The Hours

De : Stephen Daldry

Avec Ed Harris, Meryl Streep, Julianne Moore, Nicole Kidman

Année: 2003

Pays: Angleterre, Etats-Unis

Genre: Drame, Romance

Résumé :

Dans la banlieue de Londres, au début des années vingt, Virginia Woolf lutte contre la folie qui la guette. Elle entame l’écriture de son grand roman, Mrs Dalloway.
Plus de vingt ans après, à Los Angeles, Laura Brown lit cet ouvrage : une expérience si forte qu’elle songe à changer radicalement de vie.
A New York, aujourd’hui, Clarissa Vaughn, version moderne de Mrs Dalloway, soutient Richard, un ami poète atteint du sida.
Comment ces histoires vont-elles se rejoindre, comment ces trois femmes vont-elles former une seule et même chaîne ? La littérature est si puissante qu’un chef-d’œuvre peut, par-delà les époques, modifier irrévocablement l’existence de celles qui le côtoient.

Avis :

Stephen Daldry est un cinéaste anglais que j’aime énormément, parce que « Billy Elliott« , et puis parce qu’il a toujours su offrir de très bons films. À l’heure où il sort « The hours« , Stephen Daldry n’a qu’un seul film à son actif et ce n’est pas n’importe lequel, puisque le réalisateur a réalisé l’un des films les plus cultes d’Angleterre, et personnellement, que je considère comme un chef-d’œuvre, c’est-à-dire « Billy Elliott« . À l’époque, et c’est toujours d’actualité, le film était entré dans le panthéon des films qui allaient me suivre pour des années. J’attendais donc le second film de Daldry avec impatience et je me suis encore fait des frissons pendant cette séance. Incroyable, bouleversant, une claque, palpitant, vibrant, puissant, je n’ai pas assez de mots pour décrire quinze ans après sa sortie la fascination et les émotions que ce second film de Stephen Daldry peut me procurer.

Bijou d’écriture et mise en scène d’une richesse incroyable, avec « The hours« , Stephen Daldry entremêle les destins de trois femmes à trois époques différentes et le réalisateur nous tient jusqu’à son chapitre final. C’est beau, c’est profond, c’est intelligent, musicalement c’est puissant et que dire de ce casting, si ce n’est qu’il touche la perfection ! Bref, vous l’aurez compris, « The hours » est un film un peu particulier pour moi, et je crois bien que toute objectivité après cet énième visionnage (qui est encore loin d’être le dernier) a eu raison de moi!

Trois époques, trois femmes, et chacune vit un mensonge. Trois femmes connectées à travers le roman d’une écrivaine. Trois femmes dont cette journée qui apparaît comme toute autre, va finalement être l’une des plus cruciales de leurs vies. Une journée qui va changer et affecter leurs destins à jamais.

Il va être difficile d’écrire quelques lignes sur « The hours » de Daldry sans tomber dans le fanboy et l’excès comme je viens de le faire déjà plus haut. Adapté du roman homonyme de Michael Cunningham, pour son deuxième film, le réalisateur britannique Stephen Daldry livre-là son meilleur et surtout son plus beau film. Le réalisateur nous a livrés du très bons depuis, « The Reader« , « Extrêmement fort et incroyablement près« , mais jamais il n’est parvenu pour l’instant à la simplicité et la force de ce « The hours ».

« The hours« , c’est tout d’abord un coup de génie dans son scénario. « The hours« , comme vous l’aurez compris, est un film qui mélange ses intrigues à plusieurs époques pour nous raconter trois femmes, trois quotidiens, trois « paraître » et trois vérités qui ne sont que mensonges finalement. Ce qui est incroyable avec « The hours« , c’est la facilité que son réalisateur a de croiser ces histoires qui sont assez complexes, puisque son film est une redoutable plongée dans la psychologie humaine et pourtant, jamais Stephen Daldry ne se perd, ou nous perd. « The hours » est profond, mais clair, il est compliqué, il demande un effort pour clairement en comprendre toutes les subtilités, les nuances et les métaphores (aujourd’hui encore, je découvre encore des éléments) et pourtant, jamais il ne se fait pesant, jamais il ne nous laisse sur le carreau. Il y a des films qui sont comme des évidences, il y a des films portés par une grâce et « The hours » en fait partie.

Comme je le disais, « The hours » est un film riche. C’est un film qui porte tout un tas de sujets, aussi différents qu’ils sont forts et intéressants. « The hours« , c’est un film qui aborde la vie (ce film est une ode à la vie), le don de soi, la vie de famille, le couple, la créativité, le mal-être, la maladie, le suicide, la vie, la mort, et les échappatoires. Stephen Daldry conjugue tous ces sujets, il les met en parallèle pour mieux les faire raisonner.

Des sujets qui sont aussi portés par l’un des plus beaux castings des années 2000. Si l’on trouve des acteurs comme Ed Harris, John C. Reilly, Claire Danes, Alison Janney, Toni Colette, Stephen Dillane, Jeff Daniels, Miranda Richardson et j’en oublie, c’est bien entendu son casting principal qui nous envoûte. Comment ne pas être bouleversé par ces femmes, ces actrices ? Nicole Kidman qui fut Oscarisée pour l’occasion est au plus grand de sa forme dans l’un des rôles les plus difficiles qu’elle ait eu à tenir. Julianne Moore est sublime, et tient là elle aussi un rôle puissant, pour ne pas dire un rôle horrible, tant ce que vit son personnage est une horreur. Puis il y a Meryl Streep, incroyable de naturel, qui arrive encore une fois à surprendre, tenant un rôle peut-être moins difficile que ses collègues, mais pourtant tout aussi important pour la peinture que dresse là Stephen Daldry.

Enfin, « The hours« , c’est de la poésie à regarder. Stephen Daldry nous sort ici le grand jeu. Son film déborde de beauté, les cadres, la photo, les séquences, les plans, le réalisateur nous emporte dans un film soigné où chaque image peut être un tableau ou une photo, tant il a cherché, en plus de l’émotion, à nous offrir le plus beau film qui soit. Un film qui est aussi souligné par l’une des plus belles BO de Phillip Glass. Le compositeur offre une musique inoubliable, qui sait si bien accompagner ces personnages.

Bref, « The hours » est l’un des plus beaux films que j’ai pu voir et revoir. C’est un film qui est aussi beau qu’il est dur, c’est un film qui me fascine de bout en bout. De son intrigue à sa mise en scène, de ses actrices et acteurs à la beauté envoûtante à sa BO, tout ou presque y est parfait et finalement, après un énième visionnage, il est toujours aussi bouleversant. Et j’ai envie de terminer cette chronique par cette citation magnifique, qui résume le film à elle seule :

 » – Regarder la vie en face… toujours regarder la vie en face. Et la connaître… pour ce qu’elle est. Enfin, la connaître. L’aimer pour ce qu’elle est et puis… s’en défaire. Leonard toujours les années entre nous. Toujours les années… toujours l’amour… toujours les heures. »

Note : 20/20

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Par Cinéted

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