Mowgli – La Légende de la Jungle

Titre Original : Mowgli : Legend of the Jungle

De: Andy Serkis

Avec Rohan Chand, Andy Serkis, Benedict Cumberbatch, Christian Bale

Année: 2018

Pays: Etats-Unis

Genre: Aventure

Résumé:

Le film s’attache au parcours de Mowgli qui, enfant, est élevé par une meute de loups au cœur de la jungle indienne. Tandis qu’il apprend les lois souvent âpres de la jungle, sous la responsabilité de l’ours Baloo et de la panthère Bagheera, Mowgli est accepté par les animaux de la jungle comme l’un des leurs – sauf par le terrible tigre Shere Khan. Mais des dangers bien plus redoutables guettent notre héros, au moment où il doit affronter ses origines humaines.

Avis :

Après la version de Jon Favreau, une nouvelle adaptation de Le Livre de la Jungle vient également de voir le jour, mais sur Netflix. Andy Serkis, l’inoubliable Gollum, est le réalisateur de cette nouvelle version sobrement intitulée : Mowgli. Le long métrage réunit encore une fois un impressionnant casting vocal composé de Andy Serkis, Benedict Cumberbatch, Christian Bale, Cate Blanchett, Naomie Harris et Eddie Marsan. Et même si le film ne peut éviter toute comparaison avec l’autre version sortie le 13 avril 2016, il demeure sensiblement différent.

Une adaptation plus dark pour Netflix

La version de Jon Favreau était d’une beauté sidérante. Les effets spéciaux étaient somptueux et permettaient de parfaitement animer les différents animaux de la jungle. Le casting vocal était également de premier ordre, et le long métrage était maîtrisé. A tel point que Disney a confié l’adaptation live de Le Roi Lion à Jon Favreau. Pour autant, Le Livre de la Jungle ne prenait pas énormément de risques, préférant coller avec le film d’animation et rester tout public. Andy Serkis, et sa version pour Netflix, est plus sombre et viscérale.

L’animation cherche à être plus réaliste, plus sombre. Elle dérange presque le spectateur tant le visage des animaux est perturbant, comme si ces derniers avaient en réalité des yeux d’humains plutôt que ceux de leur propre représentation. C’est le rendu de la motion capture, dont Andy Serkis estle roi, puisqu’il l’a popularisé avec son rôle de Gollum. Les enjeux sont plus matures, puisque Mowgli essaye de trouver son équilibre entre les animaux de la jungle et les hommes, totalement délaissés dans la version Disney. Shere Khan est moins présent que dans l’autre film et n’est finalement pas la menace principale. Celle-ci se matérialise par l’occidentalisation d’un monde via un chasseur téméraire et destructeur. Les animaux ne sont que des pions servant une histoire plus globale centrée sur la déforestation, la pollution et l’urbanisation de masse.

Bien évidemment, pas de chant dans cette version. Exit les chansons bonne enfant, et les rimes Disney. Mowgli se veut irrémédiablement plus sombre et plus réaliste. Pas de roi Louis donc, mais une armée de singes féroces, pas de gros incendie mais une confrontation simple et parlante avec un chasseur, pas de « il en faut peu pour être heureux » mais une noirceur pessimiste. Mowgli cherche d’avantage à coller aux histoires de Kipling qu’aux joyeusetés de Reitherman. Malgré quelques longueurs en deuxième partie, Mowgli permet de voir l’histoire sous un autre angle, et Serkis prend quelques risques notamment dans le visuel, que ce soit via la motion capture dérangeante, ou dans l’hypnotisation de Kaa, beaucoup plus inventive que dans la version de Favreau.

Mowgli est donc une version plus dark et plus ambitieuse que celle de Jon Favreau. Andy Serkis insère des enjeux et des questionnements plus matures autour de l’appartenance, des origines, de l’occidentalisation et de la rébellion. Les symboliques sont pertinentes, tandis que le visuel est presque aussi beau que la version Disney. Une chose est sûre, pas de chanson, mais plus de frissons.

Note : 14/20

Par Aubin

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