

Kenneth Branagh est l’un des réalisateurs So British les plus élégants de ces dernières années. Fou de William Shakespeare, Kenneth Branagh lui a rendu pendant très longtemps hommage avec ses adaptations de « Beaucoup de bruits pour rien« , « Peine d’amours perdues« , ou encore et c’est son chef d’œuvre, sa majestueuse adaptation de « Hamlet« . Mais depuis un peu moins d’une dizaine d’années, Kenneth Branagh a eu tendance à vouloir s’aventurer ailleurs. Il ira faire un tour dans le MCU avec le premier « Thor« . Puis il ira chez Disney pour une adaptation de « Cendrillon« . Il faut aussi mentionner Tom Clancy avec « The Ryan Initiative » ou encore Agatha Christie avec « Le crime de l’orient express« . Si ces films ont eu tendance à le mettre en avant auprès d’un certain public, il faut noter qu’ils ont été bien moindres que des « Hamlet« , des « Henry V » ou encore des « Dead Again« .

Alors entre deux films à gros budget, « Artemis Fowl » et « Mort sur le Nil« , Kenneth Branagh a eu l’envie de revenir à ses sources. Avec « All is true« , l’amoureux de William Shakespeare va alors se glisser dans la peau du célèbre dramaturge pour nous raconter sa retraite du monde Londonien et de la scène. Kenneth Branagh qui campe Shakespeare, très sincèrement, l’idée relevait de l’ordre du fantasme et je ne pouvais passer à côté. Au final, malgré un film soigné, des interprétations parfaites et des réflexions intéressantes, « All is true » a du mal à se faire captivant. Un peu comme si Kenneth Branagh avait perdu de sa superbe et c’est dommage.

Le 29 Juin 1613, une date que Sir William Shakespeare n’oubliera jamais, puisque c’est le jour où le théâtre du Globe, son théâtre, a brûlé. Dévasté, cet incendie pousse Shakespeare à prendre sa retraite. Ainsi, il retourne vivre à Stratford, dans sa résidence, où son épouse et ses filles vivent. Une fois sur place, Shakespeare va alors ressasser son passé…

Rien que l’affiche de « All is true » était un argument à elle seule pour donner l’envie de découvrir le dernier-né de Kenneth Branagh. Branagh qui s’attaque aux deux dernières années de Shakespeare, là encore, ça donnait envie, et même si le film est loin d’être aussi bon qu’on aurait pu l’imaginer, il n’en demeure pas moins intéressant à découvrir pour certains de ses aspects.

Premièrement, visuellement parlant, le film est magnifique. Il n’y a rien à redire, on sent que Kenneth Branagh s’est investi et comme toujours, même dans ses mauvais films, c’est sublime. Que ce soit la reconstitution, les décors, les costumes, les maquillages, tout est beau, et surtout tout respire le travail. Du point de vue de la mise en scène, s’il est vrai que le film est mou et qu’il a du mal à se trouver, Kenneth Branagh nous gratifie de plans incroyables (l’ouverture est bluffante !), des séquences souvent intenses et une photographie superbe. On notera plusieurs scènes merveilleusement éclairées à la bougie. Bref, c’est beau !

Côté acting, là encore, le film est irréprochable. Si on pourra se plaindre d’un Ian McKellen sous exploité (tout en étant superbe dans son rôle), surtout pour le peu que le comédien a de passage à l’écran. Si l’on pourra faire la même plainte en ce qui concerne Judi Dench, il n’en reste pas moins que tout ce casting est parfait. Kenneth Branagh survole toute l’assemblée avec un charisme fou et il livre un Shakespeare touchant au possible, notamment quand le film s’attarde sur un deuil à faire en retard. Du côté des seconds rôles, il faut absolument mentionner Kathryn Wilder, qui incarne l’une des filles de Shakespeare, qui est incroyable.

Mais voilà, derrière tous ces bons éléments, Kenneth Branagh a bien du mal à nous captiver devant son film. Attention, je ne dis pas que le film n’est pas intéressant, loin de là, le scénario est même assez bon et il aborde tout un tas de sujets qui sont intéressants à leur simple évocation. Non, le souci vient principalement de la mise en scène qui a tendance à s’attarder, à traîner en longueur et à étirer beaucoup trop de moments. « All is true« , c’est aussi un souci d’émotion et d’empathie finalement. Si les comédiens sont très bons, on a du mal à vraiment s’attacher aux personnages. Il manque ce petit quelque chose qui fait décoller un film et c’est bien dommage et encore plus, sachant Branagh à la réalisation et dans la peau de William Shakespeare.

« All is true » est donc une déception, une petite déception, car si le film a de très bons côtés, de bonnes idées et des aspects vraiment intéressants, Kenneth Branagh n’arrive jamais à faire décoller son film et surtout il n’arrive pas à nous emporter et ça, c’est vraiment dommage.

Note : 10/20

Par Cinéted

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net