Quand tu Descendras du Ciel – Gabriel Katz

Auteur : Gabriel Katz

Editeur : Le Masque

Genre : Thriller

Résumé :

C’est encore Noël. Comme toujours, Benjamin Varenne galère. Comédien, beau gosse, séducteur invétéré, il a tout pour lui… sauf le succès. Cette fois, il se retrouve ouvreur à l’Opéra pour les fêtes, un petit boulot en apparence plus tranquille que son ancien job de Père Noël aux grands magasins. Mais en volant au secours d’Ophélie, une jolie ballerine agressée par un fan à la sortie du spectacle, il ne sait pas encore – même s’il s’en doute un peu – qu’il va au-devant de très gros ennuis.
Harcelée par un admirateur fou qui la traque sur le net, la danseuse panique. Elle se sent épiée, suivie, jusque dans les couloirs sombres de l’Opéra… Benjamin, sans réfléchir, s’engage à le protéger, en se faisant passer pour ce qu’il n’est pas : un ancien des services secrets. Il n’en faudra pas moins pour affronter un psychopathe, des traîtres, des tueurs, des amoureux éconduits, des jaloux, et des mafieux chinois spécialisés dans le trafic de femmes…

Avis :

Quand tu descendras du ciel est un roman plaisant à lire, addictif, sans aucun temps mort et qui fait irrémédiablement du bien. Les situations sont cocasses, font rire et sourire à la fois, et sont toujours inattendues. Les personnages n’ont pourtant rien de drôle et tout y est crédible. L’écriture est également sérieuse et va droit au but. L’effet comique est misé sur l’agencement des paramètres d’une situation particulière. L’environnement, le contexte, les ennemis, le timing, l’équipement… Tout est mis en œuvre pour déstabiliser notre héros. Pourtant, à chaque fois, l’aventure se termine bien pour lui et ses compagnons, notamment grâce à des éléments inopinés et bien trouvés, auxquels on n’aurait pas pensé.

Benjamin, le protagoniste principal est très attachant. Dès les premières lignes, on le sent sincère, affectueux et débrouillard. Son rêve de comédien est mis à mal et le succès n’est pas du tout au rendez-vous. Il ne veut tout de même pas lâcher l’affaire et s’acharne pour réussir. Un chapitre après l’autre, on le découvre plus avant : geek sur les bords, séducteur, beau parleur, aventureux et prêt à tout pour les yeux d’une belle jeune femme. C’est finalement quelqu’un qui nous ressemble, un jeune homme simple qui cherche à s’en sortir et qui est attiré par les mauvaises personnes. L’argent ne tombant pas du ciel, il enchaine petit boulot sur petit boulot pour boucler les fins de mois. Et c’est en vigile qu’on le retrouve, vigile pour l’Opéra de Paris, à vérifier les sacs à l’entrée et à s’exaspérer contre ceux qui ne veulent pas collaborer.

Noël n’est pas une bonne période pour notre héros. Cela ne le rend pas spécialement heureux et c’est toujours à ce moment précis que lui arrivent de bien mauvaises choses. Cette fois-ci ne fera pas exception. C’est ainsi qu’il rencontre Ophélie, une danseuse émérite de l’Opéra de Paris. Il apprend qu’un fan hystérique la pourchasse sans relâche, lui envoyant des photos d’elle dans la rue ou en compagnie d’autres hommes.

Sous le charme et parce qu’il espère qu’Ophélie lui tombera dans les bras, Benjamin lui promet de l’aider à arrêter ce malade et se présente comme un ancien des forces spéciales, bien rôdé. Ainsi, il n’hésite pas à la suivre partout pour lui éviter les mauvaises surprises. Il la ramène chez elle après les répétitions ou les spectacles, va manger avec elle, essaie de se cultiver pour enrichir les conversations, etc. Il joue vraiment le jeu du garde du corps parfois et ce, d’une manière toute attendrissante, inconsciente et totalement bénévole. Il veut tout faire pour lui plaire, quitte à ne plus pouvoir payer son loyer, et c’est craquant ! Tout ne se passera pas malheureusement comme prévu.

Tel est pris qui croyait prendre : le comédien joue si bien son rôle pour sa princesse en détresse qu’il est embauché par une grande fortune pour protéger Ophélie lors d’un voyage à Venise ! Benjamin n’en revient pas et ce sera là-bas que tout va se gâter. On suit alors notre héros dans ses courses-poursuites au bord de l’eau, dans ses conflits avec la mafia italienne, dans ses traques aux fans hystériques et dans ses évasions pour échapper à de vraies brutes armées jusqu’aux dents. Benjamin se fourre dans les ennuis jusqu’au cou, en voulant simplement bien faire et montrer à Ophélie qu’elle compte pour lui. Mais c’était sans compter la présence de la fameuse fortune généreuse qui marche constamment au bras de la jeune femme et qui semble l’attirer bien plus qu’un simple gentil protecteur servant.

L’histoire d’amour n’est pas du tout mise en avant et c’est tant mieux. L’action est mise au premier plan d’une jolie manière. On ne s’ennuie pas, l’histoire avance vite et tout s’enchaîne. Les descriptions ne laissent rien au hasard et chaque mot est bien choisi. Le rythme est soutenu tout du long et tout coule de source. L’intrigue prend un nouveau tournant avec un rebondissement inattendu qui complique grandement la situation en menaçant la vie de notre héros. L’humeur tantôt maussade, tantôt bagarreuse de Benjamin est agréable à suivre, comme ses déboires, pour la plupart hilarants. Les situations comiques se multiplient à Venise, alternant avec des passages dignes des plus grands récits d’espionnage. Benjamin s’en sort magnifiquement bien et la fin est touchante.

Les ambiances de noël, de Venise et de Paris sont très bien retranscrites. On s’y croirait vraiment ! L’auteur nous fait même découvrir le monde de la danse classique et son impitoyable concurrence. A travers les larmes et les combats personnels d’Ophélie, le lecteur se surprend à imaginer un univers sans pitié où tout est permis pour prendre la place de l’autre et où certains fans sont prêts à tout pour approcher leurs idoles. Une ambiance apocalyptique que Benjamin n’aurait jamais dû approcher… quoique.

Quand tu descendras du ciel est un divertissement captivant, attendrissant et qui ne laisse pas indifférent devant la qualité de l’intrigue, la profondeur et la crédibilité des personnages, et des scènes d’action proposées. Il fait aussi rire et certaines scènes sont d’une drôlerie désarmante. C’est un roman qui détend et qui fait oublier tout le reste.

Note : 18,5/20

Par Lildrille

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