décembre 2, 2020

Au Bonheur des Ogres

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De : Nicolas Bary

Avec Raphaël Personnaz, Bérénice Béjo, Guillaume de Tonquédec, Emir Kusturica

Année : 2013

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

Dans la tribu Malaussène, il y a quelque chose de curieux, de louche, d’anormal même diraient certains. Mais à y regarder de près, c’est le bonheur qui règne dans cette famille joyeusement bordélique dont la mère sans cesse en cavale amoureuse a éparpillé les pères de ses enfants. Pour Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel et frère aîné responsable de cette marmaille, la vie n’est jamais ennuyeuse. Mais quand les incidents surviennent partout où il passe, attirant les regards soupçonneux de la police et de ses collègues de travail, il devient rapidement vital pour le héros de trouver pourquoi, comment, et surtout qui pourrait bien lui en vouloir à ce point-là ? Benjamin Malaussène va devoir mener sa propre enquête aux côtés d’une journaliste intrépide surnommée Tante Julia pour trouver des réponses.

Avis :

Cinq ans après son premier film, le réalisateur Nicolas Bary est de retour avec « Au bonheur des ogres » qui est une bonne comédie française déjantée et barrée. J’en attendais un peu plus dans son genre et même si elle donne moins que ce que je voulais, je me suis quand même bien amusé.

Benjamin Malaussène travaille dans l’un des plus beaux magasins parisiens. Son emploi est quelque peu différent de ce que l’on a l’habitude de voir. Lui est employé pour se faire engueuler quand les clients ne sont pas contents. Il prend donc des savons à longueurs de journées et les clients qui le prennent en pitié refusent donc de porter plainte contre le magasin.

Mais voilà que le magasin, à la veille de la période de Noel, subit de mystérieux attentats et à chaque fois le pauvre Malaussène se retrouve dans les parages. Ces concours de circonstances amènent la police à se demander si Malaussène, n’en est pas l’auteur ? Notre pauvre Benjamin, aidé d’une journaliste, va alors devoir prouver qu’il n’est pas responsable. Une mission bien difficile, car Malaussène attire les emmerdes plus vite que le chiffre d’affaire du magasin augmente …

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C’est donc avec plaisir que je suis rentré pour ma première incursion dans l’univers de Daniel Pennac, qui est ici adapté par Nicolas Bary, le réalisateur des « Enfants de Timpelbach » que je n’ai toujours pas vu d’ailleurs.

Je n’ai pas lu les livres de Pennac, je peux donc me baser que sur le film lui-même et c’est un bon petit film.

Le réalisateur nous livre donc une comédie pétillante pleine de charmes et de drôleries, décalée et fun. C’est un petit festival d’aventures malchanceuses dans les rues de Paris et surtout les allées de ce beau magasin qu’on s’apprête à vivre.

J’ai trouvé l’idée de base ecellente et l’histoire qui nous est racontée est bonne. J’ai rigolé devant, c’est moins exubérant que ce à quoi je m’attendais, à la vue de la bande annonce, mais je me suis bien amusé. L’histoire se suit avec plaisir, le scénario est super chouette, les rebondissements sont bons et inattendus. Les scènes d’aventures racontées m’ont enchanté. Je trouve que la manière dont le personnage nous en parle nous fait retomber en enfance. On est vraiment à l’écoute avec l’envie de savoir la fin de son histoire. C’est frais et ces histoires permettent de s’évader, comme tout le film d’ailleurs. J’en suis ressorti avec le sourire aux lèvres.

Pour une petite comédie, j’ai été surpris de la qualité visuelle du film. C’est plein d’effets spéciaux qui n’écrasent pas le contexte et servent l’histoire. Il y a beaucoup de créativité et l’on devine que le réalisateur a tout fait pour nous offrir quelque chose de fin et de différent de ce que l’on a l’habitude de voir. C’est un peu facile, mais dans certains aspects et dans son délire, le film m’a fait penser à ce que fait Michel Gondry.

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Raphaël Personnaz qui grimpe de plus en plus ces derniers temps est très bon dans ce film. Il y joue un homme un peu dépassé par sa condition, un homme qui n’a pas d’autres choix. Le comédien est aussi drôle, par sa maladresse, que tendre dans ses choix et ses relations. Il prouve encore une fois que c’est bien l’un des espoirs du cinéma français.

On retrouve aussi au casting la belle et sensuelle Bérénice Béjo dans le rôle d’une journaliste, Guillaume De Tonquédec dans celui du directeur du magasin, Thierry Neuvic, un peu agaçant, dans le rôle d’un flic, mais très bon puisque c’est le rôle qui veut ça. Alice Pol, m’a beaucoup amusé dans le rôle d’une psychiatre. Et pour terminer le casting, il faudra compter sur la présence d’Emir Kusturica dans un petit rôle et une apparition haute en couleurs d’une Isabelle Huppert presque détestable dans son genre.

C’est donc un joli moment de cinéma que ce « Au Bonheur des ogres« . Ce n’est pas la meilleure comédie de l’année, mais c’est un film cool devant lequel on prend du bon temps, devant lequel on s’amuse, alors que demander de plus ?

Note : 13/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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