Day of the Beast

Le Black Métal est un genre souvent décrié parce qu’il joue constamment sur la tangente entre ce qui est acceptable pour le commun des mortels et ce qui dérange en parlant de religion ou encore de croyances plus ou moins sataniques. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en règle générale, ceux qui font du Black Métal sont de véritables agneaux dans la vraie vie et que cette musique est une sorte d’exutoire, de défouloir, une sorte de jeu, de pied de nez à la mort que l’on dédramatise. Mais c’est aussi une musique qui dénonce à quelque part la bienséance et une culture de masse trop mercantile, où n’importe qui apparait comme un mouton. Malheureusement, le Black Métal, c’est aussi des histoires tordues entre groupes (Mayhem et Burzum sont des exemples parmi tant d’autres) qui alimentent l’image violente que la masse populaire a de ce genre de musique. De ce fait, se faire connaître dans le Black, c’est compliqué et pourtant on trouve des groupes très intéressants et à la technique irréprochable. C’est pour cela qu’on a eu envie de mettre en lumière (si on peut dire ainsi) Day of the Beast, un tout nouveau groupe français originaire de Dunkerque qui vient de sortir un EP de trois titres et dont le premier album est en cours d’enregistrement.

Ce premier Ep débute avec Bastard Jesus Christ, un titre assez évocateur quant aux intentions du groupe qui ne laisse planer aucun doute sur le genre dans lequel il officie. Se voulant résolument old school dans l’approche du Black, Day of the Beast propose un premier titre sympathique, savamment découpé dans sa structure pour ne pas ennuyer et offrant un riff puissant qui rentre vite en tête. La voix du chanteur, gutturale à souhait, parfait l’ensemble pour un premier morceau classique mais très efficace. C’est alors que surgit Perversion de Sade, avec une belle ligne de basse puis des riffs qui suivent le même rythme. Là aussi, l’ensemble fonctionne parfaitement donnant rapidement envie de hocher la tête et de suivre ce rythme efficace. Le refrain est surpuissant avec des riffs très lourds et un chant qui va beaucoup plus loin dans le cri, donnant une atmosphère suffocante alors que les couplets sont un poil plus légers avec une mélodie redondante plus intéressante. Enfin, le groupe termine son essai avec Descent Into Hell, un titre plus long, dépassant les quatre minutes et qui s’avère donc plus travaillé dans l’ambiance. C’est dark à souhait, plus lent au niveau de la rythmique tout en gardant une certaine lourdeur propre au genre.

Quoi qu’il en soit, l’ensemble fonctionne à la perfection et en seulement trois titres, le groupe montre trois facettes différentes, à savoir un morceau plutôt rapide et sombre, un titre plus long et travaillé dans son ambiance et un autre qui alterne des couplets presque légers et un refrain bien gras. En somme, Day of the Beast est un groupe très prometteur, même pour ceux qui ont des réticences avec le Black, qui se veut ici plus accessible, du moins dans les compositions, et qui, on l’espère donnera dans le même acabit lors de la sortie de leur premier album.

Par AqME

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