La Malédiction de la Dame Blanche

Titre Original : The Curse of La Llorona

De: Michael Chaves

Avec Linda Cardellini, Roman Christou, Jaynee-Lynne Kinchen, Raymond Cruz

Année : 2019

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

La Dame Blanche. Spectre terrifiant, pris en étau entre le paradis et l’enfer, piégé par un terrible destin dont elle est elle-même l’artisan. La seule évocation de son nom sème la terreur dans le monde depuis des siècles. Quand elle était en vie, elle a noyé ses enfants dans un accès de folle jalousie, puis, dévastée par le chagrin, elle s’est jetée dans le fleuve déchaîné.
Désormais, ses larmes sont devenues éternelles. Elles sont même mortelles et tous ceux qui entendent ses appels sinistres la nuit sont maudits. Tapie dans l’ombre, la Dame Blanche s’attaque aux enfants, cherchant désespérément à remplacer les siens. Au fil des siècles, elle est devenue de plus en plus prédatrice… et ses méthodes de plus en plus terrifiantes.
Los Angeles, années 1970. La Dame Blanche hante la nuit… et les enfants.
Ignorant les avertissements d’une mère soupçonnée de violence sur mineurs, une assistante sociale et ses enfants sont projetés dans un monde surnaturel des plus effrayants. Pour espérer survivre à la fureur mortelle de la Dame Blanche, leur seul recours est un prêtre désabusé et ses pratiques mystiques destinées à repousser les forces du mal… à la frontière où la peur et la foi se rencontrent…
Méfiez-vous de ses pleurs glaçants… Elle est prête à tout pour vous entraîner vers les ténèbres. Car sa douleur ne connaît pas de répit – son âme tourmentée n’a pas droit au repos. Et il n’existe aucun moyen d’échapper à la malédiction de la Dame Blanche.

Avis :

Michael Chaves est un réalisateur pas très connu notamment parce qu’il débute dans un sens, « La malédiction de la Dame Blanche » étant son premier long-métrage. Mais malgré cela, Michael Chaves n’est pas vraiment un débutant. S’il a bien réalisé quelques courts métrages qui ont même été primé pour certains, il a surtout créé, écrit et réalisé la minisérie « Chase champion » en 2015. Notons, qu’après ce premier essai dans le « Conjuring universe », c’est lui qu’a choisi James Wan pour réaliser le troisième chapitre de « Conjuring« .

Ce qui fonctionne bien en ce moment, c’est les suites et les univers étendus, et ça qu’importe que ce soit pertinent ou non. En 2013, James Wan sortait sur les écrans « Conjuring : les dossiers Warren« , un petit film d’épouvante très bien ficelé, qui mettait en scène les « aventures » d’un couple ayant existé, les Warren. Le film fut un énorme succès et très bon James Wan, comme la Warner, sentirent qu’ils tenaient quelque chose. « Conjuring 2 : le cas Enfield » n’a alors fait que confirmer ce sentiment. Après les plus qu’oubliables « Anabelle » et « La nonne« , que je n’ai pas encore vu, le « Conjuring universe » était un peu mal et revient cette fois-ci sur le cas de la Dame blanche, mythe qu’on connait tous, et dont Michael Chaves va nous faire découvrir les origines au travers d’un petit film somme toute assez sympathique, mais loin des terreurs attendues, notamment à cause d’une réalisation plate et très, très attendu.

Los Angeles, 1973, Anna est assistante sociale et un soir, elle se rend au domicile de Patricia, mère de deux enfants qui est soupçonnée de maltraiter ses fils. Ce soir-là, Anna retrouve les deux garçons enfermés dans un placard, avec des inscriptions sur la porte. Patricia met violement en garde Anna, la suppliant de laisser encore quelques heures ses enfants dans ce placard. Anna ne l’écoutera pas et la nuit suivante les deux enfants sont retrouvés morts noyés. Le même soir, Chris, le fils d’Anna, a entendu les pleurs d’une femme toute de blanc vêtue.

« La malédiction de la Dame Blanche« , comme tout le monde ou presque, enfant, j’ai entendu parler de ce spectre et l’idée de la voir sur le grand écran m’intriguait et plus que ça, je dirais même que j’aimais cette idée et j’étais assez « impatient » de voir ce que cela pouvait rendre.

Alors si l’on est très loin des terreurs que les films de James Wan ont pu fournir, cette « … malédiction de la Dame Blanche » est quand même bien au-dessus des « Annabelle« . Pour son premier film, Michael Chaves livre un métrage simple, convenu et attendu. Un métrage qui ne prend aucun risque, qui respecte à la lettre prêt le cahier des charges qu’un tel film lui demande et si on lui reprochera son manque évident d’originalité, si on lui reprochera de trop en faire, usant et abusant de jump scares qui sont juste-là pour faire sursauter le spectateur sans vraiment de justification, si on lui reprochera d’avoir des personnages qui sont parfois terriblement cons au point de prendre des décisions plus que discutables, qui offriront par la même occasion des rebondissements, dont certains prêteront à sourire, on sera surtout étonné que dans le fond, le film de Michael Chaves fonctionne, et fonctionne plutôt bien.

Ce qui fait l’un des points forts du film de Michael Chaves, c’est son ambiance, car si le réalisateur use des jump scares, pour le reste, il maîtrise bien l’atmosphère qu’il y a dans son film, arrivant à rendre le tout assez tendu, et plus que ça, suffisamment intéressant pour qu’on se laisse porter par ce qui s’y passe. De plus, le film jouit d’une belle reconstitution, même si cet argument louable est commun à tous les films qui ressortent de cet univers.

L’intrigue que nous raconte Michael Chaves est certes simple, et l’on ne peut pas dire qu’on va être surpris par cette dernière, mais là encore, elle fonctionne bien. Ça se tient, le réalisateur emmène son film jusqu’au bout et offre dans un sens ce qu’on est venu chercher, les frayeurs en moins. A contre sens, si le scénario ne va pas nous offrir le mythe du spectre de la Dame Blanche sur le bord de la route, on appréciera les origines de cette Dame blanche.

Sixième film du « Conjuring Universe », « La malédiction de la Dame Blanche » demeure un petit film d’épouvante sympathique. On a connu mieux, c’est vrai, et il est clair que le film de Michael Chaves avait bien des ingrédients pour être meilleur, mais outre le fait qu’on ait connu aussi bien pire, « La malédiction de la Dame Blanche » fonctionne, intéresse, et dans un sens, il nous tient et c’est déjà pas mal du tout. Il ne reste pas essentiel non plus, mais si jamais vous n’avez rien d’autre de prévu, alors pourquoi pas…

Note : 12/20

Par Cinéted

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net