John Wick – Parabellum – J’en Reeves Encore

Titre Original : John Wick : Chapter 3 – Parabellum

De : Chad Stahelski

Avec Keanu Reeves, Halle Berry, Laurence Fishburne, Mark Dacascos

Année : 2019

Pays : Etats-Unis

Genre : Action

Résumé :

John Wick a transgressé une règle fondamentale : il a tué à l’intérieur même de l’Hôtel Continental. « Excommunié », tous les services liés au Continental lui sont fermés et sa tête mise à prix. John se retrouve sans soutien, traqué par tous les plus dangereux tueurs du monde.

Avis :

Après deux épisodes très appréciés, Chad Stahelski est de nouveau derrière la caméra pour mettre en scène la troisième aventure de John Wick, toujours incarné par Keanu Reeves. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça bastonne très fort dans les nouvelles aventures du mercenaire. Excommunié du Continental, tous les tueurs à gage de New York, voire du monde, sont à ses trousses.

Des prouesses visuelles et chorégraphiques extrêmement maîtrisées

La production et Chad Stahelski nous ont promis que ce troisième épisode serait le meilleur de la trilogie, surpassant aisément ses deux grands frères. Et c’est absolument vrai, il n’y a pas mensonge sur la marchandise. Les idées visuelles, les combats chorégraphiés au millimètre et les scènes d’action sont simplement renversants. Chad Stahelski met en scène un spectacle visuel impressionnant qui n’a presque (on insiste sur le presque) rien à envier aux deux The Raid. Les acteurs qui interprétaient les deux méchants de la saga indonésienne sont d’ailleurs dans John Wick Parabellum, prêts à en découdre avec Keanu Reeves. La première partie du long métrage est absolument parfaite. Chad Stahelski réalise une prouesse technique impressionnante et permanente, où les joutes s’enchaînent dans des décors variés et avec une identité créative toujours plus approfondie. Une première baston dans une bibliothèque où les livres deviennent des armes, un combat parfaitement maîtrisé aux couteaux, puis vient le moment où même les chevaux deviennent des armes, puis la superbe course poursuite en motos dévoilée dans la bande annonce, et surtout, surtout, les chiens de Halle Berry. Le début du film part en grande pompe, permettant une créativité visuelle sans limite, une variation des décors et des armes passionnante et surtout des chorégraphies tellement maîtrisées que ça en devient de l’art à l’état pur. La séquence des couteaux est du génie visuel, l’idée des chevaux parfaitement utilisée et enfin, chapeau au dresseur de chiens, qui a fait un travail remarquable. Lorsqu’ils entrent dans le champ sur les sifflements de Halle Berry, le film monte encore d’un cran, en proposant des scènes d’action inédites, où les chiens apportent des éléments jamais vus aux scènes de combat. Du début à la fin, John Wick Parabellum est extrêmement bien pensé dans son traitement de l’action et se place certainement comme le meilleur film d’action de 2019, voire depuis The Raid 2.

Une seconde partie plus paresseuse

Malheureusement, Chad Stahelski ne parvient pas à garder la barre aussi haute tout le long du film. La seconde partie est plus paresseuse malgré un rythme soutenu. Les scènes de combat deviennent plus conventionnelles, Chad Stahelski préférant asséner une armée entière à John Wick que de continuer les duels. Le long métrage se retire un peu des combats au corps à corps pour se tourner vers les gunfights qui avaient fait la renommée de la saga. Pour autant, le cinéaste, relativement fainéant, peine à trouver de nouvelles façons de renouveler ses gunfights. Tout en restant bien évidemment très divertissant, ce combat final n’est pas à la hauteur de ce qui est proposé tout au long du film. La confrontation entre Keanu Reeves et Mark Dacascos manque de piment, rattrapée par celle qui oppose Keanu Reeves à Yayan Ruhian et Cacep Arif Rahman, les deux méchants de The Raid, qui ont l’air de se balader. Un combat qui se termine par un hommage discret mais appréciable. John Wick Parabellum permet également d’agrémenter la mythologie de John Wick en développant d’avantage l’hôtel Continental, mais également l’apparition de The Adjudicator, qui se place comme la police des criminels. John Wick 3 permet de montrer la hiérarchisation qui existe au sein des malfrats new-yorkais et d’assurer l’hégémonie de la Table. Le film ne manque pas de se moquer du genre, du film policier et d’action avec un scénario qui ne s’embête pas avec des mises en situation. Plein de dérision vis à vis de son genre mais également bourré d’autodérision par rapport à la saga John Wick elle-même, ce troisième opus n’oublie pas d’être drôle. Tout en laissant bien sûr une fin relativement ouverte pour un potentiel John Wick 4, Chad Stahelski ayant frappé très fort en signant le meilleur opus de la trilogie.

John Wick 3 est une petit claque. Sa première moitié est bourrée d’inventivité et de créativité dans sa mise en scène pour donner une identité inédite aux combats. C’est superbe, magnifiquement filmé et chorégraphié. La seconde partie est plus classique mais demeure divertissante surtout dans son approche auto-dérisoire.

Note : 16/20

Par Aubin

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