octobre 27, 2020

Hinokio

De : Takahiko Akiyama

Avec Masatoshi Nakamura, Kanata Hongo, Mikako Tabe, Maki Horikita

Année : 2005

Pays : Japon

Genre : Fantastique

Résumé :

A la suite d’un accident, Satoru Iwamoto, un jeune garçon de 12 ans, perd sa mère et se retrouve paralysé des deux jambes. Traumatisé, celui-ci reste enfermé chez lui et refuse tout contact extérieur. Son père, désespéré, lui construit un robot humanoïde très évolué, Hinokio, que le petit garçon peut piloter à distance. Hinokio va alors permettre au jeune garçon d’aller à l’école, de faire du sport et de rencontrer des gens sans sortir de sa chambre. Grâce à Hinokio, Satoru redécouvre le monde et peu à peu, se lie d’amitié avec les enfants de son âge et tombe même amoureux…

Avis :

Takahiko Akiyama a l’air aussi anonyme chez nous que chez lui. Réalisateur japonais de deux films seulement, Takahiko Akiyama a lâché la réalisation pour aller faire un tour du côté des effets spéciaux, travaillant sur des films qui demeurent encore inédits chez nous. Premier des deux films réalisés par Takahiko Akiyama, « Hinokio » est une œuvre qui m’intéressait puisqu’elle avait tout de la relecture moderne de « Pinocchio » et si le film de Takahiko Akiyama peut y faire allusion dans une certaine mesure, « Hinokio » est aussi très loin du film de Hamilton Luske et Ben Sharpsteen.

Intéressant, visuellement beau, même si l’ensemble a vieilli, « Hinokio » est un petit film original et touchant. Très riche dans ses thématiques, « Hinokio » souffrira toutefois d’un problème de rythme, ou encore un côté gnangnan plutôt prononcé, ce qui donne des coups de mou à l’intrigue qui nous est racontée, en plus de déplorer parfois un manque de subtilité. Bref, entre qualités et maladresses, « Hinokio » est une bonne petite découverte.

Satoru Iwamoto a douze ans, et à la suite d’un accident de voiture dans lequel il a perdu sa mère, il s’est retrouvé paralysé. Traumatisé, Satoru reste enfermé chez lui. Son père aussi compréhensif que désespéré, a fini par construire un petit robot humanoïde qui sera connecté à son fils. Ainsi, sans jamais sortir de chez lui, Satoru pourra aller à l’école et rencontrer du monde. Grace à ce robot, baptisé Hinokio, Satoru retrouve peu à peu le goût des autres et se fait des amis et peut-être même plus…

« Hinokio » est un film qui part avec une idée intéressante et surtout une idée qui peut véhiculer, on l’imagine, beaucoup de sujets et c’est bien ce que l’on va trouver ici. Très original dans son histoire, « Hinokio » est un film qui séduit par son concept et par l’écriture bienveillante avec laquelle il aborde ses sujets. Comme je le disais plus haut, « Hinokio » est un film riche. C’est un film qui parlera de la reconstruction de soi, qui parlera de la solitude, du poids, pour ne pas dire des traumatismes, du passé. C’est un film qui touchera beaucoup quand il s’attarde sur la reconstruction de son personnage, même s’il faut aussi reprocher un côté gnian-gnian et pathos un peu exacerbé. Takahiko Akiyama a du mal à doser son intrigue et le résultat, s’il n’est pas déplaisant sur l’ensemble, reste aussi assez étrange, dans le sens où parfois, le film en fera trop, et d’autrefois, il saura totalement rester dans sa mesure et toucher juste. Puis derrière la reconstruction de soi et l’ouverture aux autres, le film aborde aussi l’amour, l’amitié, la famille, ici, les relations difficiles père/fils, et bien évidemment, mais de ce côté-là, ce sera plus léger, la technologie et les avancées.

On notera aussi, toujours du côté de l’écriture, que Takahiko Akiyama se donne du mal pour créer un univers qui fasse d’un côté réaliste, tout en gardant de l’autre côté, un aspect conte moderne, un conte adolescent, entre drame et poésie, ce qui est très bien et surtout envoûtant.

Du côté de la mise en scène, c’est là que le film de Takahiko Akiyama pêche un peu. Si l’ambition du réalisateur se voit et se respire à chacun instant. Si le film est bourré d’idées qui sont bonnes, sur l’ensemble, il a pris un petit coup de vieux et le rythme n’est pas toujours juste. La mise en scène est parfois faiblarde et maladroite. « Hinokio » a un ventre mou et il a tendance à parfois trop appuyer son drame, ce qui donne un peu dans le pathos et c’est bien dommage.

Enfin, « Hinokio« , c’est d’un côté des acteurs touchants et particulièrement le jeune Kanata Hongo qui tient un rôle pas si évident que cela, et il s’en sort avec les honneurs. Puis il y a ce petit robot refait tantôt en animatronic, tantôt en effets spéciaux, qui est très attachant. Il a une bonne gueule et si, parfois, l’ensemble a pris un petit coup, ça reste quand même relativement bien fait et plaisant.

Avec ses défauts et ses qualités, sur l’ensemble, je suis content de ma découverte. Certes, « Hinokio » est loin d’être un grand film et je pense même qu’il demeure oubliable, mais rien que pour la découverte, la sincérité du film et de l’histoire, ce premier long-métrage signé Takahiko Akiyama mérite le coup d’œil pour la curiosité.

Note : 12/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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