Ralph 2.0 – Casse l’Internet!

Titre Original : Ralph Breaks the Internet

De: Rich Moore et Phil Johnston

Avec les Voix Originales de John C. Reilly, Sarah Silverman, Bill Hader, Gal Gadot

Année : 2019

Pays : Etats-Unis

Genre : Animation

Résumé :

Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’Internet. La Toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Rapidement dépassés par le monde qui les entoure, ils vont devoir demander de l’aide aux habitants d’Internet, les Netizens, afin de trouver leur chemin, et notamment à Yesss, l’algorithme principal, le cœur et l’âme du site créateur de tendances BuzzzTube…

Avis :

Rich Moore est de retour, cette fois accompagné de Phil Johnston, pour la suite de Les Mondes de Ralph. Ralph la Casse et Vanellope reviennent cette fois pour affronter l’internet. Le nouveau Disney animation est dans la continuité du premier film et surpasse même l’original. Critique.

Une suite innovante

Ralph 2.0 est la première suite animée de Disney depuis Fantasia 2000 en attendant La Reine des Neiges 2. Tandis que le premier opus demeurait un peu timide, notamment dans ses références, mais également dans son univers restreint, la suite prend le parti pris d’aller au-delà du monde de Ralph pour l’insérer dans l’internet. Ainsi Rich Moore rectifie le tir en offrant l’univers que mérite le concept du film. Après tout, Ralph c’est un peu le Ready Player One version animée. Un long métrage qui permet des références dans tous les sens. Et finalement, le premier film était paradoxalement trop timide sur les clins d’œil. Cette fois, avec l’univers sans limite d’internet, on a de quoi s’amuser. Car en effet, Rich Moore a des idées rayonnantes pour matérialiser les différents éléments du web. Il met en place une palette géniale de personnages qui sont les représentations de la toile. Ralph 2.0 met en place un monde fourni et féerique qui met en scène une série de détails et de personnages en tout genre. Le film joue avec les codes de l’internet, ses sections, du dark web à Google en passant par Amazon, et crée une anthropomorphisation des spams, des mails, des virus, et tout ce qui va avec. Le long métrage assume enfin son origine et permet de montrer un monde totalement hallucinant. Le film trouve sa quintessence de la référence quand il s’auto-parodie avec l’univers Disney dans lequel les personnages iront faire un tour. Une séquence géniale qui met en scène les princesses Disney, l’univers Marvel et Star Wars avec énormément d’humour. A tel point que même Stan Lee a le droit à son traditionnel caméo. Tout un passage méta passionnant. Bref, visuellement ébouriffant et très fourni, Ralph 2.0 a beaucoup plus d’ambition que son prédécesseur.

Une intrigue assez classique

Malheureusement, malgré ses prouesses visuelles, le long métrage demeure relativement classique dans son traitement. Les personnages sont relativement caricaturaux et l’intrigue n’est finalement pas passionnante. Elle demeure en tout cas très banale. Elle développe la relation entre Ralph et Vanellope qui évolue avec l’ouverture au monde. Le propos n’est pas stupide, et ce qu’il représente est empli d’émotions, mais le traitement demeure relativement conventionnel. Ralph 2.0 démontre comment l’ouverture sur le monde, la découverte et l’apprentissage permettent d’apporter une nouvelle vision de l’existence. Nos concepts évoluent, notre façon de voir les choses aussi, de nouveaux éléments extérieurs changent notre moi intérieur. C’est ce qui va arriver à Vanellope, qui va découvrir de nouveaux amis et délaisser Ralph. Ce dernier a peur du changement et refuse de la laisser partir. Ralph 2.0 permet toute une étude du temps qui passe, de l’amitié, mais également de l’appartenance. Le film d’animation démontre que les choix, le conditionnement, ou encore l’ambition sont des éléments cruciaux au développement et qu’ils varient d’une personne à l’autre. Malheureusement, le dernier acte s’enferme dans une surenchère visuelle fatigante, qui manque cruellement de vision textuelle et visuelle.  

Une suite plus réussie que l’original, qui permet enfin aux personnages de quitter leur routine et de découvrir un monde infini : l’internet. Le potentiel du concept est enfin effleuré grâce à des idées de matérialisation passionnantes. Ralph 2.0 trouve sa quintessence dans sa courte séquence au château de Disney. Dommage que le propos soit parfois enfantin et le dernier acte ennuyeux.

Note : 15/20

Par Aubin

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