Terminator: Dark Fate – La Fate à la Maison

De : Tim Miller

Avec Linda Hamilton, Arnold Schwarzenegger, Mackenzie Davis, Natalia Reyes, Gabriel Luna

Année : 2019

Pays : Etats-Unis

Genre : Science-Fiction

Scénario : David S. Goyer, Billy Ray, James Cameron

Résumé :

De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières… L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité.

Avis :

Vaste sujet que celui de la saga Terminator. Si les deux premiers films ont littéralement changé le monde de la science-fiction, on ne peut pas en dire autant des 3 épisodes qui ont suivi. En effet, depuis le 3ème opus, la saga oscille entre le repompage total (Terminator : Le soulèvement des machines), le potable (Terminator Salvation) et le très mauvais (Terminator Genysis) à un tel point que, depuis quelques années, à chaque annonce d’un nouveau film de la franchise, l’engouement s’est transformé en méfiance. Sauf que cette suite semble, à l’instar du film Halloween de l’année passée, faire table rase de ces 3 épisodes et donner une nouvelle suite au chef-d’œuvre qu’est Terminator 2 – Le jugement dernier.  Avec le retour au casting du trio Schwarzenegger/Hamilton/Furlong, le retour de James Cameron (à la coécriture et à la production, mais retour quand même) et quelques bandes-annonces alléchantes, l’air est plutôt à l’optimisme.

Le film débute par des flashbacks, le discours de Sarah Connor dans T2 où elle décrit le jugement dernier. S’ensuit une séquence se déroulant un an après les événements de Terminator 2, les incrustations de visages sont bluffantes de réalisme.

Niveau casting, celle qui tient le film quasiment à elle toute seule, c’est Linda Hamilton. Celle qu’il a fallu pourtant convaincre de rempiler se montre totalement en osmose avec son personnage. Un film résolument « Girl-Power » avec Mackenzie Davis, interprète de Grace, une guerrière augmentée. Sans oublier Natalia Reyes, sorte de nouvelle « John Connor » assez crédible, qui permet au passage une belle pique à l’Amérique de Trump en faisant d’une immigrée mexicaine l’héroïne de son histoire et le dernier espoir de l’humanité.

Le seul hic au niveau des personnages, c’est paradoxalement Arnold Schwarzenegger, le visage emblématique de la saga. Pas dans son interprétation mais plutôt dans l’écriture de son personnage. Si vous avez vu T2, vous savez qu’un retour du T-800 est impossible et qu’il s’agit forcément d’un autre organisme cybernétique du même modèle et tout le problème est là: les vannes du style « I’ll be back » n’ont absolument aucune raison d’être. Sans oublier que le robot est capable d’empathie et de libre arbitre… A chacun de se poser des questions sur la crédibilité de cette nouvelle capacité. Pire, la présence du cyborg se révèle anecdotique et prouve que la saga ne se sent pas encore prête à se passer de l’aura de son interprète et use de toutes les ruses scénaristiques pour justifier sa présence.  John Connor est quant à lui aux abonnés absents alors que la présence d’Edward Furlong était confirmée en grande pompe.

Gabriel Luna, le grand méchant Rev-9, pas toujours aidé par des effets spéciaux parfois approximatifs, reste convaincant, même s’il est loin de l’aura de Robert Patrick et son intemporel T-1000.

Au niveau de la réalisation, c’est curieusement assez plat. Si l’on excepte la première (et meilleure) séquence d’action nerveuse dans l’usine, les autres semblent parfois interminables et parfois illisibles (la scène de l’avion en est un exemple parfait). Sans oublier la surenchère de ralentis si chers à Tim Miller qui deviennent très vite redondants.

Au final, ce sixème film Terminator a le bon goût d’effacer dans la timeline les épisodes 3, 4 et 5 pour offrir un spectacle percutant, à défaut d’être vraiment pertinent. Le casting féminin est clairement le point fort du film. S’il n’imprimera la rétine de personne, le film est généreux en scènes d’action et offre un spectacle simple mais efficace. Au vu de ce que nous a offert la saga Terminator depuis plus de 25 ans, on serait bien mal avisé de faire la fine bouche.

Note : 13/20

Par Trasher

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