Skillet – Rise

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Avis :

Il n’est jamais évident de trouver un nom de groupe. La preuve, on a créé un collectif sur Avignon et on cherche depuis près de 3 mois un nom. Mais bon, faire un groupe de hard rock et se nommer Poêle, ce n’est pas terrible. Et pourtant, cela fait maintenant plus de 15 ans que le groupe tourne. Skillet est le résultat d’une association entre deux membres de groupes qui se sont séparés. C’est en 1996 que John Cooper, le chanteur décide de faire un groupe avec Ken Steorts. Le nom provient alors d’une boutade et lorsque le groupe sort son premier album éponyme, le succès est au rendez-vous et ils décident de l’adopter. Par la suite, le groupe va fournir plusieurs albums et le line-up va beaucoup changer. C’est en 2001 que le groupe va avoir une réelle notoriété avec Alien Youth, le propulsant en tête d’affiche dans les concerts. Asseyant son nouveau statut, le groupe propose à chaque fois des albums assez classiques, calibrés pour la radio américaine et il devient un groupe majeur de la scène hard rock et christian rock. Et oui, car le groupe est aussi parole d’évangile. C’est en 2013 qu’est sorti leur dernier effort, Rise, présentant un groupe totalement mixte avec deux membres féminins et deux membres masculins. Alors est-ce que le skeud est intéressant ?

Autant le dire tout de suite, cet album est très mauvais. N’ayons pas peur des mots, il est véritablement un navet pour tout amoureux du genre rock. Le skeud s’ouvre sur Rise, piste éponyme de l’album. Si elle fait illusion durant deux minutes, on se rend vite compte du vide qu’il y a derrière en matière de technicité et d’imagination. Riff basique, refrain peu engageant, clavier électro qui ne sert qu’à remplir des vides. Bref, ce n’est pas terrible. Mais le pire, c’est que niveau engagement et agressivité, le groupe se pose comme l’un des groupes les plus mous. Entre des ballades lénifiantes qui n’ont aucune créativité comme American Noise ou encore Salvation, des morceaux commerciaux au possible que l’on peut classer dans la catégorie rock pour fillettes avec Not Gonna Die ou bien Hard to Find, pas de doute, on est bien face à un groupe qui ne veut qu’une chose, la notoriété et du pognon. Fort heureusement pour nous, certains morceaux vont sauver l’album du vide abyssal. Ainsi Sick of it, le premier single du groupe est très énergique, entêtant et même un peu sombre. Mais on sent aussi les influences qu’il y a derrière dont notamment un certain Papa Roach. On pourra aussi prendre un petit plaisir avec Circus for a Psycho qui reste bien sympathique et propose même un solo de guitare (l’un des seuls de l’album, c’est pour dire le faible niveau du skeud !) et fait penser à du AC/DC niveau gratte, mais bon du AC/DC fatigué quand même. Niveau influence, on peut aussi retenir My Religion, qui flirte avec certains morceaux de Muse, sans en attendre l’émotion une seule fois. L’autre point qui plombe tout l’album, c’est résolument l’utilisation d’instruments qui n’ont rien à faire là comme des violons ou des pianos, qui sont vraiment mal utilisés et essayent de rendre le tout complexe alors qu’il s’agit d’une musique simpliste au possible. Enfin, on peut noter les fins de chansons qui sont les intros des morceaux suivants et qui ne servent absolument à rien à part à casser le rythme qui est déjà bien pénible.

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On peut aussi dire que Skillet possède un véritable problème de voix. Au niveau du chant masculin, on sent que John Cooper a un grain particulier, un petit vibrato bien grave au fond de la voix. Et on sent qu’il peut pousser sans aucun problème et cela fait un bel effet sur les morceaux nerveux, comme Circus for a Psycho ou Madness in Me. Mais le problème, c’est qu’il veut faire des morceaux lents et romantiques et que pour le coup, ça ne marche plus du tout. Il n’arrive pas à faire passer une once d’émotion dans toutes ses chansons, et elles deviennent pénibles à écouter, comme American Noise qui est une purge. A ses côtés, on a une chanteuse qui est insupportable. A la rigueur, elle pourrait faire des doublages pour dessins animés, mais surement pas pour chanter. Très aigue, sa voix ne colle pas du tout au rythme et au style du groupe. Et puis, elle fait un truc qui est vraiment agaçant, c’est de faire des « oh, oh » ou des « yeah iiii yeah » sur certains morceaux comme Fire & Fury, rendant la pièce insupportable à l’écoute.

Au final, Rise, le neuvième et dernier album de Skillet est une purge indicible. Allongeant les chansons le plus longtemps possible, avec un style stéréotypé et une musique calibrée pour la radio américaine, on se retrouve devant un skeud sans saveur qui ne comporte que deux pièces intéressantes. D’autant plus que certaines pièces sont tellement insupportables que l’on a envie de les passer !

  1. Rise
  2. Sick of It
  3. Good to be Alive
  4. Not Gonna Die
  5. Circus for a Psycho
  6. American Noise
  7. Madness in Me
  8. Salvation
  9. Fire & Fury
  10. My Religion
  11. Hard to Find
  12. What I Believe

Note : 04/20

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Par AqME

MickeyNote de Mickey: 08/20  Un album bâclé, c’est bien dommage.

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