Sauver ou Périr – Les Pompiers, Ces Héros

De : Frédéric Tellier

Avec Pierre Niney, Anaïs Demoustier, Chloé Stefani, Vincent Rottiers

Année : 2018

Pays : France

Genre : Drame

Résumé :

Franck est Sapeur-Pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d’une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. A son réveil dans un centre de traitement des Grands Brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d’être sauvé à son tour.

Avis :

Frédéric Tellier est un réalisateur français qui peu à peu fait son petit trou dans le paysage du cinéma français. Il débute dans les années 90 avec quelques courts-métrages, avant de passer aux téléfilms dans les années 2000. Frédéric Tellier baroudera aussi sur des séries télés, avec notamment pour France 2, « Les Hommes de l’ombre« , série tenue en partie par Nathalie Baye. Bref, petit à petit, Frédéric Tellier monte les échelons pour finalement sortir son premier film en 2015, « L’affaire SK1« , un film qui revenait sur l’affaire Guy Georges. Ce premier film fut alors une excellente surprise qui, si elle sera classique dans sa forme, sera aussi d’une très belle efficacité.

Avec un premier film comme « L’affaire SK1« , sans attendre le prochain film de Frédéric Tellier avec impatience, il est vrai qu’on restait curieux de voir où le réalisateur allait pouvoir nous emmener. Et voici que nous y sommes avec « Sauver ou périr » et après la police, c’est chez les pompiers de Paris que le réalisateur nous entraîne et le moins que l’on puisse en dire, c’est que l’émotion va être au rendez-vous dans un film qui rend aussi bien hommage au métier de pompier qu’il prône un très beau message sur la vie, et la force de vivre, de s’en sortir.

Franck est un jeune sapeur-pompier de Paris qui aime son métier par-dessus tout. Un jour, montant sur un incendie pour sauver ses hommes des flammes, Franck se sacrifie. À son réveil, il se trouve dans un lit d’hôpital dans un centre pour grand brûlé. Lui, qui avait tout pour lui, se trouve être défiguré et surtout, lui qui s’était fait un devoir de sauver son prochain, va devoir lâcher prise et accepter d’être sauvé à son tour.

« Sauver ou périr » est un film qui est à l’image de son titre. « Sauver ou périr« , c’est un titre avec deux mots très distinct et c’est un peu le sentiment que va donner le film de Frédéric Tellier. « Sauver ou périr« , c’est premièrement avec le mot « sauver », une première partie de film qui rend un très bel hommage au métier de sapeur-pompier. Avec cette première partie de film, Frédéric Tellier nous entraîne totalement dans cette caserne au plus près du métier et la passion d’être pompier. Très bien mis en scène, le film respire l’esprit d’équipe, il respire l’ordre et l’urgence. Cette première partie est passionnante à suivre. C’est riche en détails, ça ne tombe pas dans le documentaire façon France Télé et en plus de cela, Frédéric Tellier n’oublie pas de poser ses personnages, enfin surtout son personnage principal. Un personnage tenu par un Pierre Niney au top comme souvent. Un Pierre Niney qui fait décidément de très bons choix, et qui va encore une fois surprendre aussi bien dans la première que dans la deuxième partie du film.

Puis dans « Sauver ou périr« , il y a ce deuxième mot, « périr », et petit à petit Frédéric Tellier nous entraîne fatalement dans ce qui va « tuer » ce jeune homme passionné par ce métier. Oui le tuer, mais c’est une façon de parler, puisqu’ici, on va être beaucoup dans la psychologie de son personnage et finalement la mort ici va être un grand brûlé.

D’un coup, ce film lumineux bascule dans la plus terrible des noirceurs et autant dire qu’il va nous prendre en émotion. Encore une fois, superbement et subtilement écrit, cette deuxième partie est une reconstruction. C’est une longue, douloureuse, et incertaine renaissance. Tenant de magnifiques sujets, « sauver ou périr » est une belle et dure leçon de vie. On suit avec émotion (comment ne pas être touché) les doutes, les peines, les terreurs, mais aussi les quelques moments de joie et l’espoir, le si peu d’espoir, qui nous tient en haleine. Frédéric Tellier met si bien en scène cette longue et difficile reconstruction qui va passer par bien des étapes. Frédéric Tellier a pris le temps de soigner son scénario, pour que cette reconstruction soit crédible et s’attarde à l’écran, quitte à trop en mettre peut-être.

Dans cette deuxième partie, Pierre Niney fait des merveilles, arrivant à nous faire ressentir la plus dure des émotions en ne disant rien, planqué derrière un masque blanc, qui, on l’image déjà, cache l’horreur et les ravages. En parlant de ça, il faut noter le travail superbe des maquilleurs. Il n’y aura pas que Pierre Niney dans son film, et l’on pourra saluer ici la jolie composition d’Anaïs Demoustier en femme amoureuse et courageuse. Un personnage, comme beaucoup d’autres, plus détaillé et profond qu’il n’en a l’air.

« Sauver ou périr » est donc un beau et bon film. Pour son deuxième film, Frédéric Tellier prouve tout le bien que l’on pensait déjà de lui. Que ce soit la première comme la deuxième partie de son film, tout est intéressant, et l’ensemble est cohérent. Bref, on suit ce parcours lumineux et sombre avec attention, intérêt, passion, intrigue et surtout émotion, beaucoup d’émotions. Bref, « Sauver ou périr » mérite qu’on s’y arrête, qu’on s’y déplace et qu’on le découvre sur grand écran.

Note : 15/20

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Par Cinéted

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