Umbrella Academy Saison 1

D’Après une Idée de : Steve Blackman

Avec Ellen Page, Robert Sheehan, Tom Hopper, Emmy Raver-Lampman

Pays : Etats-Unis

Nombre d’Episodes : 10

Genre : Super-Héros

Résumé :

En 1989, le même jour, quarante-trois bébés sont inexplicablement nés de femmes qui n’étaient pas enceintes et que rien ne relie. Sir Reginald Hargreeves, un industriel milliardaire, adopte sept de ces enfants et crée The Umbrella Academy pour les préparer à sauver le monde. Mais tout ne se déroule pas comme prévu. Les enfants devenus adolescents, la famille se désagrège et l’équipe est dispersée. Les six membres toujours en vie, désormais trentenaires, se retrouvent à l’occasion de la mort de Hargreeves. Luther, Diego, Allison, Klaus, Vanya et Numéro Cinq travaillent ensemble pour résoudre le mystère qui entoure la mort de leur père. La famille désunie se sépare cependant de nouveau, incapable de gérer des personnalités et des pouvoirs trop différents, sans même parler de l’apocalypse qui menace…

Avis :

Netflix enchaîne les séries à un rythme effrayant, voire effréné, et les très bonnes surprises s’accumulent ! La première saison de Umbrella academy, tirée de la bande-dessinée du même nom, est une perle, tant au niveau de l’histoire, que du côté des acteurs, de l’originalité des thèmes abordés et de la création d’un univers totalement dingue, qui navigue entre fantastique et science-fiction. L’atmosphère mystérieuse et mystique marque les esprits. La mise en scène est fluide et efficace et il n’y a aucun temps mort. Il est difficile de s’arrêter en cours de route tant la série est addictive. Bien que le thème soit celui des super-héros, cette saison diffère des séries du genre. Les super-pouvoirs des personnages ne sont, par exemple, pas beaucoup mis en avant la fin de la saison.  

Le premier épisode est spécial et le spectateur a du mal à cerner les personnages et le contexte. Ils sont présentés au compte-goutte et ont chacun un caractère bien trempé. Ils sont loin des clichés auxquels on les identifie et on s’y attache très vite. Le manoir dans lequel ils se retrouvent est, lui aussi, particulier et intrigant. La présence d’un intendant chimpanzé qui parle, et celle d’une femme à tout faire qui semble dater des années 60, nous plongent d’emblée dans un univers unique et inattendu.

L’élément perturbateur est tragique. Sir Reginald Hargreeves, le père adoptif, est mort. Cinq de ses enfants reviennent là où ils ont fait leurs premiers pas et se rappellent. Tous les souvenirs ne sont pas agréables. Seul Luther, le plus baraqué de tous, est persuadé que son père n’est pas mort naturellement. Ses idées d’assassinat n’atteignent pas les esprits de ses autres frères et sœurs, dont certains se réjouissent même de cette perte. Monsieur Hargreeves n’était pas tendre avec eux et les entraînait dur pour qu’ils luttent contre le crime.

Plus jeunes, les membres de l’Umbrella academy combattaient pour la justice et l’ordre et l’école était florissante. A présent adultes, les pouvoirs de nos héros semblent être de lourds fardeaux dont ils ne veulent plus. Rester des personnes différentes du commun des mortels et vivre comme tel n’est pas simple, surtout quand la fratrie n’existe plus et qu’il n’y a plus aucun soutien nulle part. Petit à petit, les enfants prodiges se sont séparés pour vivre leur propre histoire et la mort de leur père les a forcés à se revoir. Ils finissent par se rapprocher de nouveau et reformer une famille unie. Le thème de l’amour familial est très présent et joliment travaillé. Le spectateur est touché par chacune des émotions des personnages qui jouent leur rôle à merveille. Ils sont très différents les uns des autres et se complètent à la perfection.

Le personnage de Diego est plutôt sombre, calculateur et énigmatique. Très adroit, il aime se battre et se fourre dans des tas d’ennuis avec la police. Luther est plus raisonnable et considère son rôle de grand frère au sérieux. Mal dans sa peau, il doute souvent de lui et hésite avant d’agir. Allison est une femme meurtrie, au passé trouble, et à l’ambition appuyée. Fragile et forte à la fois, son pouvoir est une bénédiction comme une torture. Vanya est un prodige du violon mais ne le sait pas et ne s’aime pas. Mise de côté par son père très tôt car elle ne possédait finalement pas de pouvoirs, toute son enfance s’est réduite à regarder ses frères et sœurs de loin. Klaus est certainement le personnage le plus déroutant de la série. Ses liens avec les morts ne l’aident pas à se focaliser sur ses pensées et ses sensations. La drogue est devenue sa meilleure amie et l’apaise dans les moments difficiles. Son look de hippie et de dépravé n’aide pas les autres à croire en lui. Ses divagations et ses instants de solitude sont à la fois troublants, fascinants et amusants. Klaus est le héros de plusieurs scènes hilarantes qui restent mémorables.

Numéro 5 est le dernier enfant dont on fait la connaissance par la suite. Ce personnage est incroyable de justesse. Jeune physiquement mais vieillard dans sa tête, Numéro 5 a vécu nombre d’épreuves dont il n’est pas toujours revenu vainqueur. L’acteur est parfait : jouer le rôle d’un adulte dans celui d’un enfant et garder tout de même un brin d’innocence et de candeur demande du talent. Ses réflexions nous font souvent sourire et étonnent. Son intelligence et sa compréhension du monde vont bien au-delà de celles des autres. Le suivre dans ses démarches et ses pérégrinations est un réel plaisir. Tout en lui fascine.

L’intrigue principale prend forme doucement et s’attaque à la fin du monde, rien que ça. Cette histoire est menée de front tout du long, en plus d’autres mouvements secondaires qui sont tout aussi prenants. Chaque enfant a un passé passionnant à suivre et des affaires personnelles à régler. On est vite happés par leurs personnalités hors du commun et l’univers étrange dans lequel ils vivent. Tous les personnages sont bien développés car la série prend son temps. On ne ressent aucune longueur. Les personnages cachent tous des secrets et les énigmes ne font que se collectionner. Les informations arrivent quand il faut pour ne pas nous frustrer et les révélations sont parfaitement dosées.

La mise en scène est plutôt sombre et l’ambiance reste mystérieuse jusqu’à la fin. Certaines scènes rappellent même des images de bande-dessinées et les scènes d’action sont grandioses. Les hommages à la pop culture et aux comics sont nombreux et de qualité, comme les choix musicaux. C’est un monde dans lequel on se sent bien et qui fait du bien.

La résolution de l’intrigue n’est pas particulièrement originale mais plaît malgré tout. L’atmosphère, les effets spéciaux, les acteurs, les personnages et l’univers font le reste, dans une ambiance à la fois électrique, douloureuse, bouleversante et touchante.

Note : 19/20

Par Lildrille

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