Doctor Who Saison 11

D’après une Idée de : Russel T. Davies, Steven Moffat et Chris Chibnall

Avec Jodie Whittaker, Bradley Walsh, Tosin Cole, Mandip Gill

Pays : Angleterre

Genre : Science-Fiction

Nombre d’Episodes : 10

Résumé :

Extraterrestre de 900 ans, le Docteur est un aventurier qui voyage à travers le temps et l’espace à l’aide de son vaisseau, le TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), qui, pour mieux s’adapter à l’environnement, a l’apparence d’une cabine téléphonique. Le Docteur voyage en compagnie d’une jeune fille. Ensemble, ils font de nombreuses rencontres sur les diverses planètes qu’ils explorent…

Avis :

Après plusieurs années d’absence des télévisions, la cultissime série « Doctor Who » reprenait du service sur la BBC avec Russell T. Davies aux commandes. Après de bons et loyaux services, Russell T. Davies a laissé sa place à Steven Mofffat à partir de 2010. Pendant sept ans, Moffat va faire vivre au Doctor et ses compagnons des aventures incroyables, mais il fut aussi le temps pour Moffat de raccrocher et voici qu’arrive sur l’échiquier Chris Chibnall, scénariste et producteur télé, qui a déjà travaillé sur la série ainsi que sur la série « Torchwood« . À noter que c’est lui qui se cache derrière la série « Broadchurch« .

Comme toujours chez « Doctor Who« , un Doctor n’est jamais acquis pour de bon et il fut arrivé le temps où Peter Capaldi a dû rendre le costume. Pour ma part, je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal à me faire à Peter Capaldi, mais petit à petit, l’oiseau avait fini par faire son nid et c’est attristé, mais aussi curieux de la suite, que j’ai dit au revoir à ce vieil ébouriffé. Oui, curieux de la suite, très curieux, car après cinquante-cinq ans d’existence, la plus vieille série du monde s’apprêtait à avoir le changement parmi les changements, puisque Peter Capaldi a laissé sa place à Jodie Whittaker

Et après quelques épisodes, que vaut cette version au féminin de « Doctor Who » ? Et bien malheureusement, j’en ressors quelque peu déçu par cette nouvelle saison. Une saison qui s’est révélée être bien peu captivante et palpitante, ce qui est dommage, car en contrepartie, le choix de Jodie Whittaker s’est révélé lui très bon…

Le Doctor vient de se régénérer et la plus grande des surprises lui tombe dessus, puisque aujourd’hui, il revient sous les traits d’une femme. Séparé de son Tardis, le Doctor atterrit dans un train près de la petite ville de Sheffield. C’est ici qu’elle va faire la connaissance de Ryan et Yasmine, deux jeunes gens qui sont en proie à une créature venue de l’espace. Très vite, le Doctor prend tout en main et va tout faire pour percer ce nouveau mystère.

J’étais très curieux et impatient de découvrir les nouveaux traits et toutes les nouvelles directions que « Doctor Who » pouvait proposer avec l’arrivée d’un côté du créateur de « Broadchurch » (série qui est clairement une petite bombe, pile comme les bristish savent les faire) et de l’autre l’arrivée de Jodie Whittaker, et le résultat n’est pas si convaincant que ça et c’est bien dommage.

Il y a quatre ans de cela, quand il a fallu dire adieu à Matt Smith pour passer à Peter Capaldi, je dois avouer que le changement fut rude et même si la série offrait toujours des aventures merveilleuses, il a fallu s’attacher à ce vieil ébouriffé, bien plus dur que les autres Doctor. Là, pour l’arrivée de Jodie Whittaker, c’est tout l’inverse qui s’est passé. Elle est brillante, attachante, amusante, et pile comme on avait envie de la découvrir. Surtout après un premier et excellent épisode d’ouverture, qui en plus d’être bien fichu dans son intrigue, nous offrait tout un tas de nouveaux personnages, futurs compagnons attachants de ce nouveau Doctor. Mais voilà, une fois passé cette découverte, cette saison va se révéler bien inégale, oscillant entre l’excellent et le banal au possible, voire même le mauvais.

Le souci avec cette nouvelle saison, c’est qu’elle manque de souffle, d’aventures épiques et surtout d’une trame qui relie un peu tous les épisodes, ou du moins une partie des épisodes. Si la saison s’ouvre de manière très forte avec trois épisodes sublimes, pour la suite, c’est un peu plus mitigé, offrant finalement un épisode sur deux qui est intéressant. Une déception qui est encore plus poussée par le fait qu’on trouve Chris Chibnall aux commandes. Alors bien entendu, on appréciera énormément des épisodes comme « The Witchfinders » ou « Kerblam !« , ce qui fera la moitié de la saison, mais pour le reste, c’est bien peu convaincant. L’épisode « Arachnids in the UK » est ridicule au possible, « The Tsuranga Conundrum » et sa petite bête qui dévore les vaisseaux est oubliable, « Demons of the Punjab » tire un peu sur l’abus, et le final « The Battle of Ranskoor Av Kolos » est assez frustrant dans le sens où d’un côté, il est sympathique à suivre, surtout qu’il offre un lien avec un autre épisode, mais en même temps, il conclue la saison et n’offre aucune fin. Chris Chibnall se trouve donc très inégal à l’écriture de cette saison et heureusement, il reste alors Jodie Whittaker et ses nouveaux compagnons qui sont attachants et intéressants. Des compagnons avec lesquels la série abordera de bons sujets comme le racisme, les liens familiaux, le deuil, la vengeance… Bref, ce côté-là, la série est riche et intéressante.

Je ressors donc mitigé de cette nouvelle saison et de tous ces changements. Moins intéressante dans certains de ses épisodes, il lui manque aussi clairement du souffle et du cool. Entre bons et mauvais moments, cette saison se regarde, marquera sur certains épisodes et se fera oubliable sur d’autres. On espère simplement que pour la douzième saison qui n’arrivera qu’en 2020, Chris Chibnall nous réserve un voyage bien plus intense, riche, beau et bon.

Note : 11/20

Par Cinéted

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