Escape Game

Titre Original : Escape Room

De : Adam Robitel

Avec Taylor Russell McKenzie, Logan Miller, Deborah Ann Woll, Jay Ellis

Année : 2019

Pays : Etats-Unis, Afrique du Sud

Genre : Thriller, Horreur

Résumé :

Six personnes se retrouvent dans une situation incontrôlable où seule leur intelligence leur permettra de survivre.

Avis :

Adam Robitel est un réalisateur américain qui traîne dans le genre de l’horreur et de l’épouvante. Son nom est peu connu, si ce n’est pas du tout en fait, mais pourtant ses films, ou en tout cas au moins deux, on eut de la visibilité. Adam Robitel a donc tout d’abord réalisé « Le cas Déborah Logan« ,un film d’épouvante sur fond d’exorcisme sorti directement en DVD. Ensuite, Robitel a rejoint la team de James Wan en réalisant « Insidious, la dernière clé« , film qui connut donc plus de visibilité. Et enfin, « Escape Game » est sa troisième réalisation.

« Escape Game » est un film m’intéressait dans le sens où j’aimais bien son concept, mais quand on fait un film à concept, il faut aller plus loin que celui, et essayer de proposer un film, une histoire et surtout des personnages qui tiennent le coup. Adam Robitel ne fait rien de cela. Entre une réalisation faussement spectaculaire et un scénario creux, on se retrouve à suivre des personnages ô combien détestables, avec une seule envie, qu’ils meurent au plus vite pour qu’on en finisse.

Six personnes qui ne se connaissent pas sont invitées par des amis ou des proches à jouer une partie d’ »Escape Game » jugée comme l’une des plus difficiles du pays. D’ailleurs, la partie est si dure que personne n’a réussi à sortir des pièces et l’entreprise qui a inventé cet escape game offre dix mille dollars à quiconque arrivera à sortir du jeu dans le temps imparti.Ces six personnes vont découvrir que le jeu qu’il pensait trouver n’est finalement pas un jeu, et que les évènements qui s’y déroulent sont vrais…

Parfois, il faut savoir regarder de mauvais films pour encore plus apprécier les bons et bien cette phrase s’applique parfaitement au dernier film d’Adam Robitel. Et pourtant j’y croyais, j’avais envie d’y croire, mais voilà, rien à faire, « Escape Game » n’est ni fait, ni à faire. D’ailleurs, j’aurais bien du mal à savoir par où commencer tant rien ne va ici.

Concernant le scénario, le film est une aberration. Il commence par un spoil de la fin dès sa scène d’ouverture. D’emblée, Adam Robitel tease tous les morts de son film, en nous présentant le dernier survivant dans sa dernière épreuve… Ce choix est une incompréhension qui tue tout le suspens qui aurait pu avoir, et même si le film aura bien un petit twist, il ne fonctionnera pas puisqu’on le voit arriver à des kilomètres. Donc, « Escape game« , c’est une heure quarante de non-suspens. Mais le scénario ne s’arrête pas là, puisqu’il fait d’autres mauvais choix. Si l’idée était bonne sur le papier, à l’écran, ça a bien du mal à fonctionner, puisque si on outrepasse le manque de suspens, le film ose des origines story sur les personnages, mais il n’arrive pas à nous convaincre tant c’est facile et cliché. D’ailleurs, tous les personnages de ce film, en plus d’être détestables, sont de sacrés stéréotypes du genre. Dans son fonctionnement, le film s’avère répétitif à mort. Très vite, on comprend comment il marche, une pièce/un mort, et finalement, le seul bon élément qui est trouvé, ce sont les « énigmes » et le fonctionnement des pièces. Bon, bien sûr, là encore, il faut arriver à passer au-dessus de l’énormité de la chose et le tout apparaît très superficiel. Et en parlant de superficialité, tout l’intrigue, et le pourquoi du comment, est pile dans son idée et le fait que ça veut d’un coup se la jouer plus profond, avec une critique de société qui ne sait plus quoi inventer pour se divertir, est tellement mal amené que ça ne tient pas la route et c’est bien dommage, car cela aurait pu être intéressant.

Du côté de la mise en scène, là aussi, je ne serais par où commencer. Comme je le disais, les pièces sont plutôt bien trouvées, mais le film, qui se veut spectaculaire et prenant, est finalement réalisé de manière plan-plan. Tout se déroule comme cela doit se dérouler. Il n’y vraiment aucune idée de mise en scène, le film est terriblement lisse. C’est très bancal, les flashbacks sont mal amenés, les personnages sont mal amenés, et parfois le côté hystérique du film est épuisant (non mais la salle où les participants doivent utiliser une seringue, c’est une grande leçon de n’importe quoi, au point qu’on ne comprend rien à ce qui s’y passe). Bref, Adam Robitel n’arrive ni à nous tenir sous pression, ni à nous emporter aux côtés de ses participants.

Enfin, et j’y reviens l’espace de quelques lignes, mais Adam Robitel fourre ses personnages en beauté. Aucun n’est attachant. À aucun moment, on a envie de les suivre et à aucun moment, on a envie qu’ils s’en sortent. Chacune de leur mort est superficielle, c’est tape à l’œil, dans l’espoir peut-être de nous toucher, mais comme on a à faire à une belle bande de connards, ça ne fonctionne pas.

Mal tenu, mal joué, mal dirigé, aucun suspens (non mais commencer par la fin…), tape à l’œil pour pas grand-chose, avec un final on ne peut plus ridicule, finalement il n’y a vraiment que l’idée de l’ »Escape game » qui fut bonne. J’y croyais et finalement, Adam Robitel, tristement, enrichit mon flop de l’année… Bref, je préfère me refaire le « Cube » de Vincenzo Natali, qui dans son genre, est un bien meilleur Escape Game.

Note : 05/20

Par Cinéted

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