Very Bad Dads 2

Titre Original : Daddy’s Home 2

De : Sean Anders

Avec Mark Wahlberg, Will Ferrell, Mel Gibson, Jon Lithgow

Année: 2017

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Résumé:

Dusty et Brad unissent leurs forces pour donner le meilleur Noël possible aux enfants. Mais un jour, leurs propres pères débarquent, un gros macho et un hyper-émotif, et les vacances se transforment en véritable chaos.

Avis:

Sean Anders est un réalisateur de comédies américain qui est capable du meilleur comme du plus décevant. Commençant sa carrière dans les années 2000, c’est à lui qu’on doit des films comme « Sex Drive« , « Crazy Dad« , « Comment tuer son boss 2« , « le premier « Very bad dads » et dernièrement, au cinéma, « Apprentis parents« , film qui marque sa troisième collaboration avec Mark Wahlberg. Comme vous aurez pu le constater, dans la liste de ses films, il y a de quoi prendre et de quoi laisser.

Surfant sur le petit succès du premier « Very Bad Dads« , Sean Anders nous a donc concoctés une suite qui n’était pas utile, au vu du premier qui se suffit à lui seul. Mais voilà, l’époque étant ce qu’elle est, chaque succès peut engendrer sa suite, et je dois avouer que comme le premier m’avait bien amusé et que cette suite débarque avec les arguments Mel Gibson et John Lithgow, forcément j’étais plus qu’amusé de cette idée. Je peux même dire que je m’y suis plongé sans crainte aucune, étant sûr du petit divertissement et finalement, quelle déception face à cette suite assez ratée. Une suite bien loin de l’humour absurde mais fin du premier. Ici, Sean Anders prend ses stars et les jette dans un film qui enchaîne les catastrophes dans tous les sens du terme, au point que ce qui pouvait être drôle et amusant, finit par devenir lourd, incohérent et très décevant.

Brad et Dusty sont les meilleurs amis du monde aujourd’hui. Ils ont composé la famille recomposée parfaite en tout point. Pourtant, ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que « leur fille » n’aime pas les fêtes de Noël, car elle est obligée de la fêter deux fois, un jour avec sa mère et Brad et un jour avec son père et sa nouvelle femme. Pour ne plus décevoir les enfants, les adultes décident alors de fêter Noël tous ensemble. Ce Noël-là sera particulier, puisque si le père de Brad est un habitué de la maison, le père de Dusty refait surface et autant dire qu’il est loin d’être le père et le grand-père de l’année.

Le premier film « Very bad bads » sorti en 2015 était vraiment sympathique. Sean Anders avait réuni un duo qu’on adore pour livrer une petite comédie amusante qui en plus de ça, livrait une petite morale convenue certes, mais qui faisait du bien à nos cœurs. Moins de deux après, voici donc le réalisateur de retour pour nous raconter la suite des mésaventures de Brad et Dusty, et là où ça fonctionnait dans le premier film, avec cette suite, le tout va avoir du mal à convaincre.

Si le film, dans ses grandes lignes, sent bon l’esprit de Noël, s’il a quelques moments amusants, comme beaucoup de scènes entre Will Ferrell et John Lithgow qui incarne son père, pour le reste, et bien ça va être très loin d’être folichon. Le gros problème avec « Very Bad dads 2« , c’est son scénario, ou le manque de scénario. Là où le premier était convenu et prévisible, il avait quand même ce truc d’offrir un film qui était plus qu’un enchaînement de sketches. Sean Anders, qui était derrière le scénario, proposait des situations parfois hilarantes (on rigole encore du coup de la moto par exemple), mais derrière cet humour qui faisait mouche, « Very bad dads » parlait avec une certaine tendresse des parents, des familles recomposées, du bien-être des enfants. Bref, le film, sous couvert de la comédie conne et absurde, avait un fond. Avec ce deuxième film, ce sentiment est bien amoindri, parce que le film donne l’impression de se baser uniquement sur le fait d’avoir engagé Mel Gibson et John Lithgow dans les rôles des pères. Si les deux acteurs sont bons et font leur show, le scénario et la mise en scène n’essaient pas d’aller plus loin que les gags, les vannes et les situations dans lesquelles les personnages et surtout Gibson ou Will Ferrell (le coup des guirlandes ou encore le sapin de Noël…) laissent leurs familles. On notera aussi des incohérences et des facilités d’écriture plutôt agaçantes, qui rendent l’ensemble fragile, le meilleur exemple étant tout ce qui est fait autour de la mère de Will Ferrell, ou plutôt tout ce qui n’est pas fait autour d’elle. Ce n’est pas possible de laisser un trou comme ça.

Bien sûr, tout n’est pas mauvais ou lourd, il y a bien une ou deux scènes bien trouvées, comme la partie de bowling, qui le meilleur et plus touchant moment du film. Ou encore le film qui, en plus de sentir bon Noel, réchauffe un peu les cœurs, mais pour le reste, on sent que c’est forcé, c’est aussi léger que lourd, que c’est écrit à la va-vite et filmé à la va encore plus vite, histoire de surfer sur le succès du premier, qu’il ne faudrait pas oublier.

Sur l’ensemble, ce deuxième film se regarde et parfois, il peut même amuser et toucher, mais dans l’ensemble, « Very bad dads 2 » est clairement une déception. Pas d’écriture ou si peu, pas de mise en scène ou si peu, des gags lourds, une histoire prévisible au possible et sans réelle profondeur. Bref, une belle déception. Sean Anders, il faut en rester là.

Note : 08/20

Par Cinéted

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